Source : Tom's Guide | Mots-clés : petaflops, genome | Thèmes : Entreprise
La semaine dernière, nous étions à la conférence « Penser pétaflops », organisée à l’Institut Pasteur. Cette conférence était destinée à montrer les investissements effectués en Europe dans le domaine des supercalculateurs et l’intérêt de ce type de machine.
L’intérêt des supercalculateurs
Il faut d’abord se rendre compte de ce qu’est un supercalculateur : une machine équipée de (parfois) plusieurs milliers de processeurs, destinée aux calculs intensifs. Les supercalculateurs utilisent parfois de simples processeurs x68 (comme les XeonXeon est le nom traditionnellement porté par les déclinaisons serveur des processeurs Intel d’architecture x86.
Xeon est une appellation qui coexiste ... mais peuvent aussi utiliser des GPUGraphical Processing Unit, unité de traitement graphique. Terme utilisé pour désigner les puces 3D.... ou des architectures totalement différentes (comme certains Cray). On peut considérer que la puissance disponible dans un supercalculateur de 2008 sera proposée dans un serveur (tout du moins un cluster de serveurs) dans 5 ans et que nos PC offriront la même puissance dans une dizaine d’années.
Que calcule-t-on ?
Un supercalculateur permet de par exemple prédire le temps : actuellement, on travaille sur des unités de base de l’ordre de 10 km et descendre à des unités de 2,5 km ou de 1 km de côtés devrait permettre de prédire le temps de façon bien plus précise. Le principal problème vient du temps de calcul : un supercalculateur classique en France prend plus de temps à calculer avec une précision élevée que le temps lui-même. Un autre exemple vient de la simulation de bactérie : sans un supercalculateur récent, il est impossible de simuler le fonctionnement d’une cellule. Pour un organisme vivant, on estime que les ordinateurs seront capables de simuler entièrement une bactérie comme Escherichia Coli d’ici 2050. En sachant que le génome d’un organisme simple comme Mycobacterium tuberculosis est stocké dans 4,4 Mo et qu’un humain nécessite 2,9 Go d’espace de stockage, on comprend que simuler entièrement un être humain n’est pas pour tout de suite.
En pratique, ce sont les programmes PRACE et GENCI (en France) qui vont permettre d’augmenter la puissance de calcul en Europe en organisant la gestion des machines et les choix technologiques, car le continent est nettement en retard sur les États-Unis.
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http://www.top500.org/stats/list/30/osfam
Remarque sur la news : (tout du moins un cluster de serveurs)
Mais plutôt : (tout du moins un cluster de calculs)
Car un cluster, même seul est un serveur... le service clustering !
Cependant il ne faut pas écarter l'utilisation des grilles de calcul, notamment EGEE qui sera utilisée par le projet LHC (qui va à ce que j'ai entendu dire générer jusqu'à 15 PetaOctets de données par an à analyser)
là on pourra réellement parler de super calculateurs
et ils sont déjà depuis longtemps en développements
de plus quelques essais on déjà était réalisé avec succé
on parlera alors de milliards de calculs par seconde
Ce qu'il m'a le plus étonné lors de ce colloque, c'est d'apprendre les différences semble t'il importantes entre 3 programmes parallèles écris en Fortran, C et C++. Apparemment C++ est à la ramasse tandis que Fortran est loin devant. Je n'imaginais pas une telle différence.
http://fr.wikipedia.org/wiki/BOINC
...En tout cas moi je préfère ne pas faire chauffer la mienne pour ça
Ce débat a déjà eu lieu sur un autre topic. On n'allume pas sa PS3 uniquement pour se connecter au projet ! Ca tourne en tâche de fond pendant qu'on utilise la PS3 à autre chose, comme jouer, écouter un CD ou regarder un DVD.
C'est vrai que si on fait du parcours de graph la majorité du temps c'est la mémoire qui nous manque mais : Le parallélisme n'a rien avoir avec les capacités de stockages même en faisant du calcul parallèle on sépare un gros calcul en plein de petit calcul ce qui fait que ça va plus vite. Ou on fait du calcul parallèle (dans nos ordis) pour éviter que ça rame lors des tâches les plus lourdes. Typiquement dans un jeu une tâche pour l'interface graphique, une tâche pour l'AI, et la parti graphique est envoyé à la carte graphique qui est la plus forte en calcul parallèle.