Casque et écouteurs : que choisir pour votre baladeur ? : Jays C-Jays

Powered by Les Numériques

4. Jays C-Jays

Les mousses et la housse

Le C-Jays se replie et est fourni avec une housse. Aucun problème a priori. Et pourtant...
Si avec les mousses fines, le pliage du casque et son rangement ne posent aucun souci, ce n'est pas le cas avec les deux autres paires de mousses. Quand les moyennes sont montées, l'arceau appuie sur les mousses et risque de les marquer, voire de les abîmer rapidement.
Avec les grandes mousses, c'est pire. Les deux branches ne pivotant pas, (comme c'est le cas sur un grand nombre de casques nomades), le C-Jays ne peut tout simplement pas se replier avec ces mousses-là. Quant à le ranger dans la housse, il ne faut carrément pas y penser.

C'est clairement une erreur de jeunesse. On espère qu'un futur produit corrigera cela.

On connaît déjà Jays pour ses paires d'écouteurs intra-auriculaires assez excellentes. Forcément, quand la marque annonce un casque portable, on est curieux. Fait-il aussi bien que les intras ? La qualité est-elle toujours au rendez-vous ?

Ergonomie, design et accessoires :

Rien à redire sur le packaging et le bundle. Jays maîtrise bien le domaine et réutilise les recettes qui fonctionnent. Au programme : emballage noir mat, et plastique transparent dans une sobriété très bien maitrisée. A l'intérieur, on trouve le casque, trois paires de mousses - on y reviendra - une housse, un adaptateur avion, un dédoubleur jack ainsi qu'une rallonge droite et une coudée. Jays a donc le fait le même choix que pour ses intras, à savoir un câble court et une rallonge, permettant ainsi de remplacer la rallonge classique, par celle spécialement conçue pour les téléphones en cas de besoin.
L'arceau est un mélange de nylon et fibre de verre, donnant théoriquement souplesse et solidité. Après de nombreux jours à traîner au fond d'un sac, rien à redire, il a tenu. Portabilité oblige, les deux côtés se replient, diminuant le volume occupé.
Une fois sur la tête, le port est très correct et le casque tient en place. Très léger avec ses 73 grammes, il se fait vite oublier. Les transducteurs sont contenus dans des capsules carrées sur rotule, permettant de s'adapter aux oreilles de chacun. Le système est plutôt bien conçu et évite de fragiliser certaines zones de l'arceau, contrairement à la concurrence. La pression sur l'oreille devient gênante après une ou deux heures d'écoute, si l'on a choisi les plus petites mousses, les rotules faisant reposer le casque sur le pavillon de l'oreille avec une pression assez forte. Quelques millimètres de débattements supplémentaires auraient évité ce souci.
La housse est très épaisse, en velours, et d'une grande classe. Aux couleurs de Jays, le seul défaut qu'on pourra lui trouver est de ne pas être un étui solide, comme celui des Sennheiser PX 100/200. On pourrait aussi parler de l'incompatibilité avec les grandes mousses, mais le problème vient plus du casque que de la housse.
Le look général est plutôt sobre, avec une pointe d'originalité grâce aux deux écouteurs et leurs coques carrées.
On veillera à ne pas manipuler trop souvent les mousses pour les interchanger sous peine de les voir rapidement se détériorer.

Audio :

Voilà la partie sur laquelle le C-Jays est attendu. Ceci, pour deux raisons. Tout d'abord parce que Jays, on l'a dit, nous a habitué à de la grande qualité audio, mais aussi parce que les différentes mousses sont censées changer la restitution audio, un peu à l'instar des modules de basses et aigues des intras SA-6.

Avec les mousses les plus fines, le rendu du casque est très punchy. Très dynamique, le casque se lâche sur les basses, sans jamais être étouffant, avec de beaux impacts et un son bien chaud, assez comparable aux intras D-Jays de la marque. En passant aux mousses moyennes, on calme un peu les basses, et le son devient plus sage, sans qu'on s'ennuie pour autant. Une fois avec les plus grosses mousses, qui entourent l'oreille, c'est la moitié haute du spectre qui est favorisée. Toutefois on n'oublie pas les basses, mais elles se sont largement assagies par rapport aux premières mousses.  Le son est très aéré, agréable et reposant sur des musiques calmes, ou de la musique classique. A noter que Jays s'est joyeusement trompé dans le manuel fourni. Les mousses larges sont annoncées comme donnant un profil de casque fermé au C-Jays. C'est tout l'inverse. L'isolation n'était déjà pas extraordinaire à la base, mais les mousses larges éloignant les transducteurs de l'oreille, et n'incorportant aucun élément isolant, les sons extérieurs passent sans aucun obstacle.
Au final, on choisit les mousses à la fois pour des raisons de confort, et de rendu. Entre les fines pour un son joueur et ludique, et les plus grandes, pour un son calme et aéré.

Si le casque donne une impression de propreté dans le rendu sonore, on sent la limite de ses capacités dès qu'on l'attaque avec des musiques chargées, des guitares et batteries qui se déchaînent, des gros orchestres jouant à plein tube : il a tendance à être un peu brouillon. Le C-Jays n'est pas un casque hi-fi, ne l'oublions pas.

Jays fait des intras à la base, et excelle dans le domaine. Quand ils s'attaquent aux casques, on voit bien que le domaine est maîrisé. Ce C-Jays est une belle réussite malgré quelques défauts de jeunesse que l'on espère voir résolus bien vite.

Jays C-Jays
Les plusLes moins
  • Qualité audio
  • Confort des mousses moyennes et grandes
  • Solidité
  • Légèreté
  • Manque de confort avec les mousses fines
  • Incompatibilité des grandes mousses et de la housse

Le C-Jays n'est pas parfait mais pourrait sans trop de difficultés gagner une cinquième étoile moyennant quelques corrections dans sa structure. Il n'en reste pas moins que c'est un très bon casque nomade avec une qualité audio fidèle au poste.


Commentaires | Imprimer | Envoyer à un ami

Liens sponsorisés

Commentaires

Anonyme 09/04/2009 10:56
Masquer
-0+

Exactement le même test que chez les numériques mot pour mot mais 3 mois après, décevant...

Phil04 09/04/2009 12:29
Masquer
-0+

Quel dommage que vous n'ayez pas intégré le test des intras Apple vendus aux environs de 90€ et qui sont des 2 voies me semble t-il.

J'aurais bien aimé savoir ce qu'ils valaient d'autant plus qu'ils ont l'avantage d'avoir un micro (pour l'iPhone)

troll2troy 11/04/2009 01:25
Masquer
-0+

J'aurais bien voulu que vous ajoutiez un test des écouteurs skullcandy, qui sont très prisés en ce momment, pour voir ce qu'ils valent réellement. Dommage...

troll2troy 11/04/2009 01:27
Masquer
-0+

J'aurais bien voulu que vous ajoutiez un test des écouteurs skullcandy, qui sont très prisés en ce momment, pour voir ce qu'ils valent réellement. Dommage...

samurai80 13/04/2009 07:55
Masquer
-0+

Franchement vous etes tres indulgents avec les ecouteurs ipod.

Ou alors ils ne vont vraiment pas avec ma PSP (impedance ?) car quand je les branche dessus, le son est tellement faible que dans le train je n'entends presque rien. J'ai casse recemment mes Sennheiser CX400 et on est a des annees lumieres. Quand a cause de ca, je suis repasse aux ecouteurs ipod de mon amie, j'ai ete vraiment etonne qu'autant de gens arrivent a ecouter de la musique avec ca. La difference est extreme, tout du moins sur ma PSP. Meme avec les ecouteurs de la PSP vendu dans le value pack, la difference est deja enorme.

Sony a toujours su faire des ecouteurs, Apple sait faire l'ipod (perso je suis pas fan mais son succes demontre que c'est reussi) mais les ecouteurs, va falloir qu'ils embauchent !

Anonyme 16/04/2009 11:49
Masquer
-0+

Mais où sont passés les intras de Shure dont les SE110 sont au même prix que les Klipsch Custom-1 ?

Ce sujet ne peut plus être commenté.

Liens sponsorisés