Comparatif photo numérique : les compacts du printemps : FujiFilm FinePix F200EXR : très bon appareil automatique
2. FujiFilm FinePix F200EXR : très bon appareil automatique
Les modes de simulation de films
Le FinePix F200EXR propose un mode de simulation de films argentiques. Il faut dire que Fujifilm a comme une certaine expérience dans la pellicule argentique et reste avec Kodak l'un des des derniers géants dans ce domaine. Le mode FS permet ainsi de retrouver, en partie, les caractéristiques colorimétriques des films de la marque comme le Provia (rendu naturel des couleurs), le Velvia (colorimétrie vive, avec des couleurs très saturées et denses) et enfin l'Astia plutôt réservé aux portrait avec un rendu très doux et une colorimétrie idéale pour les teintes couleur chair. Le mode FS est complété par les traditionnels noir & blanc et un rendu sépia pour jouer sur la nostalgie.
Un appareil qui s'adapte aux scènes que vous souhaitez photographier (sans flash et en basse lumière, avec beaucoup de détails dans les zones sombres et claires...), voilà ce que promet le FinePix F200EXR équipé d'un tout nouveau capteur baptisé EXR. | Capteur | Super CCD 12 mégapixels (1/1,6) |
| Zoom | 5x (28-140 mm (eq. 24x36) f/3,3-5,1) |
| Stabilisation optique | oui (capteur) |
| Mémoire interne/externe | 48 Mo / xD, SD/SDHC |
| Sensibilité | 100 / 200 / 400 / 800 / 1600 / 3200 (ext 6400- 12800) ISO |
| Mode vidéo | 640x480 pixels / 30 fps |
| Alimentation | Batterie rechargeable NP-50 Li-ion |
| Dimensions/Poids | 97,7(L) x 61,9(H) x 28,0(P) mm / 175 g nu |
Un appareil épais au look banal
Le FinePix F200EXR est un boîtier relativement imposant pour la catégorie compact : on est loin des canons actuels imposés par Canon (hum...) avec son Ixus 110 IS ou Panasonic avec le FX40. S'il tient facilement dans une poche de veste, on aura nettement plus de mal à le glisser dans une poche de pantalon. Côté design, c'est également du très classique, voire banal. Clairement, Fujifilm ne compte pas sur le look du F200EXR pour doper les ventes, mais bien sur les caractéristiques techniques.Interface classique
À l'arrière, on trouve classiquement une molette pour les modes d'exposition, 4 touches d'accès rapide et un trèfle de sélection. Ce dernier remplace avantageusement la roue codeuse présente sur le précédent modèle. En effet, le mode à priorité ouverture n'offre que 2 valeurs et gageons que la plupart du temps, l'appareil sera en mode auto.Deux modes auto
Tiens, d'ailleurs, des modes auto, il y a en 2 (auto normal et EXR). Un constat symptomatique de la complexité de l'appareil. Si la touche F permet d'accéder rapidement à certains paramètres (ISO, taille image, qualité des images, balance des blancs et simulation de films), leur arrangement ne semble pas vraiment logique. Ainsi, la qualité des images n'est plus un paramètre important et il aurait été judicieux de placer le mode EXR. En effet, le nouveau mode EXR propose 4 options : auto, HR, SN et DR. Le mode HR (haute définition) permet de photographier en 12 Mpix. Le mode SN est plus spécialement étudié pour réduire le bruit électronique et gérer les hautes sensibilités avec une réduction de la définition (6 Mpix max). Le mode DR (plage dynamique) tente de reproduire au mieux les détails dans les zones sombres et les zones claires. Enfin, le mode EXR Auto sélectionne le meilleur mode EXR en fonction de la scène photographiée.Ergonomie douteuse
On serait donc tentés de passer immédiatement en monde EXR Auto, d'autant que la détection de scènes est pour le moins pertinente.L'écran de 3 pouces pourrait se révéler confortable, malheureusement il n'affiche que 230 000 points et devient difficile à utiliser dès que le soleil pointe le bout de ses rayons dans votre dos. Il est toutefois fluide et le reste relativement en basse lumière. Dans le même registre (on a l'impression que le boîtier du F200EXR est en retard d'une année), le compact ne dispose pas de sortie HDMI pour une visualisation des images sur un téléviseur ad hoc, le mode vidéo est limité à la définition VGA (640x480 pixels), pas de rotation automatique des images et la connexion USB est malheureusement propriétaire. On regrette aussi le zoom qui manque cruellement de souplesse lorsque l'on souhaite cadrer un sujet.
Bonne réactivité
Question réactivité, le Fujifilm F200EXR est dans la bonne moyenne. La mise sous tension n'est pas très rapide, mais le compact se rattrape avec un autofocus performant. Le mode détection des visages est sans doute l'un des plus rapides sur un boîtier compact. À noter que la mise au point en continu en mode EXR Auto (il n'est pas possible de la désactiver) est assez bruyante et épuise rapidement la batterie. En mode rafale, Fujifilm annonce 1,4 i/s. Nos chronos sont plus optimistes avec un rafale de 3 vues (pleine définition) à 2,3 i/s
Le fruit de la recherche
Le nouveau capteur, qui équipe le FinePix F200EXR, est le fruit de plus de 10 ans de recherche dans les laboratoires du géant japonais Fujifilm. Avec le Super CCD EXR, la marque ambitionne de revoir les standards de la prise de vue en ne mettant plus uniquement le nombre de pixels en avant, mais cherchant à améliorer la qualité des images avec une bonne gestion des hautes sensibilités et un meilleur rendu des zones claires (dynamique). Pour faire synthétique, le nouveau capteur dispose de deux matrices de photosites (2x 6 Mpix) gérées indépendamment pour des traitements spécifiques.
De très belles images
Le premier, est le regroupement des pixels, pour une meilleure gestion du bruit électronique (mode SN). Dans ce mode, la définition est réduite à 6 Mpix, mais le résultat est réellement convaincant. Le traitement est certes assez prononcé, mais les images conservent un très bon niveau de détail avec un grain extrêmement discret jusqu'à 800 ISO. Les clichés sont parfaitement exploitables jusqu'à 1600 ISO (tirage A4). En mode P, le F200EXR est capable de monter jusqu'à 12800 ISO. Un atout avant tout marketing et si à 3200 ISO les images sont encore acceptables, ce n'est plus le cas au-delà. Entre deux tirages A4 en 6 Mpix (SN) et 12 Mpix (mode P), le mode EXR SN l'emporte facilement à 1600 ISO. En mode P, la différence entre le F100fd et le F200EXR est assez tenue. Sur le F100fd, le lissage est plus marqué, le F200EXR délivrant des clichés plus détaillés, mais plus granuleux. 

Traitement du bruit électronique exemplaire
Que le FinePix F200EXR soit en mode P (gauche) ou EXR SN (droite), le traitement du bruit électronique est l'un des plus performants du moment.Dynamique des images améliorable
Le second mode (DR) est censé améliorer la dynamique des images (plus de détails dans les zones de hautes lumières). Pendant nos différents tests, en mode EXR auto (gain de 100% à 400%), le gain est assez subtil, mais bien notable dès 200%. Toutefois, pour réellement apprécier une différence entre deux clichés, il faut souvent pousser la dynamique à 800%.

Une définition exemplaire
En mode HR (12 Mpix), le F200EXR concurrence facilement les autres modèles à 12 Mpix. Les images sont bien détaillées et la définition permet des tirages de grandes tailles.Globalement, les images sont donc d'une bonne qualité. On notera par exemple une bien meilleure gestion des franges colorées sur des sujets contrastés, véritable point noir sur les précédents modèles. La balance des blancs semble également plus fiable, surtout en mode EXR, même si en studio, celle-ci est soumise à des changements pour le moins brutaux. En extérieur, les résultats sont beaucoup plus convaincants. Le mode macro est un peu trop classique avec une mise au point à 5 cm. D'autres modèles, comme le Nikon S620, font bien mieux dans ce domaine.
Le flash donne de bons résultats et la stabilisation mécanique reste efficace avec notre Barbie nette au 1/4 s, mais globalement, la stabilisation mécanique est moins performante que la stabilisation optique et notamment celle du Canon SX200 IS.
Vidéo de moindre qualité
Point décevant : la vidéo. Celle-ci reste bloquée en 640x480 pixels, une définition indigne d'un compact haut de gamme. | FujiFilm FinePix F200EXR | |
|---|---|
| Les plus | Les moins |
|
|
Bon appareil automatique en dépit de défauts irritants
Malgré quelques détails irritants (absence de vidéo HD, de liaison HDMI, d'écran LCD haute définition ou de rotation automatique des images...), Le FinePix F200EXR délivre une excellente qualité d'image et bénéficie d'un traitement du bruit électronique exemplaire jusqu'à 800 ISO. Plutôt nerveux et polyvalent (zoom stabilisé 28-140 mm), le F200EXR devrait séduire un public à la recherche d'un bon appareil tout automatique.- Fujifilm FinePix F200EXR






Qu'est-ce que ces modèles valent par rapport à un reflex ?
Niveau sensibilité, un reflex monte à 3200 iso sans trop de bruit, disons autant que certain compact en 400 ou 800 iso.
Mais coté vitesse ? J'ai souvent l'impression que les compacts sont asthmatique sur ce point comparé au reflex. Est-ce que cela a évolué ?