Comparatif photo : 5 bridges au banc d'essai : Nikon Coolpix P90 : le bridge idéal ?

Par La rédaction, Franck Mée, Nilofar Hadjanadjiboudine, Renaud Labracherie ,
Powered by Les Numériques

3. Nikon Coolpix P90 : le bridge idéal ?

La guerre des clones

Nikon P90, Pentax X70, Kodak Z980 et Olympus SP-590UZ : ils sont pas moins de quatre bridges à très gros zooms, apparus simultanément début 2009. Le zoom est un 24x pour tout le monde, sauf Olympus, qui annonce 26x. En pratique, en observant bien ces objectifs, ils semblent rien moins qu'identiques. Le SP-590UZ pousserait un peu plus loin le même système optique que nous n'en serions pas étonnés. Nous ignorons quel est l'opticien qui a fourni cet élément optique, mais il l'a manifestement vendu sans exclusivité. La ressemblance ne s'arrête pas là : les quatre constructeurs ont accouplé à cet objectif... le même capteur ! Un 12 mégapixels de 1/2,3", bien connu de nos lecteurs puisque nous l'avons régulièrement épinglé pour ses résultats peu convaincants -- tendance à dériver sur le mauve, sensibilité au bruit numérique... In fine, on n'est donc guère étonnés de voir ces quatre bridges se tenir dans un mouchoir... et loin du podium, où le Panasonic FZ28 continue à dominer par ses qualités optiques toujours inégalées.

Zoom 24x avec grand-angle à 26 mm, capteur 12 mégapixels, écran 7,2 cm orientable, molette de réglages... Le Nikon Coolpix P90 fait figure de bridge idéal, à l'heure où les superzooms reviennent en force (Pentax X70, Olympus SP-590UZ, Kodak Z980...). Est-il à la hauteur de ses objectifs, ou sera-t-il la énième déception d'une catégorie de «faux reflex» souvent perfectibles ?
Caractéristiques
Capteur
CCD 12 mégapixels (1/2,3)
Zoom
24x (26-624 mm f/2,8-5)
Stabilisation optique
oui, déplacement du capteur
Mémoire interne/externe
47 Mo / SD/SDHC
Sensibilité
64-1600 iso (6400 iso en 3 Mpx) ISO
Mode vidéo
640 x 480 pixels / 30 fps
Alimentation
batterie Li-ion EN-EL5
Dimensions/Poids  11,4 x 8,3 x 9,9 cm / 400 g

Le jeu du zoom...

En mains, le P90 paraît robuste. Les finitions sont plutôt bonnes et la prise en mains n'est pas désagréable. En revanche, dès l'allumage, un premier choc : l'objectif a un jeu peu commun... Croit-on ! En fait, les quatre superzooms apparus en ce début 2009 (trois 24x, chez Pentax, Kodak et Nikon, et un 26x chez Olympus) souffrent du même défaut. Le jeu est important à toutes les focales et met à mal l'impression de sérieux laissée par la coque...

Ergonomie : rien de particulier

L'ergonomie n'appelle pas de commentaire particulier. L'écran, orientable verticalement (pour des vues à hauteur de taille ou par-dessus la tête par exemple), est un vrai plus, mais sa définition de 230 000 points est un peu juste étant donnée sa taille : un 460 000 points, comme on en trouve sur certains compacts, aurait été apprécié. Le viseur est, à l'habitude des bridges, d'une qualité médiocre, mais on note la présence d'un correcteur dioptrique pour les porteurs de lunettes.

Réactivité moyenne

Côté réactivité, le démarrage est moyen. La mise au point est plutôt rapide en grand-angle, mais s'essouffle en téléobjectif et devient folle en basse lumière. L'appareil comporte un mode rafale ultra-rapide à 15 im/s, mais celui-ci est limité à 2 mégapixels et 3 secondes. Au final, le P90 n'est pas particulièrement rapide, mais pas désespérément lent non plus.

Au chapitre des regrets, on notera l'absence de rotation automatique des images, qui obligera les photographes adeptes de l'orientation verticale à retourner eux-mêmes les photos...

Qualité des images : des craintes qui se confirment

Deux éléments font craindre le pire dans ce domaine. D'une part, le zoom 24x, et en particulier le manque de précision de son assemblage, qui paraît peu compatible avec la précision requise par un capteur aussi dense ; d'autre part, le capteur lui-même, un 12 mégapixels 1/2,3" dont les caractéristiques rappellent un peu trop certaines déceptions récentes...

Au final, ce n'est donc qu'une demi-surprise : même à la plus basse sensibilité, il est difficile d'obtenir une image parfaitement nette, l'optique souffrant d'un manque certain d'homogénéité -- le piqué chute fortement en périphérie, en particulier au grand-angle. Une importante accentuation, visant sans doute à donner du «punch» aux images, occasionne par ailleurs sur les forts contrastes l'apparition de halos autour des objets sombres -- qui, au téléobjectif, sont envahis de franges pourpres...

Sensibilité gênante

La sensibilité, pour sa part, est conforme à nos expériences de ce type de capteur : le bruit apparaît dans les ombres dès 100 iso, il devient bien visible à 400 iso et franchement gênant à 800 iso, avec en prime un lissage important noyant tout détail. L'appareil ne sera donc pas à son aise dans les ambiances sombres... ni, d'ailleurs, en extérieur où les hautes lumières sont très vite brûlées -- c'est le cas de nombreux compacts et bridges, ceci dit.



Vidéo correcte

La vidéo est en VGA à 30 images par seconde et n'appelle pas de commentaire particulier : la qualité d'image est acceptable, sans plus, et la prise de son est très largement inférieure à celle d'un appareil étudié pour -- sans parler de caméscopes, le Panasonic TZ7 est un bon exemple. En outre, le zoom optique est verrouillé, laissant la place à un zoom numérique fort limité...



 Le Nikon P90 est un bien bel emballage, mais l'intérieur ne suit pas. Hélas, c'est celui-ci qui fait l'image.



Nikon Coolpix P90
                                            Les plus                                   Les moins
  • Plage de zoom
  • Construction du boîtier
  • Molette de réglages
  • Écran orientable
  • Qualité d'image
  • Construction de l'objectif
  • Viseur
  • Pas de zoom en vidéo



Commentaires | Imprimer | Envoyer à un ami

Liens sponsorisés

Commentaires

reppier 26/05/2009 11:27
Masquer
-0+

Oui et bien, j'ai tout lu et je préfère mon FZ28 qui est moins chère que tout ceux la. Un bon zoom * 18, une bonne optique lumix, pas trop gros...

Liens sponsorisés