TV Samung à LED : le test de la UE55B7000 : Qualité d’image

Par La rédaction, Vincent Lheur
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3. Qualité d’image


Attaquons à présent le sujet qui fâche : les LED. Rien qu’à l’évocation de ce mot, beaucoup entendent alors ''perfection d'image'' ou ''noir absolu''.
Il faut tout de suite remettre certaines choses à leur place : l'éclairage à LED ne fait que remplacer les tubes des TV et moniteurs LCD ''traditionnels''. La dalle LCD qui se situe devant le spectateur reste inchangée.
Quel est alors l'intérêt de remplacer les tubes par des LED ?

  • Tout d'abord, cela offre une meilleure homogénéité de l'éclairage. L'éclairage est réparti en damier de LED et non en lignes de tubes. Avec une note de 3,7/5 le B7000 obtient la meilleure note des TV LCD à ce jour. Seuls les plasmas font mieux avec 5/5.
  • Les LED ont aussi la réputation d'afficher un noir parfait. C'est à la fois vrai et faux. Pour obtenir ce noir parfait, il faut qu'un système de rétro-éclairage dynamique soit actif et qu'il coupe la LED quand le TV détecte qu'elle est située derrière une zone noire. On obtient alors un noir absolu mesuré à 0 cd/m² par notre sonde. Malheureusement ceci a une incidence sur le blanc. Si une petite proportion de la zone illuminée par la LED concernée est claire, cette dernière abaissera considérablement sa puissance pour favoriser les teintes sombres. La luminosité du blanc tombe alors de 195 cd/m² à 53 cd/m² ; il ressemble alors plus à du gris qu'à du blanc. Pour éviter ce problème, il faut normalement désactiver le rétro-éclairage dynamique... ce qui est impossible sur le B7000.


C'est en effet le plus gros reproche que l'on peut lui faire. Les fans de home cinema, aux écrans calibrés ''aux petits oignons'' adorent la neutralité de l'affichage. D'un bout à l'autre d'un film, le blanc, le noir, et chaque niveau de gris et de couleur de leurs écrans affichent une valeur de luminosité stable. Ici, une telle stabilité est tout simplement impossible à obtenir. Samsung a opté pour un rétro-éclairage dynamique qui n'est pas débrayable. Ce choix peut se justifier pour conserver l'intérêt des LED et ainsi assurer une belle profondeur de noir, et également une consommation électrique faible - une LED éteinte sur une zone noire ne consomme pas d'électricité. Mais tout cela se fait au détriment d'une bonne calibration de l'affichage.
Ainsi, lors de nos tests, les scènes majoritairement sombres devenaient trop sombres et les quelques détails clairs qui étaient présents perdaient beaucoup de luminosité.
A l'opposé, sur des scènes à l'exposition plus ''moyenne'', le B7000 offre un affichage impressionnant de qualité et de contraste. Ceci explique que beaucoup de lecteurs se disent impressionnés par la qualité de ce TV lorsqu'ils le voient en démo en magasin. Le contraste est alors très marqué (de l'ordre de 3380 à 3700:1) et atteint même l'infini quand le noir est mesuré à zéro. Mais peut-on réellement le qualifier d'impressionnant quand, en même temps, le blanc plafonne à 53 cd/m² ?
Il est dommage qu'un TV de cette qualité n'offre pas la possibilité de débrayer le rétro-éclairage dynamique. Bien des cinéphiles auraient apprécié cette possibilité.

Pour le reste, on naviguait pratiquement en plein bonheur, avec une colorimétrie juste, un mode 100 Hz et Motion Plus qui rendent les films fluides, et un clouding absent. Toutes les qualités étaient réunies pour placer le B7000 sur la plus haute marche du podium. Même le mode PC affichait un ''input lag'' raisonnable (46 ms) et un cadrage parfait de l'image, sans aucune retouche. Un vrai moniteur !
Reste que la qualité d'affichage ravira un large public, ceux qui ne sont pas habitués à décrypter les images à la loupe, et qui seront indulgents envers ses reflets, son angle de vision un peu étroit et la mise à l'échelle un peu molle des sources en SD. Il faut dire que 55 pouces de diagonale, ça ne pardonne pas sur la qualité des sources.


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