Test du Nikon D5000 : Prise en main
2. Prise en main
- Nikon D5000
Ce qui frappe à la prise en main du reflex Nikon D5000 , c'est sa petite taille : moins de 13 cm de largeur et un poil plus de 10 cm en hauteur. Un boîtier compact donc qui tiendrait facilement dans un sac voir une grande poche de blouson, si l'optique n'était aussi proéminente ! (8 cm de long). On se prend alors à rêver à des optiques "crêpes" comme sait si bien le faire Pentax avec ces 21, 40 ou 70 mm.
Là n'est pas question et si le Nikon D5000 est compact, il dispose toutefois d'une prise en main assez agréable avec une poignée bien dessinée, même si l'emplacement des doigts n'est pas assez creusé pour assurer un bon confort sur la durée. La finition du boîtier est plutôt de bon aloi pour cette catégorie d'appareil.
L'interface est assez classique et reprend les grandes lignes des modèles D90 et D60. Les diverses commandes "tombent" naturellement sous les doigts. Une touche permet de basculer facilement en mode visée sur écran LCD et également en mode vidéo. Pour ne pas trop impressionner le débutant, Nikon a choisi de limiter le nombre de commandes sur le boîtier et il faudra donc jouer avec les menus pour modifier la plupart des paramètres. Certes, l'interface graphique est plutôt sympathique et bien pensée, mais à l'usage, le passage obligé par les menus s'avère contraignant et finalement assez lent. Il manque notamment la possibilité de régler directement sur le joypad la balance des blancs, la sensibilité ISO, le mode AF ou la motorisation comme le propose le Canon 500D.
Atout majeur du Nikon D5000 , l'écran LCD de 2,7 pouces orientable bénéficie d'angles de visions larges et d'un traitement antireflet assez performant (on apprécie de pouvoir retourner l'écran pour le protéger). Toutefois, on regrette que la définition de celui-ci reste bloquée à 230 000 points seulement. L'affichage n'est pas désagréable, mais réaliser une mise au point manuelle en visée directe ou en vidéo relève presque de la gageure.
Si la mise au point manuelle n'est pas aisée, l'autofocus fonctionne à merveille. Le mode 11 points avec suivi 3D des sujets est à la fois rapide (avec le 18-55 mm AF-S) et réactif en pleine lumière. Dans la pénombre, l'autofocus souffre un peu, mais globalement, il est se révèle à la hauteur dans la plupart des situations. Le suivi 3D donne également de bon résultats : avec la cadence à 4 i/s, on obtient une bonne proportion de clichés utilisables.
Attention toutefois, ces bonnes performances ne sont disponibles qu'en mode visée optique. En visée sur écran, l'autofocus par détection de contraste recale le D5000 au rang d'un vulgaire compact des années 2000 : il faut "patienter" parfois plus d'une seconde avant la mise au point. En vidéo, Nikon a écarté le problème en ne proposant qu'un mode manuel.
Le Nikon D5000 dispose d'un double système antipoussière qui fonctionne à la fois par vibration du filtre passe-bas et par contrôle du flux d'air à l'intérieur de la chambre reflex. Ce dernier système est disponible au détriment de la motorisation AF par le boîtier. En clair, toutes les optiques non AF-S (les objectifs un peu anciens donc...) ne disposeront pas du système autofocus.



Appareil très bien pensé mais n' y a t' il pas parfois un problème que Nikon cherche à résoudre ?
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