Test du Pentax K-m
Avec le K-m, Pentax revient dans la course au reflex le plus compact : il est certes un peu plus épais que l'Olympus E-420, tenant du titre, mais plus étroit et à peine plus haut. Pourtant, ce «mini-K200D» dispose d'une fiche technique alléchante, conservant par exemple la stabilisation du capteur ou un viseur correct. Proposé à un tarif très agressif, ce nouveau boîtier est-il appelé à connaître le même succès que le best-seller K100D voici deux ans ?
| Capteur | CCD 10 mégapixels (APS-C) |
| Zoom | non ((kit DAL 18-55 f/3,5-5,6)) |
| Stabilisation optique | oui, déplacement du capteur |
| Mémoire interne/externe | non / SD - SDHC |
| Sensibilité (plage ISO) | 100-3200 iso ISO |
| Mode vidéo | non pixels / 0 |
| Alimentation | 4 piles ou accus AA |
| Dimensions/Poids | 12,3 x 9,2 x 6,8 cm / 525 g |
Prise en mains
Le premier contact avec le K-m rassure. Certes, la construction n'a rien à voir avec celle du K200D (la protection tout-temps, notamment, disparaît, de même que le revêtement anti-dérapant à l'arrière, et les matériaux sont plus légers), mais elle demeure tout à fait honnête pour un appareil de cette gamme -- et supérieure par exemple à celle de l'EOS 1000D. L'appareil est dense : compact, certes, mais pas si léger. L'écran supérieur de réglages disparaît, une première chez Pentax, mais c'est l'occasion pour le constructeur de revoir en profondeur l'affichage des informations : désormais reportées sur l'écran arrière, elles sont d'une lisibilité rarement vue. Une pression sur la touche OK permet d'accéder immédiatement à la plupart des réglages (qualité d'image, sensibilité, mesure de lumière, autofocus etc.).
À tout moment, une pression sur le bouton ?, nouveauté apparue sur ce K-m, permet d'appeler une fiche d'aide expliquant tel ou tel réglage. Si aucun menu n'est actif, le bouton ? appelle l'aide sur le mode de prise de vues sélectionné, et une deuxième pression permet d'avoir des explications sur n'importe quelle commande. Cette touche didactique est une idée bienvenue sur un appareil aussi grand public, qui permettra assurément aux débutants de trouver leurs marques et d'aller utiliser les modes semi-automatiques (priorités vitesse, ouverture ou sensibilité) sans douleur. Et une fois assimilé le mode d'emploi, il est possible de lui attribuer une autre fonction, pour passer rapidement en Raw ou prendre une image de prévisualisation par exemple : les utilisateurs avancés lui trouveront donc une autre utilité.
Minimaliste, l'ergonomie de l'appareil est cependant sans faille. Malgré la compacité de l'ensemble, les commandes tombent naturellement sous les doigts, permettant de naviguer confortablement dans son reflex. Le viseur est celui du K200D, plutôt confortable pour cette gamme, mais le système autofocus a été réduit à 5 points. Plus gênant, l'affichage des collimateurs dans le viseur a disparu, de sorte que l'on ne sait précisément où l'appareil fait le point ; le plus sûr est donc de le régler sur le collimateur central une fois pour toutes. En revanche, Pentax nous fait un plaisir que nous réclamons à tous les constructeurs depuis longtemps : la sensibilité ISO est affichée en permanence dans le viseur, de même que le mode de prise de vue (paysage, portrait...) lorsque l'appareil est réglé sur Automatique.
Qualité des images
Le K-m utilise la plupart des éléments déjà vus sur ses prédécesseurs. Capteur et cellule de mesure, en particulier, sont repris des K200D et K10D. Sans grande surprise, les résultats sont donc bons, avec notamment un bruit bien contenu jusqu'à 1600 iso, au prix il est vrai d'une légère perte de précision. Le traitement d'image est nouveau, permettant au K-m de s'essayer à 3200 iso ; les résultats sont bien entendu plus discutables, mais le «grain» du K-m n'est pas inélégant et il est envisageable d'en tirer des noirs et blancs très agréables. Les couleurs sont bien rendues, la saturation est flatteuse par défaut, mais la balance des blancs en automatique est parfois un peu trop chaude sous éclairage artificiel.
Le K-m reprend la légère tendance à la sous-exposition habituelle chez Pentax, qui permet en contrepartie de sauver les hautes lumières et d'éviter de brûler les ciels. Une fonction de réhausse des ombres permet de conserver un équilibre assez naturel.
Le Pentax K-m n'est disponible qu'en kit avec un ou deux objectifs «série DAL» (voir encadré). L'expérience montre que le public visé n'achète que très rarement un boîtier «nu» (contrairement à des appareils plus haut de gamme, souvent achetés seuls parallèlement à un objectif plus adapté à l'usage attendu), et l'objectif de kit correct et léger correspond bien à l'esprit de ce petit appareil.
| Pentax K-m | |
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| Les plus | Les moins |
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Le Pentax K-m est un petit reflex d'entrée de gamme étonnamment bien construit et très bien pensé, qui profite d'une interface remarquablement claire. Parfait pour les débutants en reflex, il pourra en revanche paraître léger aux plus exigeants.




