HP Compaq Mini 311c : le test : Performances

Par La rédaction, Fabien Pionneau
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2. Performances

L'écran

Nous espérions voir une dalle mate comme sur le Samsung N510. Hélas, et c'est là le gros point noir de ce modèle, le Compaq Mini 311C adopte une dalle brillante. Comme d'habitude sur les ordinateurs portables, la technologie de dalle est le TN. Les angles de vision sont donc étroits, avec des couleurs qui s'assombrissent rapidement vu de dessous, et s'éclaircissent vu de dessus. La réactivité équivaut aux moniteurs 5 ms classiques. Etrangement, on arrive à voir les lignes de pixels verticales à l'oeil nu sur fond clair, ce qui n'est pas franchement esthétique. Une ligne verticale sur quatre est plus foncée que les autres, étrange. Comme d'habitude, le niveau de noir est mauvais, avec 0,68 Cd/m² mesurés pour une luminance de 205,4 Cd/m², et 0,38 Cd/m² pour une luminance de 113,5 Cd/m². On obtient alors un taux de contraste insuffisant de 302:1. La luminosité maximale arrive à 205 Cd/m². Il ne faudrait pas moins avec une dalle brillante en extérieur. Les couleurs par défaut sont très mal réglées. On relève un écart moyen (Delta E) de 10,3, avec une très forte dérive colorimétrique vers le bleu et des couleurs froides.

Presque identique au Samsung N510, la configuration du Compaq Mini 311c offre logiquement des performances très semblables. Le processeur Intel Atom N270, classique parmi les classiques, n'obtient qu'un indice de 19. L'indice 100 est représenté par notre machine de référence, le Fujitsu Siemens Amilo Xi3650 (équipé d'un Intel Core 2 Duo T9400).
C'est toutefois suffisant pour un usage bureautique et Internet. On regrette plutôt de ne pas avoir un modèle double coeur, ce qui aurait permis d'obtenir des performances supérieures en multitâches et dans les jeux. Une solution à base de processeur ULV d'Intel, associé au chipset ION de NVIDIA serait certainement très intéressante.

Le réel atout de ce modèle vient de son chipset ION. La carte graphique GeForce 9400M qu'il intègre, permet en effet de décoder les vidéos en haute définition (HD 1080p, équivalent Blu-Ray). L'accélération matérielle est alors utilisée, ce qui décharge le processeur (qui serait insuffisant pour de la HD). Lors de la lecture d'un film HD 1080p (fonctionne sur TV par le HDMI, avec son), l'occupation processeur est à 100% sans l'accélération matérielle de l'ION (consommation 17,5 Watts) , et à 10-15% en moyenne avec (consommation 17 Watts). La solution est donc efficace. Au repos, la machine consomme 12,5 Watts environ avec la luminosité de l'écran au maximum et les options d'économie d'énergie désactivées.
Pour utiliser l'accélération matérielle, nous avons utilisé PowerDVD 9 et Media Player Classic Home Cinema avec les bons codecs.

Signalons également que la partie graphique peut grandement accélérer certains calculs. Photoshop CS4 utilise ainsi l'ION pour accélérer la manipulation d'images. Les montages de photo sont alors possibles, bien que notre test montre que les traitements lourds ne sont pas forcément plus rapides. Côté vidéo en revanche, les logiciels spécialement optimisés pour les GPU NVIDIA, comme Badaboom, accélèrent très nettement les encodages.


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