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Idée reçue n°7 : le vinyle est meilleur que le MP3

- par

6. Bilan

A l'origine, il devait disparaître et rejoindre le 78 tours au musée. Mais le vinyle en a décidé autrement. Traversant les décennies sur les platines des DJ, il revient en force aujourd’hui chez les particuliers. La faute à un CD trop industriel, pas assez résistant et un MP3 non palpable. Avec le vinyle, on troque la pochette en plastique contre une autre cartonnées plus large, plus personnelle.

Pas limité aux DJ

Nostalgie et qualité sont les points forts du disque microsillon qui non content de résister, va même jusqu'à exploser chaque année ses records de vente. Le souci reste que pour obtenir une écoute à la hauteur des capacités de ce format, il faut allègrement mettre la main au portefeuille.

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Commentaire :

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noldarn 02/08/2010 11:46
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-2+

Quote :L’opus Back to Black d’Amy Winehouse est ainsi disponible à 22,95 € en vinyle contre 6,99 euros en CD et 9,99 € en dématérialisé sur iTunes. Il en va de même pour l’Oracular Spectacular du groupe MGMT. Vendu un peu moins de 20 € en vinyle, il ne dépasse pas les 7 € en CD et 8 € en MP3.

Les MP3 sont plus chers que le CD ? C'est pas plutôt l'inverse ?

shellorcah 02/08/2010 12:21
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-0+

Je reviens sur la partie coût de l'équipement. J'ai quelque critique a l'adresse du consultant. Je trouve assez bizarre l'établissement du coût.

Je m'explique :
En prenant en considération que l'on achète une platine CD de très haute qualité 500 euros, il est totalement exclu que l'ampli fasse partie de cet élément, donc il y aura fatalement se prix à prendre en compte. Du coté du vinyle, ce qui se fait de mieux en matière de platine (DJaying et polyvalent), se trouve chez Technics ou Stanton à un prix moyen avoisinant les 550 euros, quant aux cellules et diamants : Ortofon,shure et (encore) Stanton se partagent le marché et la cellule ("les" en réalités) avoisine les 250 euros, seulement une cellule à 100 euros suffiraient et déjà à ce niveau on est déjà sur de la très bonne qualité. Hors c'est comme tout, on se figure qu'en ayant tout ça on aura un bon rendu...or, la vrai différence ce fera dans la configuration de la salle et de la qualité des enceintes et là que ce soit en CD ou vinyle, le portefeuille explose!

Ensuite c'est un fait, le MP3 est le media le moins chère, mais difficile de le collectionner, d'afficher sa pochette dans le salon ou de ne pas le perdre dans le prochain formatage dû à un virus...

fredoriking 02/08/2010 12:48
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-3+

noldarn :
Les MP3 sont plus chers que le CD ? C'est pas plutôt l'inverse ?




Pour bien des albums non ! Moi qui achète beaucoup de CD sur amazon force est de constater qu'ils tombent vite sous la barre des 10 € ( souvent aux alentours de 7 € ) alors que les MP3 en téléchargement (notamment sur itunes) plafonnent à 0.90_0.99€ le morceaux soit 10 € pour un album de 10 pistes.

kleuck 02/08/2010 13:16
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--1+

Hum faudrait voir à se documenter sérieusement : si le rapport s/n du CD est de 100 db ou plus, sa dynamique réelle (en codage 16 bits) n'est qu'au mieux de 45 à 50 là ou un vinyle est à 65.
C'est à dire dans un rapport de 1 à 10 en faveur du Vinyle.
Le CD est une arnaque depuis le départ

franckd00 02/08/2010 13:32
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-3+

shellorcah :
Je reviens sur la partie coût de l'équipement. J'ai quelque critique a l'adresse du consultant. Je trouve assez bizarre l'établissement du coût. Je m'explique :En prenant en considération que l'on achète une platine CD de très haute qualité 500 euros, il est totalement exclu que l'ampli fasse partie de cet élément


Une platine vinyl ne peut absolument pas se passer de "préampli correcteur RIAA" contrairement à une platine CD qui peut (niveau de sortie de 2V) attaquer directement un ampli (c'est d'ailleurs l'effet du bouton direct CD présent sur nombre d'intégrés).
De plus le niveau de sortie d'une cellule est très bas tout comme son impédance, surtout dans le cas des très onéreuses cellules "à bobine mobile" (la position MC, pour Mobil Coil), d'où l'obligation d'utiliser des circuits à fort niveau d'amplification , faible très impédance d'entrée et très faible bruit... tout ceci étant parfaitement contradictoire!

Donc non intégrer le préamp dans le coût n'est pas infondé, celui des intégrés courant étant souvent assez cheap...quand il existe! Aux temps très lointains des lampes certaines platines (les EMT par exemple) étaient vendues équipées de leur préampli ou au moins de transformateurs d'adaptation (pour augmenter l'impédance vue par le préamp)

Don Piano 02/08/2010 14:04
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-17+

Mais ce sujet est une montagne d'inepties et d'incohérences !!!! Je cop coll ce que j'ai déjà dit dans l'interne pour réclamer le retrait de ce dossier...

Quote :Ajoutons à cela que la dynamique d’un CD est conçue pour procurer un son qui « claque », selon l'expert, afin de pouvoir être utilisé dans des endroits bruyants. De fait, la dynamique du CD atteint les 100 dB alors que le vinyle privilégie la précision sonore avec une dynamique à 60 dB.

=> Archi faux. Ça serait comme dire "les top models de nos jours sont de plus en plus maigres, c'est la preuve que la nourriture est moins grasse que dans les années 80". En fait, certes la dynamique a une forte tendance à se réduire de nos jours, mais c'est ce qu'on appelle "la guerre des dB", chacun cherche un son plus fort que le précédent. En réalité, ça n'a rien à voir avec le format CD ou vinyle, puisque techniquement parlant c'est précisément le contraire. La dynamique, c'est le nombre de volumes différents qu'on peut coder. Bref, sur un CD, on peut coder des volumes beaucoup plus différents sans perte, alors que sur un vinyle on était obligé de recompresser les bas volumes sinon ils se seraient retrouvés noyés de parasites et de bruit de souffle. Il est donc possible d'avoir une plus grande différence de volumes sur un CD que sur un vinyle, leur "expert" s'est donc extrêmement mal exprimé. Au final on comprend tout de travers, le vinyle ne privilégie pas la précision, c'est exactement l'opposé, il est obligé d'être toujours le plus fort possible par rapport à un CD sinon on entendra rien du tout à cause du bruit de fond naturel d'un vinyle !

Quote :Toujours au chapitre qualité, les platines CD ne restituent pas toujours entièrement le spectre des notes. Ainsi, lorsqu’il détecte une erreur entre deux notes, il va choisir une note médiane, pensant corriger un défaut. Côté vinyle, on conserve le son d’origine sans artifice ni correction.

=> Archi faux, la personne n'a pas compris ce qu'elle écrivait. Il a confondu la méthode de détection d'erreur numérique avec une théorie sur des notes. Le CD ne modifie pas des notes mais des échantillons (ce qui représente environ un millième de seconde). Si il trouve un échantillon à 6, un échantillon effacé et un bit à 8, il va déduire que l'échantillon effacé était probablement un 7. Mais il ne corrige pas une note !!!!! Et à la place de ça, un vinyle, pour un même petit trou sur son support, aurait fait un clic ou aurait sauté à la place ! En lisant ça on comprend qu'un CD fait un truc farfelu et modifie la musique, en réalité c'est parfaitement inaudible, on ne peut en aucun cas s'en apercevoir, et c'est un progrès technique immense par rapport au vinyle !

Quote :Toujours au chapitre qualité, les platines CD ne restituent pas toujours entièrement le spectre des notes.

=> Ça ne veut rigoureusement rien dire. Une note n'a pas un spectre, c'est juste n'importe quoi. Une note a un spectre si elle est seule, sans rien par dessus, mais cette phrase hors contexte prouve que la personne ne connait pas son sujet.

Quote :Si l’on représente un fichier musical sous la forme d’une sinusoïde, cette étape va couper les crêtes du signal, supprimant de fait des notes du morceau original.
=> Encore un point qui est totalement faux. Le MP3 ne fonctionne pas en limitant le signal, il fonctionne en supprimant les fréquences qui, par effet de masque, ne sont pas audibles par l'oreille humaine !!! Là, la personne explique que le volume original est modifié et amplifié, ce qui est tout simplement faux, ça n'a jamais été le principe de compression d'un MP3, ça c'est le principe de la compression de dynamiques d'un compresseur/limiteur. Il y a une confusion totale.

Quote :En effet, comme l’explique Christophe-Emmanuel Lucy, « un CD dispose d’une fréquence d’échantillonnage de 44,1 kHz alors que le son d’une trompette grimpe au-delà de cette limite. » Cela engendre une perte de notes sur le spectre audio, souci absent de l’écoute sur vinyle grâce à son « image spatiale plus précise », précise t'il.

=> Et allez, encore du n'importe quoi ! C'est tellement imprécis dans l'explication qu'on comprend tout de travers. Je ne vais pas lui faire un cours, c'est pas moi qui rédige un dossier sur le vinyle, mais bon... théorème de nyquist, repliement du spectre, tout le tralala... au final, numérique échantilloné en 44100Hz = fréquence maximale codée 22050Hz, or l'oreille humaine peut entendre en moyenne jusqu'à 20000Hz, donc les fréquences du dessus n'ont une importance que théorique. La plupart des enceintes, des casques, des écouteurs ne montent de toute façon pas au delà de 20000Hz. Donc même si une trompette va au dessus, quelle importance puisque personne ne pourra jamais l'entendre, à part si il a des oreilles bioniques. Alors que là le mec sous entend que le vinyle est vachement mieux parce qu'il n'a pas cette limite, c'est juste n'importe quoi, 99,99% des oreilles du monde ne peuvent pas faire la différence. Enfin, encore une imprécision, "l'image spaciale" n'a rien à voir avec le chapitre. L'image spaciale, c'est la stéréo, donc c'est exactement comme si on disait "le stockage flash est plus rapide que le stockage IDE, c'est bien la preuve que l'IDE permet de mettre moins de gigas", ça n'a aucune logique. Il faut d'ailleurs préciser que c'est une fois de plus faux, l'image spaciale est meilleure sur un CD, car sur un vinyle la moindre opposition de phase était interdite car cela aurait fait sauter le disque, donc on était obligés de massacrer l'image stéréo pour presser un vinyle, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.

La personne qui a rédigé ça cumule les imprécisions et les non-sens, franchement vous ne pouvez pas laisser ça ! Tout est interprété à l'envers par manque de connaissances techniques sonores. Une personne qui lit ça va penser que le vinyle a une qualité et une fidélité supérieures au CD, alors que c'est le contraire !! Pourquoi croyez-vous qu'on aurait inventé un nouveau support s'il était inférieur au précédent ? En réalité le CD est supérieur au vinyle pour les raisons suivantes :

1/ Dynamique : on peut coder plus de volumes sur un CD, car le vinyle a du bruit de fond qui oblige a être toujours nettement au dessus. Pour graver un fichier sur vinyle, on est donc obligé de massacrer la dynamique du fichier avant en le recompressant.
2/ Basses : sur un vinyle, la taille de sillons dépend de la fréquence gravée. Or, une fréquence très grave provoquerait un sillon très grand qui ferait sauter le disque, on est donc obligé de couper les basses vers 80Hz. Un vinyle est donc infidèle sur les basses, il est techniquement obligé d'en avoir moins qu'un CD.
3/ Stéréo : un vinyle est incapable de comprendre une opposition de phase (le saphire ne peut pas aller à la fois à gauche et à droite donc il saute, alors qu'un CD s'en tamponne), il faut donc massacrer l'image stéréo avant de pouvoir graver un vinyle. Encore un point en moins pour la fidélité sonore.
4/ Le vinyle s'use dans le temps, le CD non.
5/ Si un vinyle s'est pris un pet, ça fera sauter le disque au moment de la lecture. Sur un CD audio, il utilisera sa méthode de correction d'erreur pour qu'on ne s'en aperçoive pas.
6/ Le vinyle est bien souvent victime de distorsion harmonique à cause de l'imprécision dans sa chaîne de fabrication, c'est ce que les gens appellent un "son chaud". En réalité, c'est un massacre absolu du signal d'origine. Certes joli, mais fidèle non.

Une seule chose est théoriquement meilleure sur un vinyle, les aigus, car ils n'y sont pas limités. Sur un CD, on code en 44100Hz, ce qui signifie que la fréquence maximale est 22050Hz. Voilà une vraie démonstration basée sur des faits techniques, et pas juste une montagne de suppositions au pif.

Et j'ajoute que, comparer le MP3 au vinyle, c'est comme comparer la photo argentique à une photo sur le web, c'est pile la même chose. Un MP3 peut aussi bien être une version légèrement massacrée d'un CD que d'un vinyle, ça n'a donc pas vraiment de sens.

J'ai bossé dans des studios de restauration de vinyles, dans des studios de mastering pour vinyles, je sais parfaitement de quoi je parle quand je dis qu'un vinyle est une ruine totale du signal sonore, on est obligé de tout massacrer rien qu'à cause de ses limitations techniques. Après, qu'on trouve le son du vinyle plus joli, c'est une chose, on a le droit de préférer, mais dire qu'il est plus fidèle, c'est un non sens total ! Là il y a un énorme problème sur le dossier, la personne n'a rien compris à ce qu'il écrivait.

shellorcah 02/08/2010 14:50
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-5+

Quote :

Une platine vinyl ne peut absolument pas se passer de "préampli correcteur RIAA" contrairement à une platine CD qui peut (niveau de sortie de 2V) attaquer directement un ampli (c'est d'ailleurs l'effet du bouton direct CD présent sur nombre d'intégrés).
De plus le niveau de sortie d'une cellule est très bas tout comme son impédance, surtout dans le cas des très onéreuses cellules "à bobine mobile" (la position MC, pour Mobil Coil), d'où l'obligation d'utiliser des circuits à fort niveau d'amplification , faible très impédance d'entrée et très faible bruit... tout ceci étant parfaitement contradictoire!

Donc non intégrer le préamp dans le coût n'est pas infondé, celui des intégrés courant étant souvent assez cheap...quand il existe! Aux temps très lointains des lampes certaines platines (les EMT par exemple) étaient vendues équipées de leur préampli ou au moins de transformateurs d'adaptation (pour augmenter l'impédance vue par le préamp)





De nos jours (2010), une platine vinyle (de minimum 500 euros) peut être utiliser un phono (sans préamplificateur) ou en Line (de la même façon qu'une platine CD). Je ne te parle pas des marques tel que ION ou Gemini, mais de Vestax, technics et Stanton (que j'ai déjà cité) si tu en a déjà eu une de ces marques, tu ne saurais me dire que leur pré-ampli sont foireux. Ensuite, que ce soit pour le CD ou le Vinyl ou même la K7. Il te faudra toujours mettre un ampli pour y brancher des enceintes et c'est ça que je trouvais infondé, c'est d'enlever le coût du pré-ampli du coté du CD.

kleuck 02/08/2010 14:54
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--2+

Quote :1/ Dynamique : on peut coder plus de volumes sur un CD, car le vinyle a du bruit de fond qui oblige a être toujours nettement au dessus. Pour graver un fichier sur vinyle, on est donc obligé de massacrer la dynamique du fichier avant en le recompressant.

C'est faux, puisque le codage s'effectue sur 12 ou 14 bits je ne sais plus mais pas 16.
Et surtout parce que les bruits de quantification obligent à limiter strictement la dynamique des pistes vers le bas.
Quote :2/ Basses : sur un vinyle, la taille de sillons dépend de la fréquence gravée. Or, une fréquence très grave provoquerait un sillon très grand qui ferait sauter le disque, on est donc obligé de couper les basses vers 80Hz. Un vinyle est donc infidèle sur les basses, il est techniquement obligé d'en avoir moins qu'un CD.

Juste faux, la correction RIAA sert précisément à compresser "mécaniquement" les graves de telle sorte qu'il soit possible de les enregistrer, ça ne limite en aucun cas la bande passante du Vinyle.
Quote :3/ Stéréo : un vinyle est incapable de comprendre une opposition de phase (le saphire ne peut pas aller à la fois à gauche et à droite donc il saute, alors qu'un CD s'en tamponne), il faut donc massacrer l'image stéréo avant de pouvoir graver un vinyle. Encore un point en moins pour la fidélité sonore.

Pourra que pas mal de CD ont une stéréo artificiellement élargie qui fait vomir les amateurs de musique classique (les gens qui vont aussi aux concerts et qui comparent avec une prestation réelle) ?
Quote :4/ Le vinyle s'use dans le temps, le CD non.

Pour cela que tous mes Vyniles, dont certains ont 50 ans sont toujours fonctionnels alors que la moitié des CD que j'ai pu acheter sont morts ?
Quote :au final, numérique échantilloné en 44100Hz = fréquence maximale codée 22050Hz, or l'oreille humaine peut entendre en moyenne jusqu'à 20000Hz, donc les fréquences du dessus n'ont une importance que théorique. La plupart des enceintes, des casques, des écouteurs ne montent de toute façon pas au delà de 20000Hz.

Sauf que des études en aveugle on montré qu'une bonne oreille fait la différence et préfére du matos avec une BP de 40 Khz.
Sauf qu'au delà de la bande passante il existe des distorsion d’intermodulation entre une fréquence inaudible et une autre plus basse qui interviennent semble-t-il dans la sensation d'espace sonore.
Sauf que bande passante et taux de montée sont étroitement liés et que l'oreille est sensible au taux de montée -et qu'un taux montée limityé induit des distorsions d'intermodulation en plein milieu de notre spectre d'audition, très audibles elles aussi.

kleuck 02/08/2010 14:59
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-0+

Quote :En règle générale, lorsqu'on évoque la dynamique d'un support, vinyle ou CD, on exprime en fait un rapport signal sur bruit de fond.Pour fixer les idées, nous rappelons, dans le graphique ci-dessous, les valeurs de rapport signal sur bruit de fond audio avec quelques supports : En ce qui concerne le CD, nous indiquons 84 dB sur notre graphique, au lieu de 96 dB comme on le voit très souvent. En effet, avec un signal codé sur 16 bits, on peut théoriquement atteindre : 16 x 6 = 96 dB. Ce calcul « simpliste » est erroné car l'audio, donc le signal utile, n'est codée que sur 14 bits avec le CD. Les deux bits supplémentaires sont utilisés pour autre chose que des informations musicales (ce sont des bits « d'identification »).Avec le CD, on peut donc espérer, au maximum, atteindre 14 x 6 - 84 dB de rapport signal sur bruit de fond.

Quote :Les notions de rapport signal sur bruit « global » (par opposition avec le rapport signal sur bruit « de fond ») et de dynamique utile sont intimement liées. Par exemple, le bruit de quantification, en numérique, perturbe la perception des signaux de très faible amplitude, ce qui réduit considérablement la dynamique utile du CD. Sur un disque vinyle, de nombreuses micro-informations sont plus ou moins noyées dans le bruit (souffle, craquements, etc.). A l'écoute, le cerveau humain est capable de faire « la part des choses » et de s'affranchir de ce bruit aléatoire. En quelque sorte, on parvient à oublier le bruit de fond pour n'entendre que les informations utiles. Par conséquent, la dynamique utile « pratique « du vinyle est supérieure à sa dynamique utile « théorique ». En audionumérique, le bruit de quantification « à l'état brut » produit un son très gênant dont le cerveau a bien du mal à s'affranchir. Les informations audio noyées dans ce bruit sont difficilement exploitables à l'écoute. Il y a 20 ans, aux débuts du CD, le niveau de bruit était tel que l'on ne pouvait espérer dépasser 45 dB de dynamique utile avec ce support. Les ingénieurs du son s'en souviennent : il fallait une compression de dynamique assez violente pour « faire entrer » un signal audio sur un CD. Aujourd'hui, les progrès technologiques ont amélioré les choses, mais la dynamique utile du CD reste encore bien inférieure aux 84 dB espérés (un signal audio sur CD avec 50 dB de dynamique est considéré, en studio, comme exceptionnel). 51 l'on rapproche les deux supports, vinyle et CD, pour comparer leurs performances dans un domaine purement technique, on se rend compte que le support analogique est loin d'être « à la traîne » : bande passante et dynamique utile sont tout à fait comparables. Cependant, le disque numérique reste un support d'avenir qui ne fait que s'améliorer au fil du temps. Certains systèmes de filtrage perfectionnés réduisent les effets désastreux du bruit de quantification pour améliorer les choses. De même, certains procédés, dont le fameux « Dither », transforment ce bruit de quantification en un bruit aléatoire comparable à du souffle. Le cerveau humain peut alors s'affranchir de ce bruit, et la dynamique utile « pratique » du support augmente considérablement.

http://www.bouddha.ch/Hifi/quelque [...] 20base.htm

kleuck 02/08/2010 15:04
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--2+

Enfin pour parler de compression :
Loudness War

SpadVIII 02/08/2010 15:04
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-3+

Don Piano> "J'ai bossé dans des studios de restauration de vinyles, dans des studios de mastering pour vinyles, je sais parfaitement de quoi je parle quand je dis qu'un vinyle est une ruine totale du signal sonore, on est obligé de tout massacrer rien qu'à cause de ses limitations techniques. Après, qu'on trouve le son du vinyle plus joli, c'est une chose, on a le droit de préférer, mais dire qu'il est plus fidèle, c'est un non sens total ! Là il y a un énorme problème sur le dossier, la personne n'a rien compris à ce qu'il écrivait."

100% d'accord: Tout le monde confond "plaisir" d'écoute et fidélité.
J'ai un plaisir d'écoute énorme quand je me sers de mon COWON est de ses "JetEffect": Oui, mais avec le traitement appliqué au son, on s'éloigne un peu plus de la fidélité sonore déjà mise à mal par le RIP du CD en MP3 ou autre format de compression. Pourtant le résultat est là, ça pête grave à l'oreille! :D

shellorcah 02/08/2010 15:06
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-0+

Quote :


C'est faux, puisque le codage s'effectue sur 12 ou 14 bits je ne sais plus mais pas 16.
Et surtout parce que les bruits de quantification obligent à limiter strictement la dynamique des pistes vers le bas...




6, 12, ou 24 bits pour être exact ;)

kleuck 02/08/2010 15:07
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-0+

Ben non sur le CD ce serait 14 bits.

shellorcah 02/08/2010 15:25
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-1+

Pour autant, rien n'empêche ton mastering d'être sur ces encodages :)
(Mais je peux confondre avec les filtres compresseur Deeser/limiteur)

kleuck 02/08/2010 15:28
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-0+

Bah en musique on s'enregistre couramment en 24/96, mais ça ne permet pas de dépasser les limites du support final pour autant.

Bruce 02/08/2010 15:42
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-5+

Le dossier est vide et franchement mal fait. Surtout il laisse croire une chose archi fausse !

Le Vinyle n'est PAS meilleur que le CD ou que le MP3 ! C'est une fausse croyance !

Don Piano l'a bien expliqué mais au delà de ça, le bruit du diamant sur le sillon est juste une horreur. La dynamique est trop faible pour être de qualité, rotation trop lente pour une définition précise des aigus...

L'analogique est meilleur que le numérique dans la théorie, mais dans les faits, le vinyle est l'un des pire support analogique.

ps : j'ai plus de 3000 disques vinyles, je mixe régulièrement depuis plus de 10 ans... J'adore ça mais je reste objectif !

Don Piano 02/08/2010 15:42
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-10+

Quote :C'est faux, puisque le codage s'effectue sur 12 ou 14 bits je ne sais plus mais pas 16.

Euh... et alors ? L'article explique que la dynamique d'un CD est supérieure à celle d'un vinyle, donc ça prouve que sur un CD on est obligés de mettre le volume plus fort. Et c'est ça qui est incohérent, puisque c'est le contraire, on s'en fiche complètement du nombre de bits, c'est la théorie qui est erronée. Si on a plus de dynamique sur un CD, c'est la preuve qu'on a plus de différences de volumes, donc qu'on peut mettre à la fois moins et plus fort que sur un vinyle non ? Si on rajoute à ça que le vinyle a un énorme bruit de fond et donc qu'on est obligés de compresser nettement plus le signal au mastering pour pouvoir presser un vinyle, on en aboutit à la conclusion que la théorie exposée est fausse, un CD peut coder plus de différences de niveaux qu'un vinyle. Quelle importance si c'est 16 ou 14 bits ? On est en train de comparer la qualité du CD au vinyle, pas de faire un procès au CD. Certes le CD n'est pas le support parfait, mais ce n'est pas du tout le point pour le moment !

Quote :Et surtout parce que les bruits de quantification obligent à limiter strictement la dynamique des pistes vers le bas.

Pardon ?

Quote :Juste faux, la correction RIAA sert précisément à compresser "mécaniquement" les graves de telle sorte qu'il soit possible de les enregistrer, ça ne limite en aucun cas la bande passante du Vinyle.

Bon OK, inutile de disserter, je suis désolé mais soit tu n'as pas compris le procédé du RIAA, soit tu crois en la magie. Quand on passe un fichier sur vinyle, on compresse et on coupe ses basses, donc une grosse partie des fréquences disparait totalement de l'enregistrement, évidemment, c'est ce qui se passe quand on retire une information d'un fichier. Le RIAA essaye de les restituer tant bien que mal au moment de la lecture. En d'autres termes, un vinyle est incapable d'avoir les fréquences basses d'origine sur son support, on est obligé de les virer, pour ensuite en remettre un chouia artificiellement à la lecture. Et on appelle ça de la fidélité sonore ?


Quote :Pour cela que tous mes Vyniles, dont certains ont 50 ans sont toujours fonctionnels alors que la moitié des CD que j'ai pu acheter sont morts ?

C'est une réponse totalement à côté du sujet, c'est comme si je dis que les Crêtois ont la plus grande espérance de vie au monde et que tu me réponds que tu connais des Crêtois qui sont morts jeunes, ça ne répond pas à la question. La vraie question est : es-tu en train de dire qu'un vinyle ne s'use pas ? La réalité, c'est qu'un vinyle s'use au bout d'un certain nombre de lectures, rendant le son de plus en plus imprécis, ce qui n'est pas le cas d'un CD, qui lira éternellement les mêmes données numériques jusqu'à sa fin de vie (environ 70 ans en théorie). Si on le recopie au bout de 30 ans, il y aura la même qualité de son qu'à l'origine, ce qui n'est pas le cas d'un vinyle, sauf si on ne s'en est jamais servis.


Quote :Sauf que des études en aveugle on montré qu'une bonne oreille fait la différence et préfére du matos avec une BP de 40 Khz.
Sauf qu'au delà de la bande passante il existe des distorsion d’intermodulation entre une fréquence inaudible et une autre plus basse qui interviennent semble-t-il dans la sensation d'espace sonore.
Sauf que bande passante et taux de montée sont étroitement liés et que l'oreille est sensible au taux de montée -et qu'un taux montée limityé induit des distorsions d'intermodulation en plein milieu de notre spectre d'audition, très audibles elles aussi.

Oui mais ça, ça s'appelle pinailler, chercher la petite bête. Comme je l'ai dit, ce défaut du CD est une réalité, le vinyle est supérieur au niveau des aigus. Mais pour pouvoir en profiter, il faudrait :
1/ que l'enregistrement ait été fait avec des micros qui ont enregistré ces fréquences supérieures à ce que l'oreille humaine entend
2/ que l'ingé son ait conservé au mix ces fréquences qu'il ne peut lui même pas entendre
3/ que le master ait tenu compte de ces fréquences et ne les supprime pas alors qu'ils ne s'aperçoivent même pas qu'elles sont là
4/ que le fichier n'ait jamais été converti en 44100Hz lors d'un traitement numérique
5/ que l'ampli soit capable d'interpréter ces fréquences au moment de la lecture
6/ que les enceintes soient capables de restituer ces fréquences au moment de la lecture
7/ que l'oreille de la personne soit capable d'entendre ces fréquences
Bref, conserver un signal que personne n'entend, ce n'est pas si évident que ça. Même si il est exact de dire que ces fréquences ont une utilité, il y a très peu de chances qu'on puisse un jour en profiter, vu le nombre d'aléas. Conclusion, ce n'est PAS un critère fiable pour comparer un CD à un vinyle, et c'est là où je veux en venir.

C'est une fumisterie de faire croire que le vinyle est supérieur au CD. Certes le CD est loin d'être parfait, mais ça n'excuse en aucun cas toutes les approximations techniques du dossier.

kleuck 02/08/2010 15:45
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Don Piano 02/08/2010 15:51
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-3+

Vas y, explique toi. On verra bien. :)

Je cite, procédé du RIAA :

Quote :La place disponible sur le disque pour les sillons ne serait pas suffisante pour enregistrer les hautes et les basses fréquences comme elles sortent de la bobine en gardant un niveau suffisant pour les hautes fréquences. Il faut donc atténuer les basses fréquences pour que leur modulation rentre dans la place disponible, et il faudra à nouveau une correction inverse à la lecture.

http://fr.audiolexic.org/wiki/RIAA

On retire les basses parce que le vinyle ne permet pas de les graver, puis on les rajoute au moment de lecture. Elles sont donc modifiées par rapport au vrai signal d'origine. C'est donc un pur massacre. Quel est le problème ?

J'ajoute que, "compresser mécaniquement", ça n'a pas de sens. La compression, c'est la réduction de dynamiques. On compresse effectivement les basses avant gravure d'un vinyle pour éviter qu'il y ait trop de pertes de signal à cause du RIAA. Une compression n'est pas mécanique, c'est un procédé sonore.

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