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Publiée le : 30 juillet 2008 à 09:40 par La rédaction
Des dispositifs techniques impressionnants
Le Comité Olympique de Beijing et l’Olympic Broadcast Services (Services de radiodiffusion Olympique) ont créés le Beijing Olympic Broadcasting (BOB). Cette structure est responsable de la production et de la distribution à la radio et à la télévision des Jeux Olympiques et Paralympiques 2008. Elle définit les organismes de télédiffusion, ainsi que les moyens et services nécessaires.
Plus de 200 pays bénéficieront des JO retransmis par 12 titulaires des droits de diffusion. 250 personnes contribuent à cette tâche dont la moitié sont issues de 15 pays. Lorsque les jeux se dérouleront, l’effectif montera à 4 000 personnes provenant de 35 pays.
La production emploiera plus de 60 unités mobiles de production HD, 1000 caméras HD et 450 enregistreurs vidéo. Le BOB aura également la responsabilité de coordonner et de gérer la télédiffusion avec les autres entités : le Comité Olympique International, le Comité Olympique de Beijing et les fédérations sportives internationales.
Quitte à proposer un programme Haute Définition, les JO seront produits pour la première fois avec un format sonore 5.1. Le nombre de micros employés a considérablement augmenté pour être porté à 4000.
La dernière responsabilité qui incombe au BOB, consiste à organiser et fournir un service d’archives de toutes les vidéos tirées des jeux, mais aussi de travailler avec les agences de presse, les non titulaires de droits de diffusion et des sponsors souhaitant tirer bénéfice des JO. Pour finir, des reportages vantant les beautés de la Chine seront fournis.
Au total, ce sont près de 4000 heures de programmes HD qui seront tournés, portant le nombre d’heures cumulées toutes couvertures confondues à 44000 (soit 1833 jours ou 5 ans de programmes TV). De quoi rassasier plus de 4 milliard de téléspectateurs.
1. Différentes techniques d'enregistrement
Avant toutes compétitions sportives, les moyens humains et les équipements d’interview, d’enregistrements du son et de l’image sont placés aux endroits stratégiques.
Il faut capturer chaque action, mais aussi obtenir les scènes sous différents angles, qui permettront à la production de rendre le programme plus animé. C’est ainsi qu’outre la traditionnelle caméra sur piédestal, on rencontre de nombreuses autres techniques de tournage.
- Dolly : C’est un support de caméra sur roues ou rails qui permet de faire des travelling.
- Skycam : caméra suspendue au dessus du terrain à l’aide de 4 câbles et permettant d’en couvrir la superficie totale. Le chariot qui accueille la caméra peut se déplacer horizontalement et verticalement ou cumulé les 2 mouvements.
- Flycam : caméra montée sur un hélicoptère téléguidé.
- Hydroflex : caméra enfermée dans un coffre étanche qui permet de filmer sous l’eau.
- Steadicam : caméra montée sur un système stabilisateur (bras articulé et harnais) permettant la prise de vue à la volée. L’opérateur peut ainsi marcher, courir, se déplacer sur terrain accidenté, tout en gardant une image stable.
- Strada crane ou polecam : grues pour caméra pouvant atteindre pour la première, une longueur de 25 m.
Ces matériels sont disposés aux abords du terrain mais aussi dans la tribune des commentateurs, dans la zone de conférences de presse et aux accès des équipes sportives au terrain. Reste les équipements d’interview, qui se déplacent un peu partout pour accomplir leur tâche.
Les enregistrement se feront en 1080i par des caméras HD, complétées d’objectifs 11x, 17x, 21x, 55x, 72x, 86x et 100x. Ce dispositif sera complété de caméras loupes, spécifiquement conçues pour filmer trois fois plus vite que la vitesse normale, afin d’obtenir des ralentis d’excellente qualité.
2. Le CIRTV, un quartier général pour les médias
Le Centre International de Radio et de Télévision (CIRTV) est le cœur du dispositif de radio et télédiffusion. Ce bâtiment est situé à l’intérieur du parc Olympique, près du stade national, du centre national de natation et du palais omnisports. Il permet un accès direct aux lieux de compétitions.
Le CIRTV offre une superficie totale de 139 950 m². Sur les 90 000 m² de surface utile, 40 000 m² sont loués aux détenteurs de droits de diffusion.
Le CIRTV abritera des studios de tournage et des installations destinées aux diffuseurs officiels de JO de Beijing, la Radio et Télédiffusion Olympique de Beijing (BOB).
Chaque prestataire de télédiffusion y aura un espace qui lui permettra d’installer le nodal, les régies audio et vidéo et une rédaction. C’est un lieu très important car c’est ici que tous moyens techniques affluent. C’est également là que vont s’installer les équipes de production et de rédaction, qui créent la ligne éditoriale et coordonnent les différentes équipes (tournage, commentateurs, reporters)
3. Les dispositifs techniques du prestataire de diffusion
Le nodal est le centre névralgique du dispositif technique, à partir duquel tous les signaux convergent ; qu’ils proviennent de caméras, cars de production ou stations de travail. Le système contrôle tous les signaux entrant et sortant de la structure. Le nodal est indispensable sur les grosses installations pour offrir un bon niveau de souplesse. Il simplifie la constitution des réseaux, permet un routage rapide des signaux pour un mixage simultané. Les utilisateurs ont la possibilité d’avoir une vue d’ensemble de toutes les possibilités de routage, qu’il s’agisse de grille (audio et vidéo), de matériel de réglage (audio et vidéo) et d’équipement de monitoring ou d’enregistrement.
Elle utilise une table de mixage pour mélanger les pistes sonores issues de sources différentes, afin d’obtenir une piste de sortie unique. Chaque piste est réglée indépendamment l’une de l’autres, en niveau d’intensité, balance et égalisation tonale.
Elle est associée à un processeur d’effet Dolby Surround 5.1 pour permettre l’encodage multi canal.
La compression audio ajuste les écarts de niveau pour accroitre l’intelligibilité des signaux les plus faibles et affaiblir les signaux trop puissant qui provoquent une saturation.
En plus du mixage sonore, un circuit audio interne est destiné aux dialogues régisseur/cadreur et producteur/intervieweur/commentateur.
Elle utilise un mixeur de sources vidéo afin de produire un master vidéo. En amont, un écran de prévisualisation, qui sert d’interface et de contrôle de la régie, permet de visualiser dans de petites fenêtres chaque source vidéo connectée. Néanmoins, des moniteurs indépendants sont utilisés pour contrôler précisément chacun des canaux. Alors qu’une des fenêtres est surlignée par une couleur pour identifier qu’elle correspond au signal master, une autre couleur permet de sélectionner l’entrée qui va lui succéder. Parallèlement, un effet de transition est choisi pour le changement de fenêtre (cut, fondu, incrustation d’image dans l’image). Les moniteurs de retour ont des tailles de 17 ou 20" et les téléviseurs de contrôle sont Full HD (1920x1080) en 24 et 46".
4. Se faire reconnaître de ses auditeurs
L’habillage est un ensemble de signes visuels et sonores qui traduisent la personnalité d’un média et soulignent la ligne éditoriale.
Le but est de rendre identifiable un programme par une communication, un générique, des jingles et des graphismes qui lui sont propres. C’est aussi un outil de communication pour attirer le téléspectateur, basé sur l’autopromotion via des bandes annonces. Il est donc propre à chaque chaîne de télévision.
A cette étape de la production, la bande master est agrémentée du logo de la chaine, de graphisme permettant de fournir des informations complémentaires comme les noms des sportifs, les temps chronométrés, l’identité du reporter, etc.
5. Une diffusion dans les meilleures conditions techniques
Le flux des rencontres sportives, une fois habillé en régie, est acheminé au centre de diffusion du pays concerné, soit par satellite, soit par fibre optique à très haut débit (270 MB/s). Les programmes sont transmis simultanément par 1 flux HD et 2 flux SD. Le flux HD 16:9 achemine le signal dit « principal » pour la TV HD. Un des flux SD 16:9 transporte un secours pour la télévision numérique mais il devient le « principal » pour les pays non équipés pour la diffusion HD. Le second flux SD sert de liaison privative pour les news, par exemple. Pour prévenir tout risque de rupture du signal, des solutions alternatives d’acheminement sont mises en œuvre.
Un partenariat technique avec une autre chaine de télévision permet de secourir à n’importe quel moment la diffusion en HD et en SD. Afin de sécuriser complètement la diffusion en cas de coupure générale avec la régie de Beijing, le flux du Broadcast Olympic Beijing est transmis en version anglaise puis commenté en régie finale dans la langue du pays de réception.
6. Des enregistrements stockés sur carte mémoire
Le stockage se fait sur carte mémoire, permettant d’éviter tous les dispositifs d’enregistrements mobiles (bande magnétique, disque dur, disque optique). Cela permet de garantir une haute fiabilité, en particulier dans les conditions difficiles dues aux conditions climatique extrêmes, aux chocs, et aux vibrations. Ainsi les coûts de maintenance sont significativement réduits. Cette technologie offre un accès immédiat à l’enregistrement vidéo et en utilisant l’interface PMCIA, elle s’intègre facilement dans tout type d’infrastructure informatique.
La stockage des données est composée de 6 (5 pour le caméscope) emplacements pour cartes P2. La fonction hot swap (opération à chaud) permet de remplacer n’importe quelle carte (sauf celle en cours d’enregistrement) en cours d’opération, offrant ainsi des capacités hors pair et un enregistrement non stop. Le Beijing Olympic Broadcasting a retenu des matériels de la gamme P2 HD de Panasonic pour les reportages de terrain.
7. Caractéristiques des produits P2 HD
Les produits P2 HD offrent un programme de qualité, grâce à un débit d’enregistrement de 100 Mbps avec le codec DVCPRO HD, au format 1080i avec un échantillonnage couleur 4:2:2 quantifié sous 10 bits. La compression moindre permet de rendre le contenu HD plus facile et plus rapide à éditer, bien plus performant que le vieillissant codec MPEG-2. En DVCPRO HD et avec 6 cartes de 8 Go, la durée d’enregistrement est de 48 minutes mais elle peut augmenter en diminuant la qualité, soit 96 minutes en DVCPRO 50 et 192 minutes en DVCPRO DV.
En outre, Panasonic propose une option de carte de codage AVC-Intra, basé sur le standard de compression H.264 (MPEG-4), significativement meilleur que le MPEG-2. Elle fournit la qualité du DVCPRO HD 100 Mbps pour un débit 2 fois inférieur. L’économie de bande passante offre les avantages de réduction du stockage et de facilité de distribution des programmes.
Les formats gérés en HD sont le 720p et le 1080i. En SD (définition standard), ce sont les traditionnels 480i ou 576i suivant les normes NTSC ou PAL.
Les enregistrements sont gérables en clips agrémentés de vignettes pour afficher un aperçu. Une fois édités, la navigation et l’accès aux données est très rapide et facile. Chaque dispositif intègre un écran LCD couleur Le caméscope créait automatiquement des vignettes correspondantes à chaque portions de films, qui peuvent être visionnées sur l’écran LCD couleur intégré.
La connectique proposée permet de faire face à toutes les situations : sorties vidéo en HD-SDI / SD-SDI, IEEE-1394, composante HD, entrée SDI, USB 2.0, entrée Genlock (synchronisation des images), sortie pour moniteur, 4 entrées et sorties audio XLR, entrée micro, sortie casque.
8. La Caméra Panasonic AJ-HPC2000 P2 HD
Ce caméscope d’épaule est équipé de trois capteurs CCD de 2/3" et une conversion Analogique -> Numérique sous 14 bits permettant des enregistrements en 480/576i, 720p et 1080i.
Sa haute sensibilité de F10 à 2000 lux permet de capture des images très sombres, avec un éclairage minimal de 0.032 lux (à +62 dB).
Les optiques sont interchangeables, comme sur un appareil photo Reflex.
Un emplacement pour carte SD est prévu pour créer des fichiers relatifs à l’utilisation de la caméra (nom du reporter, lieu d’enregistrement, textes, etc.). 
Le visionnage et l’édition des contenus se font par le biais d’un écran LCD de 3,5". D’autres caractéristiques permettent l’enregistrement en boucle et le pré-enregistrement jusqu’à 7 secondes en DVCPRO HD) qui devient actif dès l’allumage de l’appareil Son prix s’élève à 27 000 euros.
9. Le matériel d'enregistrement
C’est le premier lecteur / enregistreur portable et léger (coque en magnésium), qui à la manière d’un PC, se plie pour faciliter son transport. Il bénéficie d’une grande convivialité grâce à un large écran LCD de 9". L’ergonomie est agrémentée via une molette de navigation qui assure l’essentiel de l’’interface utilisateur / machine et un pseudo clavier pour l’édition de la liste de lecture.
La section audio est confiée à des hauts parleurs stéréo et l’enregistrement audio peut être géré sous 4 canaux de 16 bits avec un son surround 5.1.
Grâce à ses fonctionnalités étendues, il permet aux professionnels de travailler sur le terrain aussi bien en SD qu’en HD. Il est idéal pour la réunion et la gestion d’informations, les applications de post productions, la sauvegarde et la lecture pour la transmission par satellite.
Son prix est de 12 000 $.
Cette station d’enregistrement et de lecture offre un lien
dans l’environnement de production entre la haute et la définition standard. C’est la version « fixe » de l’enregistreur AJ-HPS1500.
Elle est parfaitement adapté comme station de mise à l’échelle de l’image, qu’elle soit montante ou descendante (SD->HD ou HD->SD) ou comme station de transfert vers un service de production TV. Elle s’intègre et fonctionne également en toute transparence dans les systèmes composés de magnétoscopes DVCPRO HD pour le transfert, l’édition et la lecture.
L’utilisation de la station est facilitée par les commandes d’enregistrements, la molette de navigation, l’interface graphique (Graphic User Interface), la liste de lecture, d’édition et de copie.
L’afficheur couleur LCD de 3,5" permet de se passer d’un moniteur externe.
Il coûte 19 950 $.
Tom's Guide - http://www.tomsguide.com