Adresse : http://www.bestofmicro.com/actualite/test/688-1-avertisseur-radar.html
Publiée le : 5 juin 2009 à 07:50 par La rédaction
Un avertisseur de radars, qu’est-ce que c’est ?
Un avertisseur de radars est un boîtier qui repose sur la technologie GPS : en comparant vos coordonnées GPS à une liste d’emplacements de radars, l’avertisseur vous prévient quand vous arrivez à proximité d’une cabine fixe, ou même d’un endroit habituel de contrôles mobiles.
Il s’agit en fait du même principe que la liste des radars intégrée sur la plupart des navigateurs GPS, mais condensé dans un petit boîtier dont la seule fonction est de vous avertir de la présence d’un contrôle de vitesse. Selon le type d’avertisseur, et surtout le budget, les fonctions peuvent être plus ou moins étoffées : signal variable selon la vitesse, affichage de votre vitesse réelle et de la limitation, affichage de la distance jusqu’au radar, alerte vocale…
La mise à jour de ces avertisseurs se fait principalement sur Internet, sur le site du constructeur ou sur des sites communautaires spécialisés qui maintiennent à jour la liste des radars. La mise à jour peut-être plus ou moins aisée selon l’appareil (connexion propriétaire ou carte mémoire), la plupart du temps gratuite mais parfois payante : un critère à ne pas négliger à l’achat de votre avertisseur.
Autres critères à prendre en compte lors de l’achat : le temps d’acquisition des satellites et le fonctionnement avec un pare-brise athermique. Le premier critère conditionne la rapidité de l’avertisseur à « capter » le signal GPS, et les écarts sont parfois importants : de une à plus de huit minutes selon les appareils. Enervant en usage urbain s’il faut attendre près de dix minutes avant que l’avertisseur ne fonctionne ! Quant au fonctionnement sous pare-brise athermique, il conditionne justement le temps de mise en service et également l’efficacité. Le pare-brise athermique équipe la plupart des voitures récentes dotées de la climatisation.
1. Avertisseur ou détecteur ?
On les confond souvent, et pourtant les avertisseurs et les détecteurs de radars diffèrent radicalement. Première différence (et la plus importante), le détecteur de radar est tout simplement illégal ! L’usage et même la simple détention d’un tel appareil vous expose à de lourdes sanctions : 1500€ d’amende, 2 points de permis et confiscation du matériel. Une confiscation qui peut aller jusqu’à celle du véhicule si le détecteur est installé de manière permanente.
Le principe de fonctionnement est également bien différent : si l’avertisseur utilise vos coordonnées GPS pour vous indiquer l’emplacement connu et renseigné d’un radar à proximité, le détecteur, comme son nom l’indique, se fait fort de capter le signal émis par les radars et de vous avertir de leur présence. Globalement peu efficace avec les cabines fixes, les détecteurs sont en revanche parfois redoutables d’efficacité avec les jumelles laser, qu’ils repèrent parfois à près de 2000 mètres !
Interdits de vente en France, les détecteurs se trouvent facilement sur Internet. Les marques les plus connues et les plus réputées (Valentine, Beltronics, Escort…) proposent des produits assez efficaces mais plutôt chers (de 400 à 900€ environ). Combinés à un avertisseur de radar légal, ils offrent une parade quasi absolue… mais au prix d’un risque quand même élevé en cas de découverte par les forces de l’ordre.
2. Les avertisseurs communautaires
Derniers nés de la famille des avertisseurs de radars, les avertisseurs communautaires disposent d’un atout qui fait toute la différence : la mise à jour collaborative en temps réel. Sur un avertisseur classique ou sur votre GPS, la mise à jour s’effectue en téléchargeant une liste de radars, fixes et mobiles, la plus à jour possible. A moins d’effectuer cette opération quasi quotidiennement, il y a donc de fortes chances que votre liste soit rapidement périmée vu le rythme d’installation des radars (2500 nouvelles cabines d’ici 5 ans).
Sur les avertisseurs communautaires, la carte est complétée par un système GSM / GPRS, fonctionnant avec une carte SIM intégrée, qui permet de recevoir les mises à jour en temps réel, mais également de signaler les contrôles radars inopinés. Ainsi, vous circulez sur une route et vous apercevez un contrôle mobile de vitesse : en appuyant sur un simple bouton, vous pouvez signaler immédiatement à la communauté la présence et l’endroit de ce contrôle.
De même, si vous circulez sur une route et qu’un utilisateur a ouvert la voie avant vous, vous serez avertis de la présence des forces de l’ordre en quelques minutes. Les avertisseurs de radar seraient-ils donc la panacée pour échapper aux PV ? Si la communauté est suffisamment étoffée, oui : aujourd’hui, Coyote, principal fabricant d’avertisseurs communautaires, revendique en France une communauté de 150.000 utilisateurs. De quoi obtenir un maillage satisfaisant du territoire. Attention cependant au coût d’utilisation : il faut compter un abonnement de 12€ par mois en plus du prix de l’appareil pour bénéficier des fonctions communautaires. Un coût qui ne sera rentabilisé que par les gros rouleurs !
3. En pratique : trois systèmes à l’essai
Afin d’expérimenter les différents types d’avertisseurs de radars, nous sommes partis sur un voyage de plus de 1000 kilomètres en embarquant trois appareils. Tout d’abord un GPS basique mais intégrant le signalement des radars, le Garmin Nüvi 200, proposé le plus souvent à moins de 100 euros. Ensuite un avertisseur de radars, l’Inforad K1, disponible à moins de 50€. Et enfin un avertisseur communautaire, le Coyote Mini, affiché au prix de 199€, auquel il faut rajouter 144€ annuels pour profiter du service de mise à jour communautaire.
Notre parcours s’étendait de la région parisienne à la ville bretonne de Quimper, en empruntant à l’aller les nationales et départementales (N12 essentiellement) et au retour un mélange de petites routes, voies rapides et autoroute. Nos trois appareils fonctionnaient simultanément, chacun avec la version la plus à jour de leur cartographie et de leur liste des radars.
4. Radars fixes et mobiles : performances variables
Premier danger qui guette l’automobiliste, les radars fixes. Signalés par des panneaux, ils sont cependant la première cause de perte de points en France. Inattention, mauvaise signalisation, pas de rappel de la vitesse, ils prennent chaque année plus de huit millions de photos « souvenirs » dont les automobilistes se passeraient bien. Sur ces cabines radars, nos trois appareils ont fonctionné avec un taux de réussite de près de 100%, déclenchant à chaque fois dans la voiture un beau concert de « bips » et de clignotements en tous genres. Bien répertoriés et mis à jours, les radars fixes sont aussi bien signalés par un GPS basique que par un avertisseur, communautaire ou non.
Mais c’est sur les contrôles mobiles que les différences sont les plus sensibles : le Garmin comme l’Inforad utilisent une liste des radars remise à jour, mais celle de l’Inforad nous a semblée plus pertinente, nous signalant à plusieurs reprises des zones « sensibles » où nous avons trouvé soit une voiture banalisée embarquant un radar, soit des policiers ou gendarmes équipés de jumelles. Sur le Garmin, les fausses alertes étaient plus nombreuses, probablement dues à une cartographie moins récente.
5. Coyotte, oui, mais à quel prix ?
Mais pour les contrôles mobiles, c’est évidemment le Coyote qui s’est montré le plus pertinent et le plus fiable : à trois reprises sur les 1000 kilomètres de parcours, il a été le seul à nous signaler la présence de contrôles alors que le Garmin et l’Inforad sont restés muets. Signalés par d’autres automobilistes peu de temps avant, les points de contrôle ont été efficacement transmis à la communauté d’utilisateurs.
Un avantage certes décisif pour les gros rouleurs, mais il faudra cependant rouler beaucoup pour amortir les 144€ d’abonnement annuels au service : pour les utilisateurs moins fréquents, un GPS correctement mis à jour secondé d’un avertisseur de radar se révèlera tout de même suffisamment efficace.
Tom's Guide - http://www.tomsguide.com