Concevoir un site pour vendre à l’export

La rédaction
Par La rédaction, Lou Gasiglia | Publié le 25/01/2008 à 10:10
Source : ma petite entreprise | Mots-clés : , , | Thèmes : Entreprise
Sommaire

2. Concevoir un site pour vendre à l’export

Le système de paiement

Si vous souhaitez développer votre site à l’international : cessez de raisonner par rapport aux habitudes de paiement des Français sur le Web. En effet, elles diffèrent d’un pays à l’autre. Si en France et dans les pays anglo-saxons, une bonne proportion des cyberacheteurs utilisent une carte de crédit ou de débit, en Allemagne 64% des paiements en ligne sont réalisés par le biais d’un prélèvement automatique en ligne, appelé ELV et 18% par virement bancaire. On parle alors de moyens de paiement alternatifs. Ceci dit, il est important de savoir que les solutions de paiement alternatives imposent des délais de règlement plus longs (4 à 5 jours) que par carte bancaire.

Sachez enfin que les coûts prélevés pour les paiements par carte bancaire ne sont pas partout les mêmes. La France par exemple offre des taux les plus bas d’Europe, de l’ordre de 1% en fonction du volume de transactions et des risques de fraude. D’environ 1,5% au Royaume-Uni, ce taux peut en effet atteindre 2 à 3% dans le reste de l’Europe. Pour ce qui est des paiements alternatifs, un prix fixe est facturé allant de quelques dizaines de centimes d’euros pour le prélèvement en ligne à un euro pour le virement bancaire en ligne.

Le contenu du site

La version étrangère ne doit pas être une simple réplique du site français. Il vous faudra probablement ajuster votre assortiment, modifier les caractéristiques de vos produits (normes, dimensions dans l’unité de mesure du pays), l’emballage, la composition du produit, adapter votre documentation commerciale, etc. Vérifiez aussi les normes en vigueur dans le pays concerné. Autant de petites choses qu’il est impératif de définir lorsque l’on commercialise un produit à l’export. Mieux vaut commencer avec peu de produits mais parfaitement maîtrisés, dans la conception, le prix, l’expédition, la finition plutôt que de présenter un catalogue de 300 pièces qui ne seront pas pertinentes pour le marché ciblé.

Enfin, veillez à intégrer les surcoûts liés à l’internationalisation de votre offre dans vos tarifs : coûts de production (liés à l’adaptation, à la protection de votre produit, aux normes), coûts hors-production (frais de commercialisation, de communication, financiers) et enfin coûts logistiques (frais d’emballage export, expédition, etc.). Un prix à l’export, ce n’est pas un taux de change. Vous devrez analyser le marché que vous visez et les prix pratiqués, en intégrant la demande, la concurrence, etc.

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