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Publiée le : 4 janvier 2008 à 10:40 par La rédaction
Des scanners pour un bureau sans papier
Parce que tout n’est pas encore sous format numérique, le scanner a encore de beaux jours devant lui. Sa fonction : transformer une image ou du texte sous format papier en fichier informatique. En quelque sorte il fait le travail inverse de celui effectué par l’écran de l’ordinateur. En effet, pour l’écran, l’image est reconstituée ligne par ligne, puis pour chaque ligne point par point à partir du signal électrique. Pour le scanner, le document est analysé ligne par ligne et l’image est transformée en un signal électrique. Ainsi, vous avez besoin de numériser une facture, un courrier, une photo, un article de presse, le scanner est là pour vous aider.
Il en existe de deux types : le scanner à défilement et le scanner à plat. Le premier est capable de numériser une feuille en la glissant dans une fente comme pour un fax. Ses atouts ? Son faible encombrement et sa vitesse de numérisation. Le second est certes plus volumineux mais malgré tout plus polyvalent. Il comporte une vitre sur laquelle on dépose les documents à numériser, ainsi qu’un couvercle généralement amovible afin de pouvoir déplacer de grandes feuilles. Il est donc possible de numériser un document relié (livre, brochure), ce qui n’est pas possible avec un scanner à chargement vertical. Aujourd’hui, beaucoup de scanners à plat proposent en option un dos pour transparents, diapositives, films. Vous pourrez néanmoins trouver des modèles très spécifiques comme des scanners de cartes de visite, à code barre ou à chèque.
En attendant, comme tout matériel informatique, il convient de bien analyser ses attentes et ses besoins avant tout achat. Car en matière de scanner, les constructeurs commercialisent jusqu’à une vingtaine de modèles. À vous de détecter ceux qui se destinent davantage à un usage professionnel. Si les caractéristiques techniques sont un bon repère, le prix reste le meilleur indicateur.
1. Choisir et adopter un scanner pour un usage professionnel
La résolution optique s’exprime en ppp (Points Par Pouce) ou en anglais dpi (Dots Per Inch). Le couple de chiffres (par exemple 600x1200 dpi) définit ainsi le nombre de points que le capteur CCD est capable de discriminer sur une surface d’un pouce carré. Plus ce chiffre est élevé, plus la restitution du document est précise.
La résolution optique de 1200 dpi proposée par les modèles entrée de gamme des grandes marques suffit à bien des usages. Cependant si vous souhaitez pouvoir scanner en vue de tirages photos, films, diapositives ou encore négatifs, une résolution optique plus importante peut être appréciable. Veillez lors de l’achat à ce que la résolution optique affichée soit la résolution réelle et non la résolution interpolée. L’interpolation permet en effet d’augmenter de façon logicielle la résolution optique par un calcul de pixels supplémentaires à partir des vrais points placés autour. La résolution interpolée peut être obtenue manuellement à partir de tout logiciel de retouche d’image. L’interpolation pourra être utile si vous désirez agrandir le format de vos photos auquel cas il vous sera possible de les agrandir au format A4.
En matière de vitesse de numérisation, les constructeurs parlent en ppm ou pages par minute. Selon que vous ayez à numériser un document noir et blanc ou un document couleur, le nombre de page par minute sera plus ou moins important (entre 10 et 18 ppm en mode couleur et entre 16 et 20 ppm en mode monochrome). Ce chiffre est également donné pour un certain format de document (généralement A4) et selon une certaine résolution (200 dpi). Sachez toutefois que le temps de prévisualisation est en moyenne de 5 secondes et le temps de numérisation d’une photo A4 en 300 dpi oscille entre 15 secondes et 20 secondes selon les modèles. La vitesse est déterminée d’une part par la mécanique et l’optique, d’autre part par l’interface. Les modèles SCSI et USB possèdent un débit plus rapide que les modèles utilisant l’interface parallèle.
Les scanners utilisent deux technologies de capteurs qui demeurent à ce jour la différence principale entre tous les modèles. La plupart utilisent la technologie CCD (Charge Coupled Device) mais depuis quelque temps des modèles utilisant la technologie CIS (Contact Image Sensor) sont apparus. Utilisée sur les produits entrée de gamme, cette technologie permet de concevoir des scanners moins encombrants, auto alimentés et moins coûteux. Malheureusement la qualité de numérisation de ces modèles reste en deçà de leurs homologues CCD notamment lors de travaux sur des photos dont les détails apparaissent moins nets.
2. L'interface et les logiciels : des paramètres importants
Il existe plusieurs types d’interfaces pour les scanners. Avant toute acquisition, assurez-vous que vous possédiez bien le port en question sur votre ordinateur.
- Port parallèle : le port parallèle est aujourd’hui en voie de disparition, supplanté par l’USB qui offre des performances supérieures et une utilisation de ressources processeur réduite.
- USB (Universal Serial Bus) : de plus en plus de périphériques se connectent au port USB. Les scanners n’échappent pas à la règle. Les raisons de ce succès sont simples : branchement « à chaud » du scanner sur l’ordinateur, compatible PC et Mac, taux de transfert plus rapide, ressource processeur moindre que pour l’interface parallèle.
- SCSI (Small Computer System Device) : avant tout destinée aux professionnels et aux stations de travail, l’interface SCSI est celle dont la consommation en ressources processeur est la plus faible. Les scanners de ce type se font de plus en plus rares, et sont souvent des modèles très hauts de gamme.
Mesurée en bits, c’est le nombre de nuances de couleurs que le scanner est capable de dissocier. Plus leur nombre est élevé, mieux les nuances de couleur seront restituées et plus la restitution de votre document sera fidèle. Aujourd’hui, un scanner doit posséder au moins 24 bits, mais pour une restitution fidèle et précise d’une photographie, optez plutôt pour un modèle doté d’une profondeur d’échantillonnage de 48 bits.
En plus du driver, les scanners sont généralement commercialisés avec des logiciels en version light ou antérieure (on parle alors de bundle). Ceux-ci comprennent le plus souvent un logiciel de retouche d’image ainsi qu’un logiciel de reconnaissance de caractères. Grâce à ce logiciel, le scanner peut lire une image texte (écriture manuscrite), et la transformer en document texte classique, tout en gardant la mise en page, les images et les illustrations du document original.
Tom's Guide - http://www.tomsguide.com