Exporter avec internet

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Publiée le : 25 janvier 2008 à 10:10 par La rédaction

Le marché mondial à portée de clic

export internetSelon le dernier baromètre de l’ASCEL, les sites marchands exportent de plus en plus : ils sont aujourd’hui presque la moitié (43%) à commercialiser leurs produits hors de France et ils ont réalisé en 2006, 6% de leurs ventes à l’étranger.

Un excellent moyen d’exporter pour une TPE

En effet, l’e-exportation présente de nombreux avantages. Premièrement, avec un site Internet, votre offre de produits ou de services est accessible 7 jours sur 7, 24h sur 24, sans contrainte de décalage horaire. Deuxièmement, les investissements nécessaires sont limités.

En effet, il est bien moins onéreux d’ouvrir un espace virtuel que d’envoyer un commercial parcourir le monde en quête d’hypothétiques contrats. Beaucoup le disent : sans le Web, nous n’aurions jamais pu conquérir des clients étrangers, n’ayant pas les moyens de prospecter. En attendant, l’improvisation n’est pas de mise. Un site dédié à l’export doit répondre à un certain nombre de critères pour être efficace. D’abord, le contenu doit être adapté au regard des besoins et des attentes d’une clientèle étrangère, ensuite une traduction dans les différentes langues des pays visés est impérative.

Privilégier les pays proches

Enfin, pour vos premiers pas à l’export, évitez les pays trop éloignés. Mieux vaut privilégier les pays frontaliers qui nécessitent moins d’investissements avec des coûts d’expédition plus abordables. À ce titre, la Belgique et le Luxembourg arrivent en tête des pays desservis puisque, respectivement, 47% et 42,7% des e-marchands français livrent dans ces pays. Viennent ensuite l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie. Un peu plus de 40% des e-marchands français vendent dans chacun de ces pays.

1. Concevoir un site pour vendre à l’export

Le système de paiement

Si vous souhaitez développer votre site à l’international : cessez de raisonner par rapport aux habitudes de paiement des Français sur le Web. En effet, elles diffèrent d’un pays à l’autre. Si en France et dans les pays anglo-saxons, une bonne proportion des cyberacheteurs utilisent une carte de crédit ou de débit, en Allemagne 64% des paiements en ligne sont réalisés par le biais d’un prélèvement automatique en ligne, appelé ELV et 18% par virement bancaire. On parle alors de moyens de paiement alternatifs. Ceci dit, il est important de savoir que les solutions de paiement alternatives imposent des délais de règlement plus longs (4 à 5 jours) que par carte bancaire.

Sachez enfin que les coûts prélevés pour les paiements par carte bancaire ne sont pas partout les mêmes. La France par exemple offre des taux les plus bas d’Europe, de l’ordre de 1% en fonction du volume de transactions et des risques de fraude. D’environ 1,5% au Royaume-Uni, ce taux peut en effet atteindre 2 à 3% dans le reste de l’Europe. Pour ce qui est des paiements alternatifs, un prix fixe est facturé allant de quelques dizaines de centimes d’euros pour le prélèvement en ligne à un euro pour le virement bancaire en ligne.

Le contenu du site

La version étrangère ne doit pas être une simple réplique du site français. Il vous faudra probablement ajuster votre assortiment, modifier les caractéristiques de vos produits (normes, dimensions dans l’unité de mesure du pays), l’emballage, la composition du produit, adapter votre documentation commerciale, etc. Vérifiez aussi les normes en vigueur dans le pays concerné. Autant de petites choses qu’il est impératif de définir lorsque l’on commercialise un produit à l’export. Mieux vaut commencer avec peu de produits mais parfaitement maîtrisés, dans la conception, le prix, l’expédition, la finition plutôt que de présenter un catalogue de 300 pièces qui ne seront pas pertinentes pour le marché ciblé.

Enfin, veillez à intégrer les surcoûts liés à l’internationalisation de votre offre dans vos tarifs : coûts de production (liés à l’adaptation, à la protection de votre produit, aux normes), coûts hors-production (frais de commercialisation, de communication, financiers) et enfin coûts logistiques (frais d’emballage export, expédition, etc.). Un prix à l’export, ce n’est pas un taux de change. Vous devrez analyser le marché que vous visez et les prix pratiqués, en intégrant la demande, la concurrence, etc.

2. S'assurer une visibilité plurielle

La traduction

Pensez ensuite aux versions internationales de votre site. Au regard des pays que vous visez, les traductions dans les langues de vos prospects doivent être parfaites. L’idée est de montrer à chacun de vos pays cibles que vous faites l’investissement nécessaire pour vous adapter à leurs attentes locales. Dès la page d’accueil, l’internaute doit être invité à choisir sa langue. Dans le cas contraire, il risque d’abandonner sa visite. La traduction de contenus à vocation commerciale est beaucoup moins simple qu’il n’y paraît. Il est fortement recommandé de confier cette tâche à des prestataires spécialisés dans le domaine qui font appel à des traducteurs de la zone géographique visée. Il en existe une myriade (Krevenn International ou www.traduction- site-web.com).

Le référencement

La traduction de votre site est d’autant plus importante que le référencement de votre site dans les moteurs de recherche se base en partie sur le contenu. En matière de référencement, attention, les mots clés ne seront pas les mêmes d’un pays à l’autre. Mieux vaut faire appel à un prestataire. Certaines sociétés comme E-visibilité commercialisent ainsi un pack Visibilité Mondiale. Un pack qui comprend une à cinq versions linguistiques, 5 à 10 expressions clés par version linguistique, un positionnement de votre site Internet dans 20 à 60 outils de recherche francophones et internationaux majeurs. Pensez également à l’extension de votre nom de domaine. Si votre site en allemand est accessible via Masociete.de, en espagnol via Masociete.es, votre message local n’en sera que plus crédible.

En effet, les extensions ont été créées de manière à permettre une identification rapide du contenu de chaque site web. La réservation ne coûte que quelques euros par mois. Depuis le 7 février, si votre entreprise a une vocation européenne, vous pouvez pré-enregistrer un nom de domaine dans l’extension européenne .eu. Plus précis que le .com, il évite de devoir déposer des noms de domaine dans chaque pays.

Tom's Guide - http://www.tomsguide.com