Caméscope numérique : ce qu'il faut comprendre

  • A. Capteur (CCD ou tri-CCD, définition en mégapixels)

    Le capteur assure la fonction essentielle de capturer et fixer l’image. Pour cela, il absorbe la lumière et la convertit en données informatiques. On distingue deux technologies : CCD ou tri-CCD.

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    De meilleure qualité et pas forcément plus coûteux, le tri-CCD permet de trouver le maximum de fidélité dans les détails et les nuances de couleurs. Pour les CCD, ce sont les caméscopes qui ont les plus gros capteurs qui sont les plus performants (1/3 ou 1/4 de pouce).

    Les services de marketing évitent de parler de la taille des capteurs. Ils mettent l’accent sur le nombre de pixels. Et pourtant, ce n’est pas essentiel pour la vidéo puisqu’elle n’en utilisera que 414 720 (soit 720x576). Les caméscopes numériques bon marché sont équipés de capteurs 800 000 pixels, tandis que ceux de meilleure qualité vont au-delà des 3 millions de pixels.

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  • B. Zoom et stabilisateur d'image

    Attention aux chiffres qui précèdent les x et qui indiquent le taux de grossissement d’un zoom optique. Ce n’est pas parce que ce nombre est élevé qu’il est significatif et qu’il s’agit d’un bon zoom. Si vous devez vérifier des chiffres, observez ceux qui sont indiqués en millimètres : par exemple, 35-600 mm. Le premier nombre, doit être le plus petit possible. Il correspond à la focale minimale (moins de 35 mm) pour filmer en plan large (grand angle). Le second doit être aussi grand que possible pour filmer en gros plan des sujets éloignés.

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    On parle également de zoom numérique. Cette donnée n’est pas à retenir car le caméscope ajoute des points artificiellement pour affiner l’image. Au final, la qualité s’en trouve très dégradée.

    Un zoom puissant, c’est bien, mais il ne faut pas trembler, car le moindre mouvement est amplifié. Pour éviter que l’image ne bouge trop, tous les caméscopes sont désormais équipés d’un stabilisateur numérique ou optique. Préférez l’optique, car les stabilisateurs numériques sont vraiment moins efficaces.

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  • C. L'écran et le viseur

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    Il est important de voir correctement ce que l’on filme pour ne pas avoir de mauvaises surprises à l’arrivée (vidéo tronquée). Un écran orientable à 180° est très utile pour ajuster la visée dans des positions variées. Il doit mesurer au moins 5 cm (2 pouces) et sa résolution doit être supérieure à 150 000 pixels afin d’obtenir une visibilité satisfaisante, même avec beaucoup de lumière. Pour certains modèles de caméscopes, tous les réglages s’effectuent via des touches tactiles situées sur l’écran, ce qui peut être pratique mais pas toujours approprié si l’on tient à le désactiver pour économiser de l’énergie.

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    La consommation, parlons-en ! Plus l’écran est grand, plus il est consommateur d’énergie. Un viseur de bonne qualité, en général en couleur, est un plus qui permet d’économiser la batterie une fois loin de toute source de courant. Cela dit, les viseurs en noir et blanc donnent de meilleurs résultats pour la visée s’ils sont précis. Le tout est de choisir en toute connaissance de cause.

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  • D. Les connexions d'entrées et de sorties

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    Tous les modèles disposent au moins d’une sortie DV au format IEEE1394 (FireWire) pour transférer les vidéos sur l’ordinateur. Avant tout, il faut vérifier que l’ordinateur sur lequel sera connecté le caméscope est, lui aussi, doté de ce genre de connecteur. Le connecteur USB 2.0 est également disponible et il se répand de plus en plus qu’il soit initialement prévu pour le transfert de photos ou non.

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    Enfin, tous les caméscopes disposent aussi d’une sortie vidéo analogique composite et d’une sortie S-Vidéo (de meilleure qualité) pour se connecter à une télévision. Par ailleurs, certains modèles bien pourvus disposent d’une entrée DV qui permet de numériser vos anciennes vidéos.

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  • E. Prise de son, torche, mode de vision nocturne et prise de photos

    Pour avoir le meilleur rendu audio possible, il faut s’assurer que le micro est éloigné de la partie mécanique du caméscope. Sinon, un ronronnement assez agaçant se fera entendre sur les vidéos. Sur ce point, les caméscopes DVD ont une longueur d’avance. Le son qu’ils enregistrent est d’excellente qualité. À vérifier également : la possibilité d’une prise pour ajouter un micro directionnel. Dans l’ensemble, la qualité audio sur les modèles récents est proche de celle du CD audio.

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    Des gadgets ? Pas tant que ça... Si la sensibilité du capteur n’est pas suffisante ou que la pièce est vraiment sombre, il va falloir tricher et utiliser une torche. Mais certains constructeurs fournissent ce genre d’accessoires quand d’autres se contentent de proposer une griffe pour en brancher une ou encore ne proposent rien du tout !

    Tous les caméscopes numériques actuels proposent cette fonction. Et cette fois, la résolution du capteur compte : plus elle sera élevée, plus la définition de l’image sera grande. Un caméscope prend des photos de deux façons : en enregistrant des images fixes sur le support vidéo ou en les enregistrant sur des puces électroniques de type mémoire « flash ». Une caméra dotée de cette dernière fonction est préférable.

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  • F. Batterie et autonomie
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    Le nerf de la guerre pour un caméscope numérique c’est l’autonomie de sa batterie, c’est-à-dire la durée pendant laquelle il est possible de filmer en continu, écran allumé, zoom en activité. Cette autonomie varie beaucoup d’un modèle à l’autre (entre 1h15 et 2 heures). Les plus consommateurs en énergie sont les caméscopes DVD ; les moins consommateurs sont les caméscopes à disque dur et cartes mémoire. Les batteries de type « lithium-ion » sont les plus fiables. Dans tous les cas, l’achat d’une seconde batterie est conseillé (compter entre 60 et 100 euros). Haut de page
  • G. Les modes de fonctionnement
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    À ne pas négliger : les modes de fonctionnement. Ce sont des réglages préprogrammés (coucher de soleil, sport ou nuit, etc.). Si vous débutez, vous commencerez par filmer en « automatique », mais vous allez rapidement vous rendre compte que la possibilité d’ajuster manuellement les principaux réglages (balance des blancs, mise au point, vitesse, etc.) est également intéressante et que le résultat est bien meilleur. Haut de page
  • H. Logiciel de montage fourni et effets spéciaux intégrés

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    Après avoir filmé, mieux vaut se lancer dans le montage pour alléger la vidéo des scènes inutiles. C’est le travail du logiciel de montage vidéo. Il y en a toujours un de fourni. Mais attention, il ne s’agit pas toujours de versions complètes. Les versions limitées portent souvent l’intitulé SE ou LE.

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    Pour personnaliser une vidéo, il n’y a rien de tel que des effets spéciaux et des effets de transition. Sur certains modèles, notamment les caméscopes DVD à disque dur et à mémoire flash, vous pouvez réaliser des petits montages via l’écran de l’appareil. Comme les pros ! Les effets sont plus ou moins nombreux : insérer des titres, passer de la couleur au noir et blanc ou encore mettre un film au format 16/9, en négatif, en sépia, etc. Si votre caméscope ne dispose pas de nombreux effets spéciaux, ne vous inquiétez pas, tout est possible avec un logiciel de montage sur votre ordinateur.

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