Kit d'enceintes : ce qu'il faut comprendre
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A.
La puissance
Tout d’abord, il faut dire que ce paramètre n’est en aucun cas un facteur de qualité audio.
La puissance est la capacité à délivrer un courant électrique en fonction de différents paramètres tels que l’impédance et la distorsion. Cette mesure est exprimée en watts, et plus l’amplificateur sera puissant, plus il sera adapté pour sonoriser de grands espaces.
Comme pour les enceintes, il est facile de tricher sur les chiffres pour permettre d’afficher des puissances racoleuses. La puissance peut être annoncée RMS (efficace) ou DIN (maxi ou crête) et sous toutes autres normes farfelues (tel le PMPO) qui permettent d’afficher des chiffres extraordinaires. Seule la puissance RMS est à prendre en considération mais deux facteurs ont une influence non négligeable sur celle-ci : l’impédance et la distorsion.
À l’utilisation, quelques watts suffisent, et il est important de prendre du recul sur la course aux watts car l’augmentation du niveau sonore a une incidence logarithmique sur la puissance que doit délivrer l’amplificateur. Concrètement, il faut doubler la puissance pour accroître le niveau sonore d’un cran donc si avec 8 watts, le niveau de pression acoustique est de 90 dB, il faudra 16 watts pour 93 dB, 32 watts pour 96 dB et 64 watts pour 99 dB. Partant de ce constat, qu’un amplificateur fasse 30 watts ou 40 watts ne changera pas grand-chose !
Concrètement, la puissance électrique va permettre de définir en partie la puissance acoustique finale d’un kit d’enceintes ; l’autre facteur étant le rendement des enceintes qui est un paramètre jamais fourni dans le milieu informatique. Il faut donc se référer au niveau de pression sonore maximum exprimé en dB SPL (traduction de Sound Pressure Level) sachant que bon nombre de constructeurs n’en font pas état.
Pour choisir la puissance requise pour vos besoins, voici un ordre d’idée de la réalité quotidienne :
- 60 dB : conversation normale
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- 70 dB : restaurant bruyant
- 80 dB : automobile
- 95 dB : rue au trafic intense
- 100 dB : baladeurs
- 105 dB : discothèques et concerts (jusqu’à 120 dB et plus en période de crête) -
B.
L’impédance
L’impédance qui s’adapte à celle des enceintes devrait systématiquement être donnée pour une valeur de 8 ohms (Ω). Sachant que la puissance est égale à la tension au carré divisée par l’impédance (P = U/R), la puissance annoncée sous 4 Ω sera doublée par rapport à une valeur mesurée sous 8 Ω.
Plus concrètement, un amplificateur fournissant une puissance de 100 watts sous 8 Ω, en délivrera 134 sous 6 Ω et 200 sous 4 Ω.
Un amplificateur bien conçu doit être susceptible de respecter cette formule, mais la plupart des amplificateurs en sont incapables. La puissance n’est pas doublée si l’impédance est divisée par 2, mais augmente seulement de 30 à 70%.
Cette indication est donc primordiale pour pouvoir réellement comparer les puissances annoncées entre différents appareils.
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C.
La distorsion
La distorsion correspond à une altération du signal. Cette saturation est exprimée en pourcentage (%).
En fonction du taux de distorsion annoncé, la puissance augmente avec celle-ci. Le seuil de distorsion admis est de 0,1%. Au-delà, il devient audible et il est gênant à 1 %. Certains constructeurs n’hésitent pas à annoncer une puissance avec 10% de distorsion.
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D.
Son intégration
L’amplificateur regroupe généralement dans un même module plusieurs canaux qui sont reliés aux enceintes respectives par des câbles haut-parleurs.
Sur un système 2.0, il est intégré dans un des satellites, alors que sur les systèmes équipés d’un subwoofer, il se trouve à l’arrière du caisson.
Toute la connectique va à lui, que ce soit l’alimentation secteur, chaque enceinte ou la carte son.
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E.
Le décodage sonore
Seuls les kits d’enceintes 5.1 ont besoin d’un décodeur de formats sonores qui permet de répartir le signal reçu sur les enceintes correspondantes.
Un décodeur intégré au caisson n’est utile que si la carte son ne dispose pas de cette fonction.
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F.
Les formats sonores multicanaux
Les formats sonores multicanaux sont le résultat d’évolutions liées aux restitutions musicales ou cinématographiques.
Certains sont repris pour une utilisation de jeux PC, tandis que d’autres ont été spécialement créés pour cette application.
En raison de l’abondance des formats sonores et pour davantage de lisibilité, ceux qui ont été remplacés par des évolutions, qui ne sont que rarement utilisés ou qui périclitent, n’ont pas été abordés.
De plus, il faut distinguer les formats sonores et les bibliothèques d’effets sonores dont se servent les jeux.
Les deux principales bibliothèques sont :
- Microsoft Direct Sound 3D : c’est une extension sonore de la bibliothèque DirectX propre à l’environnement graphique des jeux vidéo. (Elle ne sera plus utilisée sous Windows Vista) ;
- Open AL : une bibliothèque d’effets open source principalement développée par Creative.Stéréophonie
Enregistrée sur deux pistes séparées, elle permet d’offrir une image sonore large avec beaucoup de relief sans empêcher d’avoir une forte focalisation des voix, malgré l’utilisation de deux enceintes.
C’est le format musical de prédilection
Dolby Pro Logic IIx
Sur le symbole, chaque carré correspond à une enceinte. Un carré noir représente un canal dépendant, encodé à la source, alors que le carré blanc représente un canal extrapolé à partir d’un canal existant (il n’existe pas à l’encodage).
En plus des canaux frontaux stéréophoniques, le Pro Logic utilise une voie mono arrière répartie sur deux enceintes surround.
Le décodeur Pro Logic émule une voie centrale à partir du matriçage des voies frontales droite et gauche. Cette enceinte centrale est en charge de reproduire et de faire concorder à l’image les voix des acteurs.
Un canal dit LFE (Low Frequency Effect) a pour rôle d’exploiter le subwoofer avec tous les effets sonores graves, tels les explosions ou vrombissements, plus le registre grave faisant défaut aux satellites.
Ce format peut être utilisé sans canal surround back qui, à l’instar de la voie centrale, est matricé sur les canaux latéraux. Il est aussi adapté à des jeux PC.
Dolby Virtual Surround
Ce format repose sur deux enceintes stéréophoniques (le subwoofer n’est pas indispensable) qui fonctionnent dans un premier temps comme chacune des voies frontales droite et gauche. La voie centrale sera virtuelle puisque basée sur le système de stéréophonie.
Les voies arrière seront virtuelles, mais reproduites par celles de l’avant, aidées d’un procédé de traitement numérique du signal qui simule les décalages temporels et joue sur l’intensité sonore. La psycho-acoustique humaine aidant, le déphasage sonore donnera une impression de sons directs et retardés comme si d’autres enceintes étaient utilisées. Le son paraîtra éloigné, diffus et localisable à d’autres endroits de la pièce. Cette solution, qui tente de remplacer le 5.1, n’est guère probante ni efficace à l’utilisation par son côté artificiel.
Dolby Digital
Apparu avant le Dolby Pro Logic II, ce format fut une réelle évolution puisque pour la première fois, six canaux distincts et une large bande sont utilisés.
Les canaux sont répartis sur cinq enceintes (frontales droite et gauche, centrale, surround droit et gauche), plus un canal LFE (Low Frequency Effect) exploitant les effets sonores graves, d’où l’appellation 5.1.
Ce format sonore est disponible sur la plupart des productions cinématographiques depuis une quinzaine d’années, mais aussi sur certains jeux en 3D.
Dolby Digital Live
Il permet d’encoder n’importe quelle source sonore vers du Dolby Digital 5.1, à la charge du décodeur externe de l’envoyer vers les enceintes.
Il n’est utile que sur les jeux ou toute application autre que le visionnage de films déjà encodés.
Dolby Digital EX
Le EX, pour extended, signifie « étendu ». Les voies surround sont étendues pour offrir un canal supplémentaire arrière. Ce canal n’est pas indépendant mais matricé sur les voies surround, tout comme la voie centrale sur le Dolby Pro Logic. Une enceinte ou deux, appelées Surround back, sont chargées de reproduire ce canal.
Cette voie supplémentaire a été créée pour compenser le « trou » entre les voies surround trop éloignées dans les salles de cinéma.
DTS Néo : 6 ou Néo : PC
Il utilise le même principe que le Dolby Pro Logic IIx. À partir d’une source stéréo, il permet un rendu multicanal 6.1.
Le Néo : PC est une évolution du Néo : 6 avec deux modes possibles : cinéma ou musique.
DTS
Avec un encodage sur 5.1 canaux, le Digital Theater Sound (DTS) est le concurrent du Dolby Digital.
Il offre un avantage de taille : une compression numérique 2 à 4 fois moins importante.
DTS Interactive
Il permet d’encoder n’importe quelle source sonore vers du DTS 5.1, à la charge du décodeur externe de l’envoyer vers les enceintes.
Il n’est utile que sur jeux ou toute application autre que le visionnage de films déjà encodés.
DTS ES Matrix
ES signifie Extented Surround et c’est l’équivalent du Dolby Digital Surround EX, avec son canal monophonique central arrière matricé sur les surrounds.
Il conserve les avantages du débit propre au DTS.
DTS ES Discrete
C’est une évolution du DTS ES Matrix, et la différence porte sur le canal surround back qui devient totalement indépendant.
Creative Labs EAX
EAX signifie environmental audio extensions. Il existe plusieurs évolutions tel l’EAX 1.0 & 2.0 ou l’EAX Advanced HD 4.0 et 5.0. Ces formats sont basés sur des algorithmes et des processeurs sonores développés pour des systèmes 4.1 (ou plus).
Il s’agit d’un standard utilisé uniquement pour restituer des sons en 3D sur les PC.
Aureal A3D
Utilisée également pour offrir un son surround sur les jeux, cette norme tend à être abandonnée au profit de l’EAX.
THX
Même si THX, en collaboration avec Dolby Laboratories, est l’instigateur du format Dolby Digital EX (appelé THX Surround Ex à l’époque), cette firme n’est pas impliquée directement dans la mise au point de formats sonores.
C’est une norme de qualité élaborée par LucasFilm pour établir un cahier des charges pour le mixage et la restitution des bandes film. Petit à petit, le cercle s’est agrandi pour proposer des produits audio, vidéo, jusqu’à inclure des salles de cinéma complètes, agréées THX.
Chaque produit doit répondre au cahier des charges pour obtenir la certification THX... si les fabricants de matériel le veulent bien (royalties obligent, mais un logo THX est vendeur). Beaucoup de produits non labellisés THX sont de même qualité, cette spécification n’est donc pas vraiment utile ; c’est plus un gage de sécurité pour les consommateurs qui auront la certitude ne pas acheter un produit aux caractéristiques douteuses.
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5. Les configurations









