Kit home cinéma : ce qu'il faut comprendre
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A.
Calculs et acheminements
Véritable centre névralgique d’un home cinéma, l’amplificateur audio vidéo est non seulement un élément à part entière, mais c’est lui qui fera office d’interface physique avec votre système audio. Il est relié à tous les éléments audio et vidéo du système.
La puissance
C’est la capacité a délivrer un courant électrique en fonction de différents paramètres telles l’impédance et la distorsion. Cette mesure est exprimée en watts. Plus l’amplificateur sera puissant, plus il sera adapté pour alimenter des enceintes à faible rendement ou pour sonoriser de grands espaces.
Comme pour les enceintes, il est facile de tricher sur les chiffres pour permettre d’afficher des puissances racoleuses. La puissance peut être annoncée RMS (efficace) ou DIN (maxi). Seule la puissance RMS est à prendre en considération, mais 2 paramètres ont une influence non négligeable sur celle-ci : l’impédance et la distorsion.
L’impédance s’adapte aux enceintes
L’impédance qui s’adapte à celle des enceintes, devrait systématiquement être donnée pour une valeur de 8 ohms. Sachant que la puissance est égale à la tension au carré divisé par l’impédance (P = U²/R), la puissance annoncée sous 4 ohms sera doublée par rapport à une valeur mesurée sous 8 ohms.
Plus concrètement, un amplificateur, fournissant une puissance de 100 watts sous 8 ohms, délivrera 134 watts sous 6 ohms et 200 watts sous 4 ohms. Un amplificateur bien conçu doit être susceptible de respecter cette formule, mais la plupart des amplificateurs intégrés (qui au sein d’un même châssis intègre toute la partie de traitement du signal, dite « processeur/préampli », et l’amplificateur de puissance) en sont incapables. La puissance n’est pas doublée si l’impédance est divisée par 2 mais augmente de 30 à 70 %. Cette indication est donc primordiale pour pouvoir réellement comparer les puissances annoncées entre différents appareils.
La distorsion
La distorsion correspond à une altération du signal. Cette saturation est exprimée en pourcentage (%). En fonction du taux de distorsion annoncée, la puissance augmente avec celle-ci.
Le seuil de distorsion admis est de 0,1 %. Au-delà il devient audible et gênant à 1 %. Certains constructeurs n’hésitent pas à annoncer une puissance avec 10 % de distorsion.
Le nombre de canaux
C’est le dernier facteur qui joue sur la puissance annoncée. L’alimentation de l’amplificateur fournit l’énergie électrique pour le fonctionnement des canaux de puissance. Si 5 canaux la sollicitent simultanément, elle ne sera pas en mesure de fournir autant d’énergie que si 1 seul canal fonctionnait. Normalement, un amplificateur devrait être conçu pour ne pas s’écrouler sous une telle demande, mais c’est rarement le cas sur les modèles à bas prix.
Il faut donc que la puissance annoncée soit mesurée pour tous les canaux simultanément, ce qui reflète d’avantage la réalité. Pour alimenter un système home cinéma de 5 enceintes, il faut un amplificateur de 5 canaux. La configuration 5.1 s’est étendue à 1 ou 2 canaux supplémentaires appelés 6.1 ou 7.1, qu’il n’est pas nécessaire d’utiliser (voir le chapitre C sur Les configurations home cinéma). La plupart des amplificateurs audio vidéo intègre désormais 7 canaux pour répondre à ces attentes.
La consommation électrique
2 principales technologies se partagent le fonctionnement des étages de puissance des amplificateurs :
La première est analogique et se nomme « classe AB » (c’est la plus courante dans 90 % des cas). La deuxième appelée « classe D » est numérique.
Chaque technologie a un rendement qui correspond à un rapport entre la puissance électrique consommée à la prise de courant et la puissance en sortie de « borniers » haut-parleurs. La classe AB a un rendement d’environ 60 % et la classe D de 85 %. Un amplificateur de 5 x 100 W RMS en classe AB doit alors consommer 833 W ; or, si un constructeur annonce une puissance consommée de 200 W, c’est que les chiffres de puissance restituée sont faux.
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B.
Formats sonores de décodage
Les formats sonores multicanaux sont fort nombreux et sont le résultat d’une évolution amorcée depuis de nombreuses années.
À la base, le son monophonique correspondait à une unique piste enregistrée, puis reproduite sur une seule enceinte.
La stéréophonie enregistrée sur 2 pistes séparées fut une révolution, car elle permettait d’offrir une image sonore large avec beaucoup de relief. L’ambiance prend une proportion considérable, sans empêcher en même temps d’avoir une forte focalisation des voix, malgré l’utilisation de 2 enceintes.
Sont apparus ensuite les formats multicanaux avec l’introduction d’enceintes placées derrière les auditeurs.
À partir de ce moment, 2 sociétés de formats sonores se sont imposées, avec comme précurseur la firme Dolby, et en challenger : DTS.
Les canaux des formats mono et stéréo sont schématisés par les symboles suivants :

Dolby Surround
Sur le symbole, chaque carré correspond à une enceinte. Un carré noir représente un canal dépendant, encodé à la source alors que le carré blanc représente un canal extrapolé à partir de celui existant (il n’existe pas à l’encodage).
L’appellation anglaise Surround se traduit par « entourer ».
En plus des canaux frontaux stéréophoniques, le Dolby Surround utilise une voie mono arrière répartie sur deux enceintes à bande passante réduite (de 100 Hz à 7 kHz).
Avec la stéréophonie, le Dolby Surround est un des formats à 2 canaux les plus utilisés, notamment sur les films anciens.
Dolby Pro Logic
Le Dolby Pro Logic est une extension matérielle du décodage Dolby Surround.
Le décodeur Pro Logic émule une voie centrale à partir du matriçage des voies frontales droite et gauche. Cette enceinte centrale, limitée en bande passante, comme les voies Surround, a la charge de reproduire et de faire concorder à l’image les voix des acteurs.
Dolby Pro Logic II
Le Pro logic II est une forte évolution qualitative du Pro Logic.
Contrairement à la version originale, il est capable d’émuler un son multicanal de 5 voies indépendantes + 1 voie LFE à partir d’une source stéréo sans encodage. Les voies centrales et Surround ne présentent plus de restriction de bande passante.
Le Dolby Pro Logic II est compatible avec les encodages Pro Logic et Surround.
Dolby Pro Logic Iix
C’est l’ultime évolution du Dolby Pro Logic. Il exploite un canal central arrière à l’image du Dolby Digital EX (configuration 6.1 ou 7.1).
Dolby Digital
Apparu avant le Dolby Pro Logic II, ce format fut une réelle évolution, puisque pour la première fois, 6 canaux distincts et à large bande ont été utilisés.
Les canaux sont répartis sur 5 enceintes (frontales droite et gauche, centrale, Surround droit et gauche), plus un canal LFE (Low Frequency Effect) exploitant les effets sonores graves, d’où l’appellation 5.1.
Le signal est compressé numériquement pour atteindre un débit de 384 Kbps (kilobits par seconde) en 16 bits / 48 kHz (quantifié sous 16 bits et avec une fréquence d’échantillonnage de 48 kHz).
Ce format sonore est disponible sur la plupart des productions cinématographiques depuis une quinzaine d’année.
Dolby Digital EX
Le EX pour extended signifie « étendu ». Les voies Surround sont étendues pour offrir un canal supplémentaire arrière. Ce canal n’est pas indépendant mais matricé sur les voies Surround, tout comme la voie centrale sur le Dolby Pro Logic. Une enceinte ou deux, appelées Surround back, sont chargées de reproduire ce canal.
Cette voie supplémentaire a été créée pour compenser le trou entre les voies Surround trop éloignées dans les salles de cinéma.
Dolby Digital Plus
C’est la nouvelle génération de format sonore sur 7.1 canaux, avec un débit considérablement augmenté à 6 Mo/s Le Dolby Digital Plus est compatible avec les supports encodés en Dolby Digital 5.1.
La liaison numérique HDMI ou SPDIF (avec un codage PCM) peut être utilisée sur ce format. Il reste la possibilité d’utiliser une connectique analogique RCA 5.1 ou 7.1.
Dolby True HD
C’est un format Lossless sans perte liée à une compression numérique. Il est encodé à l’identique des masters enregistrés en studio. Le débit monte jusqu’à 18 Mbps pour 7.1 canaux à 24 bits / 96 kHz.
Son application est liée aux médias vidéo à haute définition sur support disque (HD-DVD et Blu-ray Disc).
Ce format sonore n’est transmissible en numérique que par la liaison HDMI 1.3 ou en analogique via une connectique RCA 5.1 ou 7.1.
DTS Néo :6
Il utilise le même principe que le Dolby Pro Logic IIx. À partir d’une source stéréo, il permet un rendu multicanal 6.1.
DTS
Avec un encodage sur 5.1 canaux, le Digital Theater Sound (DTS) est le concurrent du Dolby Digital.
Il offre un avantage de taille : une compression numérique 2 à 4 fois moins importante. En plein débit, à 1 411 Kbps, le son est nettement meilleur que celui du Dolby Digital. Cependant, pour des raisons de place sur les DVD, le débit peut être réduit à 768 Kbps tout en restant encore 2 fois supérieur à celui du Dolby Digital. Le signal est de plus quantifié sous 20 bits au lieu de 16 bits.
DTS 96/24
La base est identique au DTS, sauf que le signal est encodé sous 24 bits / 96 kHz, ce qui permet une richesse d’informations supplémentaires.
Malgré ses avantages, ce format n’est quasi pas utilisé.
DTS ES Matrix
Le ES signifie Extented Surround et il est l’équivalent du Dolby Digital Surround EX, avec son canal monophonique central arrière matricé sur les Surround.
Il conserve les avantages de débit propre au DTS.
DTS ES Discrete
C’est une évolution du DTS ES Matrix et la différence porte sur le canal Surround back qui devient totalement indépendant.
DTS HD
C’est le format haute définition de DTS qui propose un débit maximal de 24 Mbps (contre 18 Mbps pour le Dolby True HD) encodé en 24 bits / 96 kHz pour un nombre de canaux illimité !
Ce format sonore est transmis uniquement en numérique par la liaison HDMI 1.3 ou en analogique par le biais d’entrée pour décodeur externe. Le signal sera partagé entre 6 câbles coaxiaux RCA. En cas d’une connectique HDMI 1.1 ou 1.2, le signal sera décompressé en PCM (Pulse Code Modulation) qui est le format de codage usuel pour la stéréophonie.
Le nombre de canaux peut être de 6 ou 8.
THX
Même si THX, en collaboration avec Dolby Laboratories, est l’instigateur du format Dolby Digital EX (appelé THX Surround EX à l’époque), cette firme n’est pas impliquée directement dans la mise au point de formats sonores.
C’est une norme de qualité élaborée par Lucasfilm en vue d’établir un cahier des charges pour le mixage et la restitution des bandes-film. Petit à petit, le cercle s’est agrandi pour proposer des produits audio, vidéo, jusqu’à inclure des salles de cinéma complètes, agréées THX.
Chaque produit doit répondre au cahier des charges pour obtenir la certification THX... si les fabricants de matériel sont d’accord (royalties incluses, mais un logo THX est vendeur). Beaucoup de produits non labellisés THX sont de même qualité, donc cette spécification n’est pas vraiment utile ; c’est plus un gage de sécurité pour les consommateurs qui auront la certitude ne pas acheter un produit aux caractéristiques douteuses.
Deux niveaux de certification existent :
- THX Select
Ces produits sont capables de sonoriser un local de 57 m³, soit une distance d’écoute comprise entre 3 m et 3,7 m.
- THX Ultra 2
Ces produits sont capables de sonoriser un local supérieur à 85 m³ soit une distance d’écoute supérieure à 3,7 m.
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C.
Matériels et accesoires
Les fonctions DSP
Elles permettent de recréer des ambiances de salles ou de lieux tels une église, une salle de concert, une discothèque ou encore un stade. Les constructeurs maîtrisent plus ou moins bien le sujet, mais ces modes, par leur côté très artificiel, sont rarement convaincant sur une bande-son de film.
Le tuner radio AM/FM
C’est un élément souvent intégré qui étend les possibilités de fonctionnement de votre système tout en économisant de la place pour un appareil dédié.
Préférez un modèle avec fonction RDS (Radio Data System) pour profiter du nom des stations et d’autres fonctions.
L’autocalibrage et l’autoégalisation
Le calibrage automatique est une fonction essentielle qui permet de configurer et de régler simplement l’amplificateur audio vidéo. Il permet de s’affranchir d’opérations diverses de réglage de mesures, de renseignement sur les enceintes, de réglage de niveau avec un sonomètre (à acheter séparément).
Un microphone, relié à l’amplificateur est à placer en position d’écoute (sur le canapé). Après l’ordre de lancement de l’opération de réglage, l’amplificateur envoie divers messages sonores aux enceintes, qui seront récupérés par le microphone, puis analysés par l’amplificateur qui associera les réglages appropriés. La présence, la distance des enceintes, leur taille avec les caractéristiques intrinsèques comme la bande passante seront déterminées. Vient s’ajouter le réglage de niveau pour permettre une puissance sonore équivalente de chaque enceinte à la position d’écoute.
L’autre fonction indispensable est l’autoégalisation. Son processus est intégré dans celui de l’autocalibrage. La pièce, le mobilier, le point d’écoute, le placement et les caractéristiques des enceintes ont une influence importante sur le rendu sonore final. Certaines fréquences seront atténuées, d’autres amplifiées. Une égalisation est appliquée pour ajuster et combler les différences, permettant une linéarité indispensable à un message sonore intelligible.
La télécommande
La télécommande est un accessoire anodin. Cependant 2 caractéristiques s’avèrent fort pratiques à l’usage :
Le rétroéclairage qui permet de l’utiliser dans l’obscurité.
Une fonction de pilotage universel qui permet de contrôler les autres appareils du système. La télécommande peut être programmable avec des codes fournis par le constructeur, mais faut-il encore que tous les appareils soit répertoriés ce qui est rarement le cas. Puis elle peut être à apprentissage, ce qui assure une compatibilité avec toutes les autres télécommandes en apprenant les codes qu’elles génèrent.
La gestion des zones
La pièce dans laquelle fonctionne le système home cinéma correspond à la zone principale. Une zone externe peut être pilotée par l’amplificateur ; la cuisine, par exemple, peut recevoir un amplificateur de puissance avec une paire d’enceinte et c’est l’amplificateur AV qui va jouer le rôle de réglage du niveau sonore et de sélection de sources, comme un lecteur CD ou la radio. Cela permet d’éviter d’acquérir des matériels « redondants ». Les autres zones peuvent également gérer la vidéo pour permettre de visionner via le décodeur satellite les images de la télévision de la cuisine.
Les zones externes ne sont gérées uniquement que par 2 canaux. Certains amplificateurs à 7 canaux permettent d’attribuer 2 canaux inutilisés à cette fonction.
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D.
Connectiques et raccords
La connectique audio et l’évolutivité
Il est important de valider le nombre d’entrées analogiques ou numériques disponibles pour connecter des éléments disponibles ou qui viendront compléter le système (platines tourne-disque, cassettes, lecteurs CD, DVD /DivX, MP3, ordinateurs personnels). Des modules optionnels avec système de recharge permettent même de recevoir un lecteur iPod.
Il convient de prendre en considération les supports audio émergents pour permettre de faire évoluer l’amplificateur sans avoir à le changer. Les nouveaux formats haute définition comme le HD-DVD et le Blu-ray Disc disposent de décodeurs sonores adéquats qui font aujourd’hui défaut sur les amplificateurs audio vidéo. Une entrée pour décodeur externe 5.1 permet une compatibilité entre ces appareils.
La gestion et la connectique vidéo
En plus du son, les amplificateurs peuvent faire transiter la vidéo. L’intérêt est nul si une seule source vidéo est utilisée, mais devient avantageux lorsque plusieurs existent. Dans ce cas, c’est toujours la même entrée vidéo du diffuseur qui est utilisée et c’est l’amplificateur qui fait office de commutation entre les appareils.
Pour utiliser cette fonction, des entrées et sorties vidéo assignées aux entrées audio correspondantes doivent être proposées.
L’OSD
La lecture des informations sur l’affichage de l’amplificateur n’est pas simple en raison de la taille réduite et de la distance de visionnage. L’OSD (On Screen Display ou Affichage à l’Écran) affiche les menus sur l’écran du diffuseur vidéo. Les informations prennent ainsi une autre dimension.
La prise AC Outlet
C’est une ou plusieurs prises secteur placées à l’arrière de l’amplificateur. Elles sont asservies à l’allumage et à l’extinction de l’amplificateur. Cela permet de déclencher automatiquement un appareil externe sans avoir à l’allumer par ses propres moyens.
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