Smartphone : ce qu'il faut comprendre
- A. Un processeur optimisé pour les tâches de base Optimisé pour ce type d’utilisation, le processeur est d’un type plus simple que celui qui est utilisé dans les ordinateurs, et est cadencé à une vitesse plus basse. On trouve des processeurs avec des noms aussi variés que ARM (compagnie anglaise spécialisée dans la conception des processeurs pour PDA), Intel X-Scale et Intel PXA, Texas Instruments OMAP 850 ou Samsung S3C 2440, à des vitesses d’horloge de 200 à 600 MHz. Pas de commune mesure donc avec des ordinateurs de bureau qui tournent à des vitesses de 2GHz ou plus. Heureusement les OS et les applications des smartphones sont moins exigeants en vitesse que les ordinateurs de bureau. Haut de page
- B. Equipez votre smartphone d'un disque dur On trouve de la mémoire de stockage pour contenir l’OS, le programme et les données, et la RAM (mémoire vive) pour exécuter les applications. La mémoire de stockage est beaucoup plus importante que pour les téléphones simples. Il faut compter environ 64 Mo, mais on peut aller jusqu’à 256 Mo si le smartphone contient des applications lourdes, comme un GPS. Le RAM est un facteur important de la vitesse d’exécution des programmes, et peut aussi monter jusqu’à 256 Mo. On trouve également un slot (en générale mini-SD ou micro-SD) pour ajouter des cartes à mémoire pour les données de l’utilisateur. Par ce biais on peut consulter des documents, écouter la musique ou visualiser un film téléchargé sur son ordinateur de bureau. On commence aussi à voir apparaître des smartphones équipés d’un disque dur (Nokia E91), ce que permettra de stocker une quantité énorme de musique, vidéo, etc. Haut de page
- C. La norme couleur pour les écrans Les écrans en couleurs sont aujourd’hui la norme. Ils ne sont cependant pas tous de qualité identique. On rencontre actuellement deux types d’écrans sur le marché : les écrans CSTN et les écrans TFT. Les écrans de smartphones sont presque exclusivement TFT, le CSTN étant réservé pour les mobiles d’entrée de gamme. En ce qui concerne la palette des couleurs affichées, elle s’échelonne de 4 096 à plus de 262 000 nuances. Un écran de 65 000 couleurs donne un excellent affichage, aussi bien des photos que des vidéos et il est inutile de chercher davantage. Les écrans peuvent être tactile, notamment, mais pas exclusivement, dans les PDA-phones. La résolution de l’écran détermine la quantité d’informations que l’on peut y afficher. Pour un smartphone, on commence à 160 x 160 pixels, c’est le minimum. Le plus courant pour les PDA-phones est 240 x 320 pixels, aussi appelé QVGA car il correspond au quart d’écran VGA (écran d’ordinateur de bureau basique). Cette résolution convient très bien pour le streaming vidéo. On peut trouver aussi des résolutions différentes, comme 240 x 260 pixels (BlackBerry Pearl). La résolution peut même dépasser le VGA, comme le futur Nokia E90 qui entassera une résolution de 800 x 480 pixels sur un écran de quelques centimètres. De quoi afficher confortablement ses documents, à condition toutefois d’avoir une excellente vue. À noter aussi que l’écran peut être orienté en sens paysage ou portrait. En plus de la résolution, la taille de l’écran est un facteur signifiant, car elle contribue au confort d’utilisation. Elle contribue aussi à la taille de l’appareil et, surtout, à son prix. Un écran de 2,8 pouces (7 cm) est courant pour une résolution QVGA. Haut de page
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D.
Cas spécifique : le Blackberry
Le BlackBerry (on l’écrit avec un B majuscule au milieu pour le distinguer de la « mûre » en anglais) est un cas à part dans le monde des smartphones. Développé par la société canadienne Research in Motion (RIM), ce n’est pas seulement un terminal, mais une solution complète au problème d’accès aux courriels lorsqu’on est en déplacement, surtout destinée aux entreprises. En effet, l’utilisation du terminal BlackBerry est adossée à une infrastructure informatique (voir l’explication du push mail en partie 3). L’utilisation de cette infrastructure n’est pas sans coût, et le service de BlackBerry se facture une trentaine d’euros par mois et par abonné pour l’ensemble des utilisateurs dans une entreprise. Les avantages de cette approche consistent en une facilité d’intégration dans le système informatique et l’Intranet de l’entreprise, une gestion centralisée du parc d’abonnés, et une compatibilité avec des systèmes de messagerie internes très variés. D’après RIM, le BlackBerry est utilisé par environ six millions de personnes dans le monde, dont environ trois millions aux États-Unis. En revanche, pour des utilisateurs individuels ou les très petites entreprises (TPE), d’autres méthodes pour consulter ses courriels peuvent être plus avantageuses.Ces terminaux sont surtout destinés à équiper en masse les cadres des entreprises ; ils sont vraiment orientés vers une utilisation de la messagerie au détriment des autres applications. Les différents modèles comportent un clavier AZERTY complet avec des petits boutons. La navigation s’effectue au moyen d’une molette sur le côté.
Cependant, les terminaux BlackBerry récents, notamment le Pearl, permettent des fonctions plus larges avec une ouverture vers les loisirs. RIM a aussi noué des accords avec d’autres constructeurs, pour intégrer une partie de sa plateforme sur d’autres terminaux, et aussi avec des opérateurs. Par exemple, un accord avec Orange permet aux particuliers d’avoir accès à la plateforme BlackBerry pour seulement 9 euros par mois, à condition de posséder un BlackBerry Pearl.
Haut de page - E. Surveillez l'autonomie de la batterie! Du fait des nombreuses fonctions d’un smartphone, il n’est pas possible de déterminer une durée précise pour l’autonomie de la batterie. En effet, certaines fonctions consomment beaucoup plus d’énergie que d’autres, et cela de manière pas toujours prévisible. Ainsi, le Wi-Fi consomme beaucoup plus d’énergie que le GSM, et son appétit dépendra précisément de la distance du point d’accès Wi-Fi. Les différentes normes de communication (GPRS, 3G, HSDPA, etc.) ont aussi des taux de consommation différents. Même en veille, en attente de communication, la consommation varie aussi suivant la norme utilisée, sans parler de GPS et autre Bluetooth. L’OS joue aussi un rôle en la matière. Tout ce qu’on peut donner est la capacité de la batterie fournie en standard, comme un réservoir d’essence de voiture. Ce chiffre s’exprime en mAh (milliampère-heure), ou parfois en Ah (ampère-heure), sachant que 1 Ah est égal à 1 000 mAh. Ainsi, une batterie d’une capacité de 1650 mAh sera strictement identique à une autre dont la capacité est de1,65 Ah. Et tout comme l’autonomie d’une voiture n’est pas la même selon qu’elle est conduite en ville, sur l’autoroute ou à la campagne, celle de la batterie diffère selon l’utilisation que l’on fait de l’appareil. Haut de page
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2. Système d’exploitation : OS













