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Vidéoprojecteur : ce qu'il faut comprendre

  • A. Les formats cinéma et vidéo

    Le ratio d’aspect d’une image s’exprime sous la forme : x.xx:1.

    Un écran de télévision a un ratio de 1.33:1 (ou 4:3, car plus facile à exprimer). Ce rapport offre une largeur d’image 1,33 fois supérieure à la hauteur.

    Le 1.33:1 correspond au format du cinéma muet qui exista de 1890 à 1927. Par la suite, il évolua jusqu’au format Academy 1.37:1, plus large afin d’accueillir la piste audio.

    Avec la concurrence de la télévision, l’industrie cinématographique a dû proposer des formats élargis.

    Le premier d’entre eux fut le format cinémascope (2.55:1) en 1953, qui se transforma pour des raisons techniques en 2.35:1. Ce format s’est imposé jusqu’à nos jours et a pris le nom d’Academy Scope.

    L’alternative est l’Academy Flat au format 1.85:1, mais il reste moins utilisé que le 2.35:1.

    De nombreux autres formats panoramiques ont vu le jour, mais ils n’ont pas rencontré de succès et ont été abandonnés.

    Pour renouveler le vieillissant format 4:3, l’industrie de la télévision a proposé le 16:9, au ratio de 1.77:1 qui le rend compatible sans afficher de bandes noires avec le 1.82:1.

    Le choix d’un format inexistant au cinéma est dû a un souhait de compatibilité avec le 4:3. En effet,16:9 est un multiple de 4:3 (4/3 X 4/3 = 16/9).

    Il est donc recommander d’utiliser un écran 16:9 pour la vidéoprojection.

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  • B. Résolution : la définition standard

    La résolution correspond au nombre de pixels (points) affichés à l’écran. Plus celui-ci est important, plus l’image est précise et définie.

    Le format SD (Standard Definition) est utilisé depuis le commencement de la vidéo. Sa résolution est variable suivant les pays : elle va de 720 X 576 à 50 Hz pour le format PAL (Phase Alternated Line) à 720 X 480 à 60 Hz pour le format NTSC (National Television System Committee). Le PAL est le format adopté par l’Europe et une grosse partie du monde, alors que le NTSC est utilisé aux États-Unis et au Japon.

    Dans le cas du PAL, l’image a 576 lignes sur lesquelles se situent 720 pixels.

    Pour des raisons historiques et technologiques liées à la limitation de la bande passante, une image ne peut être affichée dans son intégralité ; elle sera donc scindée en deux parties.

    Seules les lignes impaires seront utilisées pour obtenir une trame de résolution deux fois inférieure à l’image originelle, soit 288 lignes. Après affichage de cette première trame, ce sera au tour de la deuxième qui, elle, ne reproduira que les lignes paires.

    L’image suivante sera affichée suivant le même procédé, et la succession des trames imbriquées 50 fois par seconde (soit 50 Hz) correspond à un mode vidéo dit « entrelacé » ou appelé 576i (i pour interlaced).

    Au final, les 50 demi-trames affichées équivalent à 25 images par seconde, et la persistance rétinienne donnera la sensation de mouvement aux images.

    Ce système est parfaitement adapté aux diffuseurs à technologie cathodique, mais tous les autres modes de diffusion, que ce soit les vidéoprojecteurs matriciels ou les écrans plats, nécessitent un affichage intégral des images.

    Le signal vidéo entrelacé doit donc être fourni sous une forme dite « progressive ». C’est ce qui correspond au p (pour progressive) des spécifications de certains produits.

    Les premiers vidéoprojecteurs ont été proposés avec des résolutions orientées informatique, d’abord en 800 X 600, puis en 1024 X 768. Ces produits sont à éviter puisqu’ils nécessitent un écran 4:3 qui va à l’encontre du format cinéma.

    Sont alors apparues des résolutions 16:9, en 854 X 480 et en 1024 X 576.

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  • C. Résolution : la haute définition

    Pour améliorer la qualité de l’image, de nouvelles résolutions dites « HD » (High Definition) ont été créées.

    La première d’entre elles fut le 1080i, une résolution de 1920 X 1080 pixels (au format 1.78:1).

    Afin d’introduire le signal progressif tout en conservant une bande passante proche, le 720p a vu le jour simultanément. Cette deuxième résolution est de 1280 X 720 pixels. Ce format a l’appellation HD Ready (« prêt pour la haute définition »).

    Entre-temps, les spécifications des supports haute définition (HD-DVD et Blu-ray Disc) ont été définies avec un encodage vidéo en 1080p24, qui correspond au format cinéma de 24 images par seconde.

    Associé à la possibilité nouvelle de fabriquer des matrices supérieures à 720 lignes, la résolution de 1920 X 1080 vient de s’imposer en prenant l’appellation Full HD (« pleine haute définition »).

    L’affichage du 1080p peut être fait en 50 ou en 60 Hz, bien que l’intérêt de ces deux fréquences soit inexistant. Seul le 1080p24 assure une compatibilité totale et une image parfaitement fluide.

    Pour étendre la compatibilité avec un signal 1080p24, le format 1080p24sf a été créé. Ce dernier a une nomination trompeuse car il est entrelacé à une fréquence de 48 Hz. Les vidéoprojecteurs n’acceptant pas le format idéal 1080p24 feront quand même un travail similaire avec ce format à 48 Hz, car c’est un multiple de 24, ce qui n’est pas le cas de 50 et 60.

    En résumé, le label HD Ready prend toute sa signification par rapport au format SD car il permet de passer de 414 720 à 921 600 pixels, c’est-à-dire à une définition deux fois supérieure.

    Le Full HD prend le large avec un peu plus de 2 millions de pixels, soit deux à quatre fois plus de pixels que le HD Ready.

    Pour une compatibilité parfaite avec la TV-HD qui sera proposée en 1080i et avec le format cinéma 1080p24, une résolution de 1 920 X 1 080 pixels est idéale. Cependant, tous les projecteurs HD Ready acceptent le 1080i, alors que c’est rarement le cas pour le 1080p24. Il en va de même pour une partie des projecteurs Full HD. C’est donc un point qui réclame de la vigilance.

    Choisissez donc un vidéoprojecteur Full HD compatible 1080p24, ou, pour un budget plus modeste, un Full HD compatible 1080p24sf (ou 1080p 48 Hz). Enfin, le HD Ready, d’un coût encore moindre, vous permettra de rester dans une définition de qualité. Les formats SD sont à éviter.

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