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Vidéoprojecteur : ce qu'il faut comprendre

  • A. A savoir

    Tout d’abord, il est important de distinguer, bien qu’ils aient la même appellation, les paramètres de luminosité et de contraste, qui sont des spécifications techniques liées au vidéoprojecteur, et les réglages intrinsèques qui permettent la mise au point de l’image. Ce sont les premiers qui influent dans le choix du vidéoprojecteur.

    Il faut ensuite bien comprendre que les spécifications en sortie de vidéoprojecteur sont directement dépendantes de la taille de l’écran, de la distance de projection et de l’environnement (pièce claire ou sombre).

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  • B. La luminosité

    La luminosité, exprimée en lumens, indique la puissance du flux lumineux en sortie de l’optique.

    À l’écran, la luminosité est mesurée en intégrant la réflexion de la toile. Cette mesure est exprimée en footlamberts (fL), ce qui correspond à la quantité de lumière reproduite. Une autre unité de mesure est employée, le candela par mètre carré (cd/m²), mais elle est plutôt réservée aux téléviseurs.

    Pour une même luminosité annoncée, par exemple de 500 lumens, plus l’écran est grand, plus la luminosité résultante est faible. De même, plus le vidéoprojecteur est éloigné de l’écran, plus la luminosité diminue.

    Le choix de la luminosité se fait en fonction d’une norme établie par la SMPTE (Society of Motion Picture Television Engineers), qui préconise une luminosité à l’écran compris entre 12 et 16 FL. Dans les cinémas, elle est fixée à 16 fL, car les salles sont obscures et peu réfléchissantes ; alors que dans un environnement lumineux (murs blancs), on se contentera de moins de puissance, soit de 12 FL. Bien entendu, rien n’empêche ceux qui préfèrent une image plus pêchue de choisir une valeur plus élevée.

    En cas de non respect de cette norme, à l’image les conséquences sont immédiates. Au-dessus des valeurs recommandées, les blancs auront tendance à être brulés, c’est à dire que la palette de nuances des blancs ne sera pas retranscrite, et les noirs tireront sur le gris. En deça de ces valeurs, l’image sera terne, et les passages censés être lumineux, comme les scènes filmées en plein jour, seront sombres.

    Voici quelques exemples de luminosité recommandée selon la taille de l’écran (en partant de la base de l’écran et non de la diagonale comme pour les téléviseurs) sur des valeurs de 12 et 16 FL.

    • 1,80 m : 235 à 315 lumens
    • 2,03 m : 300 à 400 lumens
    • 2,34 m : 400 à 530 lumens
    • 2,64 m : 505 à 675 lumens
    • 3,05 m : 675 à 900 lumens
    • 3,30 m : 790 à 1 055 lumens

    Attention : les constructeurs annoncent des luminosités mesurées sous un protocole avantageux, mais très éloigné de la réalité. Divisez par deux les puissances annoncées et même par trois les chiffres les plus prometteurs. Par exemple, ils prédisent une luminosité pour une position standard de la lampe, qui donne sa pleine puissance, alors qu’en position économique la puissance chute d’environ 15 à 20 %, et le niveau sonore encore plus.

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