Vidéoprojecteur : ce qu'il faut comprendre
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A.
L’iris dynamique
Comment faire du noir à l’écran alors que la lampe du vidéoprojecteur est allumée ? C’est ce que tentent de faire chacune à leur manière les technologies de matrice de diffusion... Mais aucune n’y arrive parfaitement.
Le DLP s’en sort beaucoup mieux que ses confrères, et c’est ce qui a poussé les constructeurs de matrices à cristaux liquides à introduire un mécanisme permettant de réduire la luminosité de la lampe lorsqu’il n’est pas nécessaire d’éclairer beaucoup (dans les scènes sombres, par exemple).
Ce mécanisme est basé sur un diaphragme qui module son ouverture en fonction des images qu’il doit reproduire : ouvert (images lumineuses) ou fermé (images sombres).
Ainsi, le contraste natif augmente considérablement. Ce mécanisme permet par exemple de doubler les valeurs d’un produit LCD (de 800 à 2 000:1), voire de les quadrupler (de 800 à 4 600:1), ou encore de faire passer de 1600 à 6 000:1 le contraste d’un vidéoprojecteur SXRD.
Le gros avantage de l’iris dynamique est qu’il accentue fortement le contraste On/Off, et du coup procure des noirs beaucoup plus profonds.
En revanche, il génère plusieurs inconvénients. Le plus facilement acceptable : la modification du rendu de l’image tel qu’il a été défini par le réalisateur.
Un peu plus difficile à accepter : le bruit de fonctionnement de certains iris (heureusement, souvent couvert par le son du film). Plus intolérable, la perte de contraste au cœur de l’image : un ciel étoilé aura un fond bien noir, mais les étoiles seront peu lumineuses. Et enfin, inadmissible : le temps de réaction de l’iris. Celui-ci ne réagit pas instantanément lors du passage d’une scène sombre à une scène lumineuse, ou inversement. Une scène sombre le deviendra encore plus une fois que l’iris se sera fermé, et une scène lumineuse le sera encore davantage une fois l’iris ouvert. Rares sont les constructeurs à avoir développé un iris dynamique réactif, mais ils existent.
Globalement, l’iris dynamique reste un outil bénéfique, car des noirs qui sont gris sont bien plus dérangeants que les inconvénients relatifs à cet artifice. Malgré tout, un vidéoprojecteur avec un fort contraste natif sans iris demeure l’idéal.
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B.
La lampe
Propre à chaque appareil, la lampe est la seule pièce d’usure demandant à être remplacée. Chaque vidéoprojecteur propose, via son menu, un compteur horaire qui affiche le décompte des heures de fonctionnement.
Les technologies
Deux sortes de lampe sont utilisées en vidéoprojection : les lampes métal halide, qui ont évolué vers un design spécifique appelé UHP (Ultra High Performance), et les lampes au xénon.
Les premières bénéficient d’une chute de luminosité lente, mais ont l’inconvénient d’avoir une dérive colorimétrique régulière.
Le xénon a pour avantage une couleur spectrale proche de celle recommandée dans le monde de la vidéo, ainsi que de bénéficier d’une dérive minime. Cependant, la luminosité chute dès 100 heures d’utilisation de 30 %, pour se stabiliser ensuite.
La durée de vie et le coût
Les lampes UHP, les plus couramment utilisées, offrent une durée de vie d’environ 3 000 heures, pour un coût approximatif de 350 euros. Avec le rythme soutenu d’un film par jour, la durée de vie est de plus de 3 ans.
Les lampes xénon ne se trouvent que sur de rares modèles, onéreux. De plus, leur durée de vie est de 1 000 heures pour un coût de 1 000 euros.
Dans tous les cas, la chute de luminosité est si progressive qu’il est difficile de s’en rendre compte, sauf en fin de vie de la lampe où l’image paraîtra terne.
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C.
Le niveau sonore
Afin de refroidir la lampe, un système de ventilation est intégré dans les vidéoprojecteurs. Celui-ci génère un bruit plus ou moins important suivant les produits. Les progrès réalisés dans l’absorption du bruit sont considérables, mais il faut toujours surveiller le niveau sonore annoncé, qui peut varier notablement d’un produit à l’autre.
Le niveau sonore est exprimé en décibels (dB) et s’échelonne sur les vidéoprojecteurs entre 19 et 36 dB. Un accroissement de 3 dB équivaut à une augmentation du double de la puissance sonore d’un point de vue théorique, et de un cran supérieur d’un point de vue pratique.
La plupart du temps, le niveau sonore est annoncé pour une lampe en mode économique, plus avantageux en termes de bruit. En cas d’utilisation de la lampe en mode standard, se référer au niveau sonore dans cette configuration précise.
À 30 dB, le bruit est acceptable, tandis qu’au-delà il devient relativement audible. Aux alentours de 25 dB, il est à peine perceptible, mais, comme toujours, les constructeurs trichent sur les chiffres, et il faut donc se méfier des premiers prix ayant prétendument des valeurs aussi basses. Il y a peu de chance qu’un système de silencieux soit intégré dans cette catégorie d’appareils.
À noter que les projecteurs à technologie DLP émettent, en plus du bruit de ventilation, un sifflement aigu dû à la roue codeuse qui tourne à vitesse élevée. Bien sûr, certains produits bien conçus s’affranchissent de cet inconvénient.
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