Url : http://www.bestofmicro.com/guide/savoir-Accessoire-photo,5-aWRHdWlkZT03NSZpZENsYXNzZXVyPTEzMA==.html le 10/09/2007 à 12:03:29
Le flash constitue à ce jour la source de lumière artificielle la plus intéressante pour les photographes. En plus de se révéler plus léger et plus puissant que d’autres types d’éclairages, sa température de couleurs très proche de celle de la lumière du jour, la brièveté des éclairs qu’il délivre ainsi que sa faible consommation d’énergie lui confèrent de très nombreux avantages dans de nombreux domaines de prise de vue (studio, sport, reportage, ...).
Quel que soit le support considéré (flash cobra, annulaire ou de studio), tous les flashes que nous connaissons actuellement sont électroniques et sont constitués d’une source d’énergie (piles, accumulateur ou secteur), d’un tube éclair en silice et de son circuit d’allumage, de condensateurs, et d’un dispositif éleveur de tension qui transforme le courant basse tension fourni par la source d’énergie en courant de moyenne tension.
Cette manoeuvre alimente la charge des condensateurs et leur permet ensuite de transmettre au tube éclair un courant doté d’une puissance élevée. Lors du déclenchement, le contact de synchronisation de l’obturateur ferme le circuit d’allumage. Une électrode ionise alors le gaz xéon contenu dans le tube, le rendant ainsi conducteur d’électricité et permettant le passage du courant transmit par deux autres électrodes situées à ses extrémités.
L’ionisation, qui permet à ce processus presque instantané de se dérouler, met en jeu des échanges d’électrons. C’est pourquoi l’on parle de flash électronique.
Pour exprimer la puissance d’un flash, l’indicateur utilisé est le nombre-guide (NG). Il est toujours indiqué en mètres, pour un angle de champ et une sensibilité donnés. A pleine puissance du flash, le NG a une valeur fixe qui se calcule de la manière suivante :
NG = n x d. n : nombre d’ouverture du diaphragme de l’objectif (ex : 2,8) d : distance flash-sujet (en mètres)
Conçu pour être placé sur la griffe située sur le dessus du reflex ou du bridge, le flash additionnel de type cobra est le plus répandu. Les modèles actuels étant tous automatiques, il n’est plus nécessaire de faire soi-même ce calcul. Le nombre-guide reste néanmoins la mesure de référence pour indiquer la puissance d’un flash.
Autre amélioration : la très grande majorité des modèles de flash cobra disponibles sur le marché depuis plusieurs années est équipée de la technologie TTL. Abréviation de Through the lense (traduction : « à travers l’objectif »), ce système fonctionne grâce à l’ajout dans le boîtier d’une cellule photosensible dont le rôle est de mesurer la quantité de lumière émise par le flash que reçoit le capteur (ou le film) et non plus, comme par le passé, la seule puissance de l’éclair. Cette avancée technique a pour intérêt majeur de permettre la prise en compte automatique par le boîtier de tous les facteurs susceptibles de modifier l’exposition (filtres, doubleurs de focale...). La technologie TTL, apparue il y a déjà plus de trente ans, a été depuis largement améliorée par les constructeurs, principalement pour les boîtiers reflex numériques. Grâce à l’emploi de cellules multizones, à la prise en compte de la distance entre le flash et le sujet, ainsi qu’au recours à un double système de mesure de la scène avec et sans l’éclair du flash, les résultats obtenus en mode Automatique sont bien meilleurs que par le passé, notamment pour les scènes qui nécessitent le couplage du flash avec la lumière ambiante selon la technique du fill in.
Grâce à leur expérience dans le domaine de la photographie professionnelle, Canon et Nikon (dont certains modèles prennent même automatiquement en compte l’inclinaison de la tête orientable du flash cobra ainsi que la focale de l’objectif employé) sont les deux fabricants qui proposent les avancées les plus remarquables. Néanmoins, ces technologies sont coûteuses et généralement réservées à l’amateur expert ou au professionnel.
Malgré les évolutions spectaculaires des cellules intégrées aux boîtiers reflex, l’usage du posemètre indépendant est toujours utile, voire indispensable dans certains cas, particulièrement en numérique. En effet, les capteurs ont tendance à « brûler » les hautes lumières et imposent une rigueur plus importante dans la mesure de l’exposition.
Il existe deux méthodes pour évaluer l’éclairage d’une scène : la mesure de la lumière réfléchie par le sujet (comme dans le cas d’une cellule intégrée au boîtier) et celle de la lumière incidente (qui éclaire le sujet). Dans ce dernier cas, qui permet notamment de vérifier l’uniformité de l’éclairage d’une scène, le posemètre indépendant est indispensable. De même, lorsque la cellule intégrée d’un appareil se révèle insuffisante (ex : pose longue comme en photo de nuit ou en photomacrographie), ou qu’elle est absente (ex : appareil moyen format), on ne peut s’en passer.
Le posemètre indépendant se compose d’une cellule photosensible, qui mesure l’intensité lumineuse, et d’un système permettant d’afficher les résultats. Sur les modèles actuels, on utilise une photodiode au silicium. Principal avantage de ce dispositif : ce type de cellule est extrêmement sensible aux variations de lumière, même lorsque ces dernières sont très brèves. Avec ce matériel, on peut donc également mesurer l’intensité d’un éclairage au flash (flashmètre), une caractéristique particulièrement utile dans le cadre du studio par exemple.
La cellule transforme la lumière reçue en courant électrique, dont le rôle est de provoquer le déplacement magnétique d’une aiguille sur un cadran dans le cas de modèles anciens, ou d’être analysée afin d’afficher un résultat sur un écran LCD. Dans le cas d’une cellule au silicium, cette dernière est accompagnée d’un amplificateur qui augmente la puissance du signal souvent faible destiné à être interprété. En fonction de la sensibilité choisie on obtient ensuite un ou plusieurs couples diaphragme/vitesse qu’il suffit de reporter sur l’appareil pour obtenir le résultat souhaité.