Url : http://www.bestofmicro.com/guide/base-Autoradio,4-aWRHdWlkZT02MiZpZENsYXNzZXVyPTEwMw==.html le 16/07/2007 à 12:31:47
C’est l’élément premier de l’autoradio, qui permet de capter les stations de radio sur 2 bandes de fréquences (FM et GO), voire une troisième avec la bande PO. Autrefois analogiques, les tuners sont aujourd’hui numériques. On ne tourne plus une molette pour trouver sa station, mais on choisit sa fréquence directement via sa valeur (102,3 MHz par exemple). La plupart des tuners disposent de la fonction RDS (Radio Data System) qui affiche sur l’écran de l’autoradio le nom de la station reçue et passe automatiquement sur sa nouvelle fréquence si celle-ci change en cours de trajet. La troisième fonction principale du RDS consiste dans le basculement de la musique vers des informations trafic lorsque celles-ci sont dispensées sur quelque station que ce soit ou sur la station autoroutière 107.7.
La puissance sonore d’un autoradio représente sa capacité à reproduire le son à un certain niveau. On la mesure en watts par haut-parleur. Par exemple, un autoradio 4 x 40 watts dispose de 4 voies de 40 watts chacune pour reproduire le son. Les 4 haut-parleurs sont dans ce cas : l’avant-gauche, l’avant-droit, l’arrière-gauche et l’arrière-droit. Prenez garde aux faux watts : ne peuvent être considérés comme véridiques que les watts RMS (Root Mean Square) et non pas les watts PMPO (Pick Music Power Output). Les premiers représentent le maximum que le haut-parleur ou l’amplificateur peuvent supporter en régime continu, tandis que les seconds ne sont qu’une mesure prise sur un laps de temps inférieur à une seconde. Pour atteindre des puissances supérieures ou égales à 4 x 40 watts, un autoradio doit intégrer un amplificateur (ou subwoofer) se présentant sous la forme d’un circuit intégré. Il est également possible, pour augmenter la puissance de base d’un autoradio, d’y relier un amplificateur externe via des prises RCA. Il s’installe alors sous la console centrale ou sous la boîte à gants du véhicule.
Sur une fiche technique, vous serez abreuvé de termes barbares censés définir la qualité audio de l’appareil. Le principal élément à relever est la présence d’un égaliseur, et ce pour façonner le son à votre goût. Il lui faut plusieurs modes d’ambiance (pop, rock, classique, etc.) et, surtout, un mode personnalisable pour régler les graves, les aigus et les médiums comme vous le souhaitez. Au dos de l’appareil, ne vous laissez pas abuser par les sigles tels que XDSS, XDSS+, DSO II et autres MediaXpander. Demandez au vendeur leur signification et leur rôle, en gardant à l’esprit que les plus importants sont les systèmes permettant d’ajuster automatiquement le volume au fond sonore ambiant (de type AVC) ou ceux améliorant la qualité de réception avec un contrôle numérique des fréquences (de type DFC). Un système d’amplification des basses est également le bienvenu.
Lorsque vous changez d’autoradio, prenez garde de ne pas perdre certaines fonctions de l’autoradio précédent, surtout s’il s’agit de celui monté à l’origine par le constructeur de votre véhicule. Les principales sont, bien entendu, l’affichage des informations sur la console centrale et les commandes au volant - tellement sécurisantes. Il s’agit souvent d’une simple prise, mais elle est absolument essentielle ! Le cas échéant, renseignez-vous auprès de l’enseigne où vous achetez votre autoradio. La compatibilité avec l’afficheur et la télécommande d’origine du véhicule est parfois disponible via une option « maison » facturée aux alentours de 60 euros.
Tous les autoradios lasers, c’est-à-dire avec un lecteur CD, sont compatibles avec les CD-Audio du commerce. Pour pouvoir écouter « plus de musique », il faut deux autres types de compatibilité. La première concerne les CD-R, c’est-à-dire les disques vierges du commerce Ce n’est pas parce que vous y gravez des chansons au format CD-Audio qu’ils seront acceptés comme un CD-Audio normal. Il faut une puce spéciale pour cela. Cette compatibilité en inclut aussi une seconde, obligatoire, vers les CD-RW. C’est-à-dire les disques réinscriptibles, qu’on peut effacer au fur et à mesure pour y graver de nouveaux fichiers. Cela permet d’utiliser un CD comme une super disquette et d’y graver des chansons au fur et à mesure de ses envies de façon économique.
Un autoradio MP3 est capable de lire, en plus des CD-Audio normaux et des CD-Audio gravés, des CD de fichiers MP3. Il s’agit d’un format de musique compressée, permettant de faire tenir sur un disque, CD-R ou CD-RW, environ 10 albums complets à la place d’un seul. Ancêtre de ce genre de format, le MP3 est le plus répandu et donc le plus lu par les autoradios idoines. Mais, aujourd’hui, pour être vraiment pratique et compatible avec le « marché » des fichiers audio compressés, un autoradio doit lire aussi le format WMA. C’est l’équivalent du MP3 en version « officielle Microsoft » et il est très important, car c’est celui diffusé par la plupart des sites de vente de musique en ligne. Mais il faut aussi compter avec le format AAC du site iTunes Music Store d’Apple. Si vous êtes un fana de l’iPod, vos morceaux de musique sont sûrement dans ce format. Donc si vous voulez les lire sur votre autoradio, vérifiez sa compatibilité AAC. Enfin, il faut remarquer le dernier format, l’ATRAC3, spécifique à Sony.
Le lecteur laser n’est pas forcément le seul moyen pour un autoradio de lire des fichiers MP3. D’autres éléments techniques, comme une prise auxiliaire ou USB, peuvent le faire.
- La prise auxiliaire est une entrée audio au format jack classique. Vous y branchez via un câble adapté votre baladeur MP3, et le son sort par les enceintes de l’autoradio. C’est pratique, car adapté à la totalité des baladeurs du marché, quelle que soit leur marque ou leur type (disque dur, mémoire Flash, etc.).
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- Avec une prise USB, vous y branchez n’importe quelle clé USB, même si elle ne fait pas office de baladeur MP3, ou même un disque dur externe. Les fichiers « classiques » qu’ils peuvent contenir sont ignorés, tandis que les fichiers MP3 sont lus par l’autoradio.
- À la place ou en plus de la prise USB, il peut y avoir un lecteur de cartes mémoire. Le principe de fonctionnement est le même, mais plusieurs formats coexistent et un autoradio ne les lit pas forcément tous à la fois. Les formats les plus courants sont SD/MMC, qu’on trouve aussi très souvent dans les appareils photo numériques et qui est plutôt universel, et le format Memory Stick, spécifique à Sony.
Ici, il s’agit d’un câble qui sort depuis l’arrière de l’autoradio et qui est mentionné sous le terme de « prise RCA ». Il peut y en avoir plusieurs. Lorsque l’on parle de prises RCA, on fait référence à un standard des prises audio, autrement appelé Cinch, ou les fameuses prises rouges et blanches qu’on trouve notamment sur les chaînes hi-fi et leurs baffles. Cette sortie additionnelle possède une fonction principale : relier à l’autoradio un amplificateur ou « subwoofer », capable de booster la puissance et la qualité du son. C’est un point important à vérifier si votre autoradio est dépourvu à l’origine d’un tel élément. Avec une sortie RCA, vous pouvez l’ajouter vous-même, pour un prix variant de 70 à 250 euros.
45°, 60°, 70° : que signifient ces chiffres qu’on retrouve sur toutes les fiches techniques des autoradios ? Il n’est évidemment pas question de température et donc de degrés Celsius. On parle d’angle ! L’angle maximal à partir de l’horizontale que peuvent supporter le lecteur laser et les branchements de l’autoradio. En clair, si l’emplacement pour autoradio du véhicule est trop penché, vous ne pourrez pas forcément installer votre nouvel achat. Pour vérifier tout cela, il est inutile de sortir compas et rapporteur. Demandez au vendeur. En un simple coup d’œil (et parce qu’il connaît les modèles de voiture à risque, de type Twingo ou Saxo) il vous dira si ça passe ou pas !
Là aussi, il s’agit d’un point primordial à propos duquel il faut effectuer des vérifications. Sa taille tout d’abord : il doit comporter plusieurs lignes et être le plus large possible pour afficher le plus d’informations possible. Sa luminosité et - pourquoi pas - la possibilité de changer de couleur, pour être sûr de voir ce qu’il affiche en toutes circonstances et conditions « solaires ». Il faut aussi s’assurer qu’il accepte les informations des « Tags ID3 » des fichiers MP3. En clair, que, lorsque l’autoradio lit un fichier MP3, s’affichent à l’écran des informations comme le nom de l’artiste et le titre de la chanson (de même que sur un ordinateur en somme) et non pas le simple numéro du fichier.
MP3 ou pas, un autoradio doit avoir une façade amovible. À l’aide d’un petit bouton poussoir, vous démontez toute la partie avant de l’autoradio (écran, boutons, etc.) pour l’emporter avec vous lorsque vous sortez de votre véhicule. L’avantage est simple : l’autoradio ne peut plus servir tel quel et donc ne suscite plus la convoitise d’éventuels voleurs. C’est un élément de sécurité indispensable.
Un autoradio MP3 peut aussi être doté de fonctions évoluées, dont la principale consiste en une compatibilité avec la norme sans fil Bluetooth. Si vous avez un téléphone compatible Bluetooth aussi, vous pouvez « entendre » sur votre autoradio ce que vous dit un correspondant qui vous appelle. Le basculement se fait automatiquement dès l’appel : le son de la musique se coupe, la sonnerie retentit et vous décrochez en appuyant sur un bouton du téléphone ou de l’autoradio. Vous parlez toujours via le microphone du téléphone, utilisé en mode mains-libres. C’est pratique pour garder les deux mains au volant en cas d’extrême nécessité, car la loi interdit de téléphoner au volant, et quel que soit le système en mains-libres utilisé.
Cette gravure s’effectue depuis un PC, avec des fichiers MP3 que vous avez achetés sur des sites de vente en ligne ou que vous avez créés vous-même à partir de vos CD-Audio personnels. Vous pouvez utiliser pour cela le lecteur Windows Media intégré à Windows. Attention ! Au moment de graver, il faut créer un disque de données (comme si vous graviez des données personnelles quelconques) et non pas un CD-Audio. Que vous le fassiez sur un CD-R ou un CD-RW (réinscriptible), vous pouvez déposer la même quantité de musique, en moyenne une douzaine d’heures, sur les 750 Mo disponibles.
Si votre autoradio est doté d’une prise auxiliaire (dite « prise Aux »), vous pouvez, au moyen d’un câble jack stéréo (5 euros environ) y relier votre baladeur MP3. Ce dernier peut être de n’importe quelle marque et de n’importe quel format : clé USB, mémoire Flash, disque dur, etc.). Le pilotage des morceaux s’effectue alors depuis le baladeur, qui devient une sorte de télécommande filaire en même temps que fournisseur de contenu musical. Notez que certains autoradios sont annoncés comme « compatibles iPod ». Cela signifie que pour ce baladeur en particulier, des câbles de branchement spéciaux sont fournis. Là, c’est via l’écran et les boutons de l’autoradio que vous choisissez les morceaux à écouter, ce qui est plus pratique que quand vous devez le faire depuis le baladeur.
Après avoir chargé des fichiers MP3 sur une clé USB, à côté ou non d’autres fichiers non musicaux, vous n’avez plus qu’à insérer la clé dans la prise USB de l’autoradio et le tour est joué. C’est extrêmement simple et économique, car une clé de 2 Go - soit l’équivalent de plus de 30 heures de musique (500 fichiers MP3) - vaut environ 30 euros. Bien entendu, vous pouvez remplacer la clé USB par un disque dur externe, à condition de disposer du câble adéquat et d’un emplacement où le poser, voire le fixer correctement. Car, contrairement aux clés USB, les disques durs possèdent des éléments mécaniques fragiles qui peuvent « sauter » à chaque aléa sur la route, comme les dos-d’âne ou les passages à niveau et autres nids-de-poule.
Un lecteur de cartes mémoire est une petite fente généralement placée à la verticale sur le côté de l’autoradio. C’est exactement le même que celui qu’on trouve sur les PC et les imprimantes multifonctions. Une puce intégrée est chargée de repérer les fichiers MP3 de la carte insérée dans le lecteur et de les « envoyer » vers la puce de décompression de l’autoradio pour leur lecture. S’il existe de nombreux formats de cartes mémoire, on n’en trouve généralement que deux (mais jamais en même temps, ce serait trop beau !) sur les autoradios. Tout d’abord le format courant SD/MMC de la plupart des appareils photos : pratique puisqu’on peut utiliser une carte provenant de presque n’importe quel appareil et partager son espace de stockage entre photos et musique. Ensuite, pour les autoradios Sony, le format utilisé est Memory Stick. Ces cartes sont malheureusement plus chères et moins répandues que les SD/MMC.
Si l’autoradio n’est pas directement compatible MP3, il faut passer par un autre système : le transmetteur FM. Cette fois, ce n’est pas par une prise que vont passer les MP3, mais par les airs. Un transmetteur FM est en effet un petit appareil qui se branche d’un côté à l’allume-cigare et de l’autre à tout appareil musical externe : (MP3, PDA, baladeur Audio/Vidéo, ou CD portable). Le transmetteur convertit le signal audio de l’appareil externe en signal FM sur une fréquence que peut capter l’autoradio. Il faut juste régler le transmetteur et l’autoradio sur la même fréquence, de préférence la plus éloignée possible d’une fréquence utilisée par une station. Ce qui revient à trouver un réglage en début ou en fin de bande. La qualité audio est généralement bonne, mais peut varier en cours de trajet. Il faut différencier, au moment de l’achat, les transmetteurs FM universels, qui s’adaptent à tous les baladeurs et appareils audio nomades et ceux dits « pour iPod », dédiés au baladeur d’Apple et à sa prise spéciale. Un transmetteur FM coûte entre 30 et 70 euros. Les principales marques sont Kensington, Griffin, Belkin ou encore Heden.