Url : http://www.bestofmicro.com/guide/savoir-Cadre-photo-numerique,5-aWRHdWlkZT02NiZpZENsYXNzZXVyPTExMg==.html le 16/07/2007 à 14:57:21
Cette étape est à effectuer avant même de transférer les images, vidéos et sons, dans la mémoire interne ou sur une carte mémoire.
Pour que les fichiers que vous voulez afficher soient lus, il faut qu’ils soient d’un format compatible avec ceux acceptés par le cadre. Si cela n’est pas le cas, il faudra au préalable passer par un petit logiciel afin de les convertir.
Cette opération devra être réalisée sur un PC, aucun cadre photo numérique ne proposant pour le moment cette possibilité.
Pour les images, le logiciel Paint, intégré à Windows vous permettra de convertir des images aux formats BMP, GIF ou encore TIF en fichiers JPEG, lisibles sur la plupart des cadres photos.
Pour le son, un programme comme CDex, gratuit et en français, facilitera le passage du format WMA vers MP3 et réciproquement. Enfin pour la vidéo, tout dépend du format utilisé par votre cadre photo et de celui d’origine de séquences filmées. Dans de nombreux cas (fichier 3GPP provenant d’un téléphone mobile vers DivX, par exemple), il vous faudra passer par un logiciel payant incluant les codecs nécessaires à la transformation. Néanmoins citons le logiciel gratuit et en français MediaCoder apte à solutionner bon nombre de cas de conversions sans avoir à bourse délier.
Avant de pouvoir s’afficher sur l’écran plat du cadre, les images doivent d’abord être transférées sous forme de fichiers codés en langage binaire (sous formes de 1 et de 0). Si le cadre comporte une mémoire interne, pas de problème, dans ce cas, les fichiers provenant d’une carte mémoire ou d’un ordinateur via une prise USB sont directement stockés dans les 32, 64 ou 128 Mo disponibles.
Si le cadre est dénué de mémoire interne, les différentes puces de décompressions (sonore et visuelle) devront en permanence faire des appels vers les cartes mémoires pour y piocher les fichiers à utiliser. Deux inconvénients principaux à cette méthode : le premier tient dans la vitesse d’affichage des photos, plus lente que depuis une mémoire interne. Le second défaut vient de l’immobilisation et de l’usure prématurée des cartes mémoire. Dans ce cas de figure, les cartes sont destinées à être laissé dans le cadre tant que l’on souhaite regarder les photos et sont sans cesse sollicitées pour le transfert des fichiers. A éviter si on tient à ses cartes mémoires et surtout aux fichiers qu’elles contiennent.
Indispensable aux transferts des fichiers, le contrôleur d’un lecteur de carte mémoire est un petit circuit intégré. Sa mission : reconnaître les différents formats de cartes et permettre la communication entre la carte et les autres éléments du cadre. Chaque lecteur de carte mémoire dans un cadre disposera de son propre contrôleur, spécifique à chaque format. C’est aussi cet élément qui conditionne la taille maximum des cartes mémoire (l’espace de stockage) que vous pourrez insérer dans la trappe du lecteur de carte. La plupart des contrôleurs de carte mémoire acceptent actuellement des cartes entre 8 Mo et 4 voire 8 Go.
Une fois que les fichiers images ou sons sont transférés dans la mémoire, il faut leur appliquer un traitement spécifique pour transformer les données binaires en formes, couleurs ou encore musiques. On trouve donc dans les cadres photos des petites puces de décompression, semblables dans les grandes lignes de leur architecture à ce que l’on trouve sur un ordinateur, mais en beaucoup moins compliqué et évolué. Petit tour d’horizon de ces différents composants :
Il s’agit alors simplement d’une puce d’affichage en 2D, assez identique à celle que l’on trouvait sur une carte graphique d’ordinateur il y a 7 à 10 ans. Cette puce est juste là pour décoder les données binaires contenues dans le fichier de l’image et les transformer en points à afficher sur l’écran LCD. Ces données binaires indiquent aussi pour chaque point un codage permettant d’associer une couleur. La puce de décompression assure enfin la mise à échelle de l’image afin de réduire sa définition d’origine si l’écran du cadre ne comporte pas autant de points que l’image originale.
Une nouvelle fois, pour la restitution du son sur un cadre photo, on fait appel à un composant de décompression sonore basique. Pas besoin de puces gérant du 5.1... Ici, un simple processeur spécialisé dans la décompression et la restitution du son sur deux enceintes suffisent. La plupart du temps, cette puce ne gère qu’un seul format de fichier (souvent le MP3), donc sa tâche n’est pas très compliquée ni variée.
Décompresser et lire une vidéo demande bien plus de puissance de calcul que d’afficher une image fixe. C’est pourquoi les puces utilisées sur les cadres compatibles avec des formats vidéo sont en général issues des baladeurs vidéo et autres disque dur multimédias. Elles sont plus perfectionnées et capables d’afficher une succession de 15 voir 30 images fixes à la secondes afin de restitué la fluidité d’une vidéo. Généralement, sur les modèles compatibles vidéo, elles assurent aussi la décompression des images fixes, d’où l’économie toute relative d’une puce destinée spécialement à cet effet.
Pièce centrale d’un cadre photo, celui ci est de type LCD. Les constructeurs utilisent généralement des dalles TN, la technologie la plus maîtrisée mais aussi la plus ancienne en LCD.
Si elle coûte moins chère à produire que ses concurrentes MVA ou IPS, utilisées toutes deux sur des téléviseurs à écrans plats de grande taille, la technologie TN offre des angles de vision plus réduits, s’avère un peu moins lumineuse et n’arrive pas à reproduire des noirs aussi profond. Autrement dit les images sont plus ternes et fades.
Pour accompagner les nouveaux modes de prise de vue et en particulier le 16/9, de plus en plus d’écran LCD intégrés aux cadres photo numériques sont rectangulaires. Si bien qu’apparaissent des bandes noires de chaque coté de l’image si le cliché a été réalisé en mode 4/3.
Calculée en mesurant la diagonale de l’écran, elle va de 3,5 (un peu plus de 7 cm) à 10,4 pouces (25,4 cm). Plus cette taille est importante, plus l’image affichée sera bien visible et évitera d’être écrasée par le bord du cadre en lui même, un défaut souvent présent sur les écrans de faible dimension.
320 x 234 points pour les plus mauvais, 800 x 600 points pour les meilleurs, la définition des écrans LCD de cadre photo numérique n’est jamais excellente. Mais en 800 x 600 points, on obtient des images assez précises sur ce type d’écran. A noter que pour se conformer au format 16/9, certains écrans adoptent des définitions exotiques comme 720 x 480 points ou 960 x 240 points.
Plutôt que d’afficher toujours la même image et d’attendre que vous appuyez sur un bouton pour en changer, certains modèles de cadres proposent des fonctions d’affichage évoluées comme le zoom, le diaporama ou la mosaïque.
On fait alors appel à des puces de décompression et d’affichage plus complexes, capable de redimensionner et d’orienter des images pour les afficher ensemble, de zoomer sur certaines parties d’un cliché en faisant abstraction du reste ou encore d’afficher une succession de photo simplement en se calant sur des cycles d’horloge.
Pour piloter ces fonctions, un logiciel intégré au cadre vous guide dans des menus simples et explicites pour faire vos choix. Ce logiciel permet aussi de choisir les photos à afficher et parfois de régler certaines caractéristiques techniques de l’écran LCD, comme le contraste, la température de couleur ou la luminosité.
L’intégration de deux haut-parleurs et d’une puce de décompression sonore sur une cadre photo se fait de plus en plus. Cela permet de lier ses images à des musiques ou à des séquences sonores afin de dynamiser votre affichage. Vous stockez vos fichiers MP3 dans la même mémoire que celle utilisée pour vos photos et, via le logiciel du cadre, indiquez quels sont les morceaux que vous aimeriez entendre. Deux bémols à formuler sur cette fonction : d’abord, le son est souvent de très mauvaise qualité et de faible puissance (1 à 2 watts maximum), donc ne comptez pas utilisez un cadre comme radio MP3. Enfin, les fichiers MP3 occupent plus de place que les images, donc vous ne pourrez pas en stocker beaucoup sur la mémoire interne, et ils occuperont de l’espace au détriment des photos.
Plus fort que le son, la fonction de lecture de films sur un cadre vidéo tend elle aussi à se généraliser. Sur un écran de taille raisonnable (au dessus de 8 pouces) doté d’une définition conséquente (800 x 600), l’affichage de vidéo est agréable et la lecture d’un film en entier possible. Les formats de fichiers acceptés sont variés suivant les modèles, avec principalement les différentes déclinaisons du MPEG (1 ,2 ou 4) et l’AVI. Pour le son, on dispose soit des hauts parleurs intégrés du cadre, soit d’une prise Jack pour y brancher un casque. Mais on peut faire le même reproche à cette fonction que pour la lecture des fichiers musicaux : les films occupent beaucoup d’espace de stockage et risquent très vite de saturer la mémoire (interne ou sous forme de cartes).
Prolongement logique de la lecture de vidéo, l’intégration d ‘un tuner TNT est la dernière tendance technologique sur les cadres photo. Cela passe aussi par l’ajout d’une antenne pour la réception du signal et généralement d’une télécommande pour piloter les principales fonctions télé. La TNT étant diffusée en MPEG-2, la décompression et l’affichage du signal télé utilisent la même puce que pour la lecture des vidéos.