Les consoles d'aujourd'hui comme jamais

Url : http://www.bestofmicro.com/guide/savoir-Console,5-aWRHdWlkZT0zMSZpZENsYXNzZXVyPTU0.html le 24/04/2007 à 18:11:22

XBox 360, XBox 360S et Kinect

Une console mais pas seulement

Fin 2010, il s’était vendu plus de 50 millions de XBox 360 dans le monde. Son avenir semble encore radieux avec un catalogue très actif, un XBox Live qui compte plus de 30 millions d’abonnés (et qui offre accès à des jeux à télécharger mais aussi des films à louer) et surtout l’arrivée de l’extension KINECT qui ouvre de nouvelles perspectives au marché du jeu vidéo. Avec KINECT, on n’a plus besoin de manettes pour jouer : la manette c’est vous, c’est votre corps, vos bras, vos jambes, votre tête.

Avec des "séries" comme Halo, Fable, Call Of Duty, Gears Of War, Fallout, BioShock, Mass Effect, FIFA, PES, Forza Motorsport, Guitar Hero, Band Hero, la console s’est imposée auprès d’un public de gamers passionnés.

Mais la XBox 360 se veut aussi un véritable centre de loisir multimédia. Elle peut aisément se connecter au réseau local, profiter des films, vidéos, photos et musiques stockés sur votre ordinateur et même se transformer en terminal Windows Media Center pour regarder la TV et les émissions enregistrées depuis un PC.

La XBox 360, c’est aussi et surtout le XBox Live, le plus vaste service en ligne du monde. Il vous faudra d’ailleurs prévoir un budget pour vous y abonner annuellement. Mais le service vous donne non seulement accès à des parties en ligne mémorables, mais aussi à de très vaste catalogue de jeux en téléchargement. Il vous donne aussi accès depuis l’écran de votre téléviseur aux réseaux sociaux comme Windows Live Messenger ou Facebook, aux chaînes de Canal+ et CanalSat, à la location de films en téléchargement légal et à toutes sortes de services interactifs.

Bref, la XBox 360 se veut le centre des loisirs numériques pour toute la famille. Et l’arrivée de Kinect et des nouveaux services Live ne fait que renforcer cette tendance. Même si, au final, la XBox reste avant tout une fantastique console de jeux.

Les versions de la XBOX 360

On trouve essentiellement deux versions de la console :

* La première est destinée aux "Hard Core Gamers". Généralement distribuée sous forme de pack avec 1 ou 2 jeux, cette version se distingue par la présence en standard d’un disque dur de 250 Go. Il permet de profiter pleinement des nombreux jeux du XBox Live et permet aussi de stocker scores et films téléchargés.

* La seconde est plus familiale. Elle est généralement commercialisée dans le cadre du pack "KINECT" et comporte donc la version 4 Go de la XBox 360 ainsi que l’extension révolutionnaire Kinect. La version "4 Go" est dépourvue de disque dur. Mais ce dernier est évidemment disponible en option et peut-être ajouté à tout instant, un achat qui s’avèrera probablement rapidement indispensable si vous optez pour cette version.

Nintendo Wii

La révolution est ailleurs que sur l'écran

Sortie pour Noël 2006 en Europe, la Nintendo Wii a rapidement connu un énorme succès. Fin 2010, il s’en était écoulée plus de 80 millions d’exemplaires dans le monde. Plutôt que de tabler sur la puissance graphique d’une nouvelle machine, et considérant que cette course à la surpuissance graphique pouvait rendre son produit trop cher aux yeux de son public traditionnel, Nintendo a choisi de « révolutionner » le système de manettes, en tentant de rendre le joueur plus « impliqué » dans son loisir vidéo ludique.

L’idée était donc de créer un contrôleur de jeu inédit, en lieu et place de l’éternelle manette de jeu, plus communément appelée joypad, ou paddle. Un choix qui s’est révélé gagnant et a propulsé sa console en tête des ventes. Il aura fallu quatre ans à Sony et Microsoft pour comprendre à quel point Nintendo avait révolutionné le marché. Le Sony Move et la Microsoft Kinect ne sont arrivés qu’à Noël 2010.

Avec la Wii, il ne faut s’attendre à rien d’époustouflant côté graphisme. A l’époque, les concepteurs de la Wii déclaraient que leur console était avant tout destinée aux écrans cathodiques. Mais, quatre ans plus tard, les écrans plats "Full HD" se sont multipliés dans les foyers, et les graphismes de la Nintendo Wii ont pris un coup de vieux et manquent franchement de réalisme et de définition comparés à ceux de la PS3 ou de la XBox 360.

La véritable évolution apportée par la Wii, comme nous l’avons dit plus haut, tient dans son contrôleur de jeu. De forme rectangulaire et allongée, fabriqué dans un élégant plastique blanc brillant, ce nouveau genre de manette ressemble de loin à une télécommande classique de téléviseur. Sur la façade du dispositif, le joueur retrouvera des boutons familiers, ceux des déclenchements d’action, ainsi qu’une croix directionnelle, comme sur toutes les manettes Nintendo qui ont vu le jour jusqu’à présent. On remarquera la présence d’un autre bouton de commande situé sous la manette, à la manière d’une queue de détente d’une arme à feu. D’entrée, les « contrôles » classiques de la manette sont bien présents, ceux là même qui ont vu le jour sur les premières consoles de jeu de Nintendo. Mais ce qui fait la vraie différence, c’est le capteur de mouvement intégré...

Une manette qui change la façon de jouer

La première petite innovation de la manette réside dans le fait qu’elle peut servir de « pointeur optique ». L’utilisateur peut diriger un objet à l’écran en pointant la manette vers la surface de son téléviseur, et « viser » directement une région pour interagir. Ce dispositif est notamment très connu des joueurs appréciant le genre « shoot », celui qui permet de viser des cibles affichées sur le téléviseur avec une arme factice. Ici, la manette de la Wii fait alors office de pistolet dont le bouton situé en dessous du contrôleur remplit tout à fait son rôle de queue de détente.

La véritable innovation est située au cœur même du contrôleur de jeu. Appelé très officieusement « Wiimote » la manette enferme en on sein un détecteur de mouvements et d’accélérations. Le principe est simple : si vous inclinez le contrôleur vers un côté, la commande transmise au jeu va diriger vers ce même côté. Inutile de dire qu’une multitude de mouvements sont autorisés. De même, le détecteur d’accélération peut, lui aussi, donner des « ordres » aux jeux. Le meilleur exemple de cette application réside dans le fait que l’on puisse jouer au tennis dans son salon, la manette ayant alors remplacé la raquette de ce sport.

Quelques nuances

Au regard de cette nouvelle manière de jouer, on peut dire que Nintendo a aussi réussi à faire une rupture générationnelle dans la console de jeux vidéo de salon.

Cependant, il faut noter que ce système présente des limites. Afin que la console ne revienne pas trop cher, Nintendo a veillé a créer de capteurs qui soient assez sophistiqués pour garantir une commande souple des jeux, mais pas assez précis pour que le contrôleur de la console sache faire la différence de l’amplitude d’un geste. En gros, le « Wiimote » ne fera pas la différence entre un geste bref ou un mouvement plus grand, tant que la direction et l’accélération seront les mêmes sur ces deux mouvements.

De même, la Wii risque de décevoir quelque peu les joueurs qui recherchent plus une expérience plus immersive dans « l’image » : la définition de l’image étant plus limitée que les autres consoles de nouvelle génération, cette dernière étant de l’ordre du 480p, la résolution maximum des téléviseurs non HD). Cependant, la Wii a deux atouts majeurs pour séduire les joueurs potentiels.

D’une part, la nouvelle approche du jeu qu’elle offre a réussi a recréer le « fun » qui avait petit à petit disparu des plates-formes les plus récentes, sacrifiant l’amusement et le gameplay des jeux sur l’autel de la course à la performance technologique et visuelle. Le prix de la console a peu varié depuis sa sortie. Si le pack de base est à 189 €, il ne faut pas perdre de vue que le concept même de la Wii est de favorisé le jeu à plusieurs et l’acquéreur se retrouvera vite dans l’obligation d’acheter au moins une autre Wiimote et probablement trois autres. Un pack existe, avec 4 manettes livrées en standard, au prix de 360 € environ.

Playstation 3 (PS3)

Une console hyper puissante pour le loisir domestique

Fort de son expérience acquise avec la PlayStation 2, durant laquelle le constructeur a remarqué que cette dernière console servait tout aussi bien de support vidéo ludique que de lecteur de salon de DVD, Sony a lancé sa PlayStation 3 comme fer de lance pour promouvoir le format "Blu-Ray" qui succède au DVD et permet d’afficher les films en très haute définition.

Mais si la PlayStation 3 est probablement le plus performant des lecteurs Blu-Ray, c’est aussi (sur le papier) la plus puissante des consoles "Next Gen" (nouvelle génération). Elle réunit les technologies dernier cri en matière de processeur et de chipset vidéo. L’intégration du lecteur de disques Blu-ray est un atout considérable pour cette console et les services en ligne proposés par Sony sont aussi complets que ceux de ses concurrents.

Côté contrôleur, Sony table à la fois sur le contrôleur SIXAXIS qui équipe la console depuis ses débuts et sur son nouveau système MOVE à détecteur de mouvements lancé en 2010. Le paddle Sixaxis garde les commandes classiques d’un paddle PlayStation, l’option vibreur en moins, et se comporte en même temps comme une plate-forme gyroscopique. SI le joueur penche la manette, une information de commande sera aussi transmise, faisant pencher l’image dans la même direction. Le système MOVE rappelle énormément la Wiimote de Nintendo mais avec une précision bien plus grande.

Des débuts difficiles

Arrivée très en retard sur le territoire européen (en mars 2007), la console a mis longtemps à conquérir son public. C’est avec la sortie de la version "Slim" et une importante réduction de son prix que les ventes ont véritablement décollé en 2009 et l’on compte, fin 2010, plus de 45 millions d’unités vendues.

Sony ne met désormais plus uniquement en avant les performances ludiques de sa plateforme. Tout comme Microsoft, le constructeur la positionne comme un centre de loisirs numériques connecté au téléviseur et adapté au salon. Il est évident que la présence en standard du lecteur Blu-Ray est un atout majeur, le standard ayant fini par s’imposer. Il demeure d’ailleurs la seule source de contenu "Full HD". En outre, la PS3 peut se targuer d’être la seule console actuelle compatible avec les écrans 3D et les films en relief au format "3D Blu-Ray". Enfin, Sony n’a cessé de renforcer son service en ligne : le PlayStation Network. Il permet de jouer en ligne, mais aussi de télécharger des contenus (parfois gratuits mais le plus souvent payants) via le PlayStation Store qui propose des jeux mais aussi des films, ainsi que quelques fonctions communautaires. S’il compte désormais plus de 60 millions d’utilisateurs (l’accès au PSN étant gratuit), le service en ligne demeure cependant moins varié et moins riche que celui de Microsoft avec son XBox Live.

Nintendo DS, DS Lite, DSi et DSi XL

La digne héritière du gameboy

La grande originalité de la console réside dans son double écran dont un est tactile. Les jeux exploitent les deux écrans afin de profiter pleinement de cet affichage deux fois plus grands. Le côté tactile est aussi bien exploité pour offrir des contrôles supplémentaires au joueur que pour saisir, grâce au stylet intégré, des données écrites ou dessinées à l’écran.

Nintendo a finalement conservé la recette qui avait fait le succès de la Gameboy et l’a étendu encore plus loin. Techniquement, la DS se révèle très inférieure à sa concurrente la PSP de chez Sony. Mais l’originalité de son catalogue, l’expérience ludique nouvelle engendrée par le double écran et le tactile, lui ont ouvert un marché bien plus vaste que celui des "gamers".

Signalons que la DS dispose d’une connexion WIFI intégrée pour relier entre elles plusieurs consoles ou la connecter à Internet.

Des nouvelles expériences ludiques et mobiles

La présence de deux écrans de 76 mm, pouvant afficher 262 000 couleurs pour une résolution de 256 x 192 pixels, enrichit considérablement l’expérience ludique et a offert aux développeurs de jeux de nouvelles opportunités pour créer de nouveaux genres de jeu comme les jeux d’entraînement cérébral.

Résolument tout public, la console a vu aussi se développer de nombreuses applications aux vocations moins ludiques et plus multimédias. On y trouve, par exemple, des logiciels d’apprentissage de langues, d’apprentissage du code de la route, des logiciels de cuisine, etc.

Quatre générations de DS

La DS est sortie en 2005. Un an plus tard, Nintendo introduisait la DS Lite. Plus compacte, plus légère, elle conserve les mêmes caractéristiques techniques que la DS originelle mais dispose d’une nouvelle génération de batteries Lithium-Ion qui lui procure une autonomie très supérieure (jusqu’à 19 heures de jeu).

La DSi est apparue en Europe en Avril 2009. Similaire à la DS Lite, elle comporte deux caméras numériques, se connecte à un nouveau service en ligne (Le DSi Shop), et possède des processeurs deux fois plus rapides et une mémoire vive 4 fois supérieure.

La DSi XL est apparue en 2010 en Europe. Cette évolution est techniquement identique à la DSi mais comporte deux écrans plus larges (mais de définition identique) ainsi qu’une autonomie plus importante.

Pour terminer, signalons que Nintendo introduira en 2011 une nouvelle génération de console : la Nintendo 3DS. Compatible avec les jeux de la DS et la DSi, la Nintendo 3DS est cependant une console entièrement nouvelle, dotée de processeurs beaucoup plus puissants. Si elle conserve le principe des deux écrans dont un tactile, la 3DS révolutionne le marché des consoles en adoptant pour la première fois au monde un écran "auto-stéréoscopic" capable de reproduire des effets 3D (de relief, ou plus exactement ici de profondeur) sans utilisation de lunettes spécifiques !

Sony PSP

Plus qu'une console, un baladeur multimédia

Technologiquement très douée, elle se veut, tout comme la Playstation 3, plus multimédia que sa principale concurrente, la Nintendo DS. Pour preuve son navigateur Internet intégré et ses capacités de lectures audio et vidéo avancées.

Pourvue d’un vaste écran couleur affichant 16.7 millions de couleurs dans une résolution de 480x272 pixels, elle affiche sans peine des graphismes encore inégalés sur une machine portable et très proche de ce qu’on peut avoir sur une Playstation 2.

Lors de sa sortie, la PSP (de son vrai nom PSP-1000) utilisait des jeux stockés sur un support propriétaire de Sony : l’UMD. Apparenté à un disque optique protégé par une coque plastique, l’UMD posait comme souci la consommation d’énergie élevée qu’engendre son utilisation. Ainsi, la PSP-1000 proposait une autonomie correcte, mais loin d’être exceptionnelle. La PSP-1000 a connu d’autres évolutions en 2007 (la PSP-2000 ou PSP Slim, plus compacte et à la mémoire doublée) et en 2008 (la PSP-3000, dotée d’un écran plus lumineux et d’un microphone).

Désormais, la PSP "classique" a été remplacée par la PSP GO (aussi dénommée PSP-N1000). La PSP GO abandonne le format UMD. Désormais les jeux doivent être téléchargés depuis le service en ligne de Sony dédié à la console. Plus compacte, plus connectée, plus légère, La PSP GO adopte un design avec écran "Slide-Up", que l’on fait glisser vers le haut pour dévoiler les commandes de jeux.

Le principal reproche formulé à l’encontre de la PSP reste son catalogue de jeux qui propose des titres très orientés « playstation 2 » avec les bons et les mauvais côtés que cela implique, à savoir une bonne profondeur, mais nécessitant des sessions de jeu prolongées ce qui peut poser des soucis pour une console à vocation essentiellement nomade. En outre, le catalogue apparaît comme peu varié et bien moins développé que celui de la Nintendo DS.

Il est important de signaler que, comme chez Nintendo, l’année 2011 devrait voir la naissance d’une nouvelle génération de consoles portables Sony.

Tom's Guide - http://www.tomsguide.fr/