Disque dur : comment décrypter leurs fiches techniques

Url : http://www.bestofmicro.com/guide/base-Disque-dur,4-aWRHdWlkZT0yJmlkQ2xhc3NldXI9Mw==.html le 13/03/2007 à 01:14:06

Disques durs externes

L'interface des données est primordiale

L’interface des données est primordiale puisqu’elle détermine la prise de votre ordinateur sur laquelle votre boîtier sera relié et qu’elle fixe, par la norme utilisée, la vitesse de transfert des données.

Remarquez que dans la plupart des cas le débit des interfaces externes (USB) est souvent inférieur à celui du disque dur lui-même, sauf pour le FireWire et l’eSATA.

Les interfaces USB 1.1, 2.0 et L'eSATA

USB 1.1 et 2.0 (High Speed USB) : interface présente dans tous les PC, la plus simple à utiliser mais aussi la moins performante. Il est vivement déconseillé d’utiliser une interface USB 1.1, trop lente (1,5 Mo/s) pour le transfert de fichiers volumineux. Par exemple, un fichier de 4 Go (l’équivalent du contenu d’un DVD) se transfert en plus de 1h15 en USB 1 contre 10 à 12 minutes en USB 2.

Néanmoins, elle a un avantage de taille : elle peut servir à alimenter électriquement un disque dur externe (pour les modèles équipés d’un disque dur de 2,5 pouces utilisé dans les portables) et permet d’avoir un réel boîtier transportable sans s’encombrer d’une alimentation externe.

Interface Vitesse théorique Vitesse réelle : (max - moyenne)
USB 1.1 12 Mbit/s 1,5 Mo/s - 1 Mo/s
USB 2 480 Mbit/s 60 Mo/s - 34 Mo/s
eSATA 2400 Mbit/s 300 Mo/s - 200 Mo/s

eSATA

Il s’agit d’une toute nouvelle interface. Elle commence à équiper les nouveaux ordinateurs en standard. Les anciens ordinateurs (ou ceux n’en étant pas pourvus à l’origine) peuvent être mis à jour par l’ajout d’une carte (PCI ou PCI-X) ou d’une équerre pour ceux disposant d’une prise SATA interne libre. En effet, l’eSATA est simplement la version externe de la technologie SATA utilisée dans les ordinateurs par les cartes mère.

La solution eSATA est plus onéreuse (boîtier et équipement plus chers) mais les débits sont équivalents à ceux constatés sur les disques connectés directement à votre ordinateur.

La technologie FireWire

FireWire 400 (IEEE1394a) et FireWire 800 (IEEE1394b), ou iLink ou DV, sont des interfaces couramment employées par les utilisateurs de Mac ; elle sont moins présentes dans les PC. Elles permettent des débits importants, et surtout dédiés, pour chaque périphérique connecté au système (contrairement à l’USB).

Les débits atteignent ceux des disques durs eux-mêmes. Malheureusement, peu de PC sont équipés de tels ports en standard. Il est donc nécessaire de vérifier si votre ordinateur en a et, si ce n’est pas le cas, il faut vous procurer une carte d’extension PCI pouvant gérer ces ports. Pensez aussi aux ordinateurs sur lesquels vous voudrez vous connecter (à la maison, au travail, chez des amis, etc.).

Interface Vitesse théorique Vitesse réelle (max - moyenne)
FireWire 400 400 Mbit/s 50 Mo/s - 42 Mo/s
FireWire 800 800 Mbit/s 100 Mo/s - 64 Mo/s

Ports supplémentaires et interfaces internes

Certains boîtiers sont équipés de prises supplémentaires appelées prises maître (Host). Elles permettent de connecter un autre périphérique et d’avoir accès à son contenu. On a donc des boîtiers avec des prises USB, FireWire ou eSATA qui peuvent connecter une clé USB ou un autre disque dur externe voire des lecteurs de cartes mémoire (SD, MMC, Memory Stick, etc.) comme celles que vous utilisez dans vos appareils numériques (lecteur MP3, appareils photo, etc.).

Sachez aussi que l’interface interne influence directement le type de disque dur que vous pourrez utiliser dans votre boîtier PATA ou SATA.

Les boîtiers imposent les interfaces

La taille du boîtier vous impose le disque à utiliser : 1,8 pouce, 2,5 pouces ou 3,5 pouces.

-  IDE / ATA / PATA : interfaces parallèles qui se présentent chacune sous la forme d’une nappe large à 80 fils (c’était les interfaces les plus courantes avant 2005) avec un taux de transfert maximal de 133 Mo/s. Les normes étant compatibles, vous pourrez brancher n’importe quel disque sur ATA 66/100/133.

-  SATA ou SATA II : interface série (Serial ATA) de 7 fils (c’est l’interface la plus courante depuis 2005). Le débit est plus élevé qu’en ATA. En effet, son taux de transfert va de 150 Mo/s (SATA I) à 300 Mo/s (SATA II). Si vous recherchez de la performance, il faut choisir cette interface.

Les disques ont d’autres caractéristiques comme la vitesse de rotation et la capacité.

Vitesse de rotation et capacité

La vitesse de rotation

Elle est exprimée en tours/minute (4200, 5400, 7200, 10000 trs/min). Plus la vitesse de rotation est grande, plus l’accès et le débit des données seront rapides. Il peut être plus judicieux, pour le même prix, d’opter pour une capacité de stockage plus petite (surtout si vous n’avez pas beaucoup de vidéos à stocker !) et de choisir un disque dur ayant une plus grande vitesse de rotation (7200 trs/min ou 10000 trs/min au lieu de 4200 trs/min ou 5400 trs/min). Les performances seront meilleures.

capacité

Il existe une multitude de disques durs. Les disques durs de 1,8 pouce à 4200 trs/min ont des capacités allant de 2,5 Go à 8 Go. Ils sont peu performants mais de petite taille et donc facilement transportables. Ceux de 2,5 pouces à 5400 trs/min ont une capacité allant de 40 à 120 Go. Ils ne sont pas très performants mais ils prennent peu de place et sont faciles à transporter.

Viennent ensuite les disques 3,5 pouces de 40 à 750 Go à 7200 trs/min, voire 10000 trs/min. Notez que votre boîtier devra être branché électriquement pour faire fonctionner de tels disques durs. Il sera plus imposant, plus destiné à la sauvegarde qu’au transport. Vous trouverez même des boîtiers pouvant contenir plusieurs disques. Ils sont destinés à la sauvegarde avec des systèmes de tolérance de panne (RAID) entre les disques internes afin de pallier toute défection de l’un d’entre eux.

Boîtier

Pour protéger efficacement le disque dur qu’il contient le boîtier doit être équipé d’une coque solide. Dans les meilleurs boîtiers, le disque est fixé sur des ressorts ou des tampons antichoc chargés d’atténuer vibrations et chocs divers.

Vérifiez s’il est bien ventilé (percé de trous) ou s’il permet une bonne dissipation thermique (en aluminium). Certains boîtiers sont équipés de ventilateurs souvent peu efficaces au regard du bruit qu’ils produisent.

Ils peuvent avoir des fonctionnalités intéressantes : l’installation verticale grâce à un pied fourni, la présence de LED pour vérifier le fonctionnement, un bouton de mise sous tension, un afficheur à cristaux liquides ou un bouton de backup exécutant une sauvegarde automatique préalablement paramétrée.

Logiciels & fonctions intégrées

La fonction intégrée la plus pratique est celle qui permet de lancer, à l’aide d’un bouton présent sur le boîtier, une sauvegarde automatique préalablement paramétrée. Cette fonction nécessite l’installation d’un logiciel sur votre ordinateur. Vous configurez une fois pour toutes les lecteurs, dossiers ou fichiers concernés par la sauvegarde et, par la suite, une simple pression sur la touche exécutera automatiquement la sauvegarde.

D’autres fonctions exécutent le même travail mais directement à partir de votre ordinateur, toujours dans un logiciel installé au préalable. Notez que les logiciels ont souvent des fonctions avancées (maintien d’un historique, sauvegarde incrémentielle ou différentielle, ou programmation).

Les boîtiers acceptant plusieurs disques peuvent mettre en œuvre des systèmes de RAID. Pour simplifier, le RAID 0 permet de doubler les performances en utilisant deux disques qui seront vus comme un seul volume. Le RAID 1 permet de réaliser une copie conforme d’un disque sur l’autre pour sécuriser les données. On perd alors la moitié de la capacité des deux disques.

Des caractéristiques supplémentaires

Certains boîtiers sont vendus avec une carte fille PCI, PCI-X ou PCI-Express équipée d’une prise FireWire ou eSATA pour votre ordinateur. Cela évite d’avoir à en acheter une. Remarquez que si votre ordinateur possède un port SATA libre, une simple équerre sans aucun composant suffit à déporter le port interne vers l’extérieur pour y connecter votre boîtier en eSATA. Les câbles fournis représentent une économie car ils sont souvent chers (eSATA ou FireWire). La garantie de 1 à 3 ans n’est pas inutile si vous transportez fréquemment votre boîtier. Si un constructeur garantit son matériel, c’est aussi un gage de solidité et fiabilité.

Disque dur multimédia

Capacité et type de disque

Une forte capacité est conseillée. Les fichiers multimédias occupent une place importante, surtout les films. Un divX occupe un peu moins de 1 Go ; un DVD vidéo occupe près de 5 Go. Les images et fichiers audio occupent moins de place, mais on a souvent l’habitude d’en conserver des centaines, voire des milliers. La majorité des boîtiers sont équipés de disques 3,5 pouces qui proposent des capacités importantes (jusqu’à 750 Go). Les modèles équipés d’un disque plus petit (2,5 pouces) sont plus pratiques à déplacer mais ils ont des capacités moins élevées (jusqu’à 160 Go).

Le disque doit être évidemment assez rapide pour permettre des streamings à la volée des vidéos intégrées. Avec les disques durs récents, ce n’est pas un problème s’ils sont PATA ou SATA.

Connexion à votre ordinateur

L’interface des données est très importante. C’est par elle que transiteront toutes les données que vous copierez de votre ordinateur jusque dans le disque dur du boîtier.

Le choix de la connectique se fera en rapport avec celle disponible sur votre ordinateur personnel. S’équiper d’une interface plus performante avec une carte fille supplémentaire ou une équerre eSATA (si vous avez ce type de port disponible sur votre carte mère) peut vous faciliter la vie car les transferts de fichiers volumineux peuvent être longs en USB, deux à trois fois plus rapides en FireWire et jusqu’à dix fois plus rapides en eSATA.

Selon les boîtiers, vous aurez le choix entre USB 1 et 2, FireWire 400 ou 800 et/ou eSATA. Certains sont équipés de prises Ethernet (qui permettent de brancher les boîtiers sur votre réseau local) ou de modules Wi-Fi (permettant de s’affranchir des câbles entre PC et boîtier).

Les boîtiers multimédias

Les boîtiers multimédias sont bien évidemment connectés à votre téléviseur pour afficher les images ou les films et peuvent être aussi raccordés à votre chaîne hi-fi ou à vos enceintes afin d’écouter votre musique et vos films avec une bonne qualité sonore.

Les boîtiers bas de gamme se contentent d’une sortie vidéo analogique et d’une sortie audio stéréo, les prises Cinch habituelles (jaune, blanche et rouge).

D’autres sont équipés, en plus, de sorties 5.1 optiques ou digitales et de prises vidéo YUV qui permettent l’affichage de vidéos en haute définition.

Les codecs embarqués

Tous les boîtiers multimédias savent lire les fichiers les plus courants. En vidéo : MPEG-1 et 2, DivX 3 à 6, Xvid. En audio : les formats MP3. Pour les images : le format Jpeg.

En revanche, les formats Microsoft WMV et WMA ne sont pas supportés par tous les boîtiers ainsi que les fichiers audio WAV ou OGG et les autres formats d’image, hors Jpeg.

Certains boîtiers peuvent lire les images de DVD vidéo en utilisant le logiciel adéquat qui extrait les fichiers des DVD vidéo et qui les place dans le disque multimédia. Vous pourrez ensuite les visualiser directement sur votre téléviseur avec l’interface complète de votre DVD vidéo (menus, accès au chapitre, bonus, etc.)

Vérifiez que les formats de fichiers que vous utilisez correspondent à ceux supportés par votre appareil sous peine de devoir les réencoder dans un format supporté.

Le logiciel embarqué

L’ergonomie de l’interface proposée par le système est aussi très importante. Elle doit être bonne pour faciliter l’utilisation du boîtier et la lecture de vos fichiers multimédias. Une télécommande vous permet de naviguer dans votre disque dur en parcourant les dossiers pour afficher une image, écouter une musique ou visualiser un film.

Toutes les interfaces proposées sont différentes, plus ou moins simples et conviviales. Quant aux télécommandes fournies avec l’ensemble, certaines sont petites, peu pratiques, avec des boutons serrés et mous. D’autres sont mieux étudiées, avec des boutons bien espacés, des accès rapides aux fonctions, etc.

Les plus


- un écran en couleur équipe les boîtiers haut de gamme. Certains permettent juste de visualiser le nom du fichier en lecture, d’autres affichent des renseignements plus complexes. L’intérêt est de pouvoir visualiser et naviguer dans l’arborescence de votre bibliothèque pour diffuser un fichier audio sur votre chaîne sans allumer votre télévision ;

- les modèles équipés de prises Ethernet ou de modules Wi-Fi peuvent servir de passerelle multimédia entre votre ordinateur et la télévison. Vous exécutez un fichier présent sur votre ordinateur et son contenu s’affiche sur la télévision en passant par le boîtier ;

- une prise maître (Host) USB, FireWire ou eSATA peut être présente. Elle permet de connecter une clé USB ou un autre disque externe afin que son contenu soit lu comme les fichiers présents dans le boîtier multimédia ;

- les mises à jour de firmware permettent d’étendre les possibilités de lecture en ajoutant la gestion de nouveaux codecs ;

- avec un tuner TNT, vous branchez directement l’arrivée de l’antenne dessus et le boîtier diffuse les chaînes TNT sur votre télévision ;

- enfin, d’autres modèles peuvent diffuser les fichiers audio directement sur votre radio (en bande FM) grâce à un émetteur intégré.

NAS (Network Attached Storage)

Les solutions de sauvegarde

Choisissez une capacité en fonction de vos besoins. Sachez que les fichiers de données bureautiques prennent peu de place. En revanche, des images complètes de disques (utilisés pour des restaurations de système) peuvent occuper plusieurs Go. Il en va de même pour les fichiers multimédias. Vous aurez un vaste choix, les capacités s’échelonnant de 40 Go à quelques To (des milliers de Go).

La plupart des solutions NAS sont équipées de plusieurs disques afin de mettre en œuvre des solutions RAID comme on l’a vu plus haut. Étant dédiés à la sauvegarde, le RAID 1 (duplication complète des fichiers à l’identique sur deux disques) et pour certains le RAID 5 sont supportés par les solutions NAS. Le RAID 0 est possible si vous êtes en quête de performances.

L’interface Ethernet en gigabyte (1000 Mbit/s) permet d’utiliser les disques récents, même en RAID 0, avec leur pleine vitesse. Des disques SATA en RAID 0 vous permettront d’atteindre des débits énormes de l’ordre de 100 Mo/s qui est la vitesse de l’interface gigabyte.

L’interface réseau

Une interface réseau est utilisée sur le NAS : un connecteur RJ45 est compatible avec les normes Ethernet 10 Mbit/s (1 Mo/s), 100 Mbit/s (10 Mo/s) ou mieux 1 Gbit/s (100 Mo/s), et supporte la norme MDI/MDI-X qui autorise indifféremment l’emploi de câbles droits ou croisés.

Les solutions NAS sont aussi équipées d’une prise USB, FireWire ou eSATA pour relier un disque dur externe qui permet soit d’augmenter la capacité de stockage, soit de l’utiliser (si le NAS le permet) pour un montage de type RAID (pour, par exemple, sécuriser les données), ou encore pour relier une clé USB ou un lecteur de carte mémoire dont le contenu sera accessible à partir du réseau.

Fonctions intégrées

Étant donné qu’un NAS héberge un vrai système d’exploitation, cela demande des connaissances et un temps supplémentaire pour le configurer avant de l’utiliser. La plupart des personnes utilisent une interface web d’administration afin de configurer le réseau, de créer les comptes utilisateur, de voir les remontées d’information (log) ou d’exécuter des fonctions de gestion intégrées (défragmentation, vérification de l’intégrité des données, etc.).

Le système contient un système de gestion des accès utilisateur (samba, nfs, cifs, etc.) qui nécessite quelquefois une installation et un paramétrage sur les ordinateurs clients. Un NAS possède aussi des fonctions de serveur HTTP et FTP permettant d’héberger un site web ou d’accéder à ses fichiers depuis n’importe quel ordinateur connecté à internet.

Systèmes de surveillance des disques et gestion des ports

Des systèmes de surveillance des disques (SMART), des données (type scandisk ou defrag) peuvent être disponibles sur certains modèles. C’est toujours un plus. Évidemment, le système gère aussi les configurations en RAID : pour la sécurité en RAID 1, pour la performance en RAID 0 ou les deux en RAID 5.

La gestion d’un port Host USB, FireWire ou eSATA permet d’augmenter la capacité rapidement, de donner accès à un périphérique (clé USB, disque externe, imprimante, etc.) à tout le réseau. Un client BitTorrent (célèbre protocole de peer-to-peer) autonome peut être utilisé dans certains NAS, ce qui permet de télécharger sur les réseaux peer-to-peer, ordinateur éteint.

Disques durs intégrés

Le type d'interface

Le choix de l’interface est directement dicté par le matériel que vous possédez, même s’il est possible d’acheter en plus des cartes d’extension pour votre ordinateur qui ajoutent des ports supplémentaires PATA ou SATA.

Vous aurez le choix entre PATA ou SATA suivant les prises disponibles dans votre ordinateur ou boîtier. Sachant que toutes les normes PATA sont compatibles entre elles : ATA33, ATA66, ATA100, ATA133, ainsi que les normes SATA (SATA1 et SATA2).

La compatibilité

Si votre carte mère fonctionne en ATA66, un disque ATA100 ne fonctionnera pas. Il faudra du ATA66 bridé par le matériel pour qu’il fonctionne. De même pour un disque SATA 2 branché sur une prise SATA 1 qui ne fonctionnera qu’à 150 Mo/s.

Dans le commerce, on ne trouve que des disques ATA100, ATA133, SATA 1 ou SATA 2.

Si vous possédez des disques SCSI, le choix est plus complexe car la norme accepte beaucoup de déclinaisons avec des connecteurs différents d’une norme à l’autre. Il faut donc être encore plus vigilant. S’équiper en SCSI vous oblige à acheter une carte contrôleur pour gérer.

Format du disque

Le format (1,8 pouce, 2,5 pouces ou 3,5 pouces) est lui aussi directement tributaire du matériel. Tous les portables utilisent des disques 2,5 pouces, les ordinateurs de bureau des disques 3,5 pouces, quant aux boîtiers ils utilisent soit le 2,5 soit le 3,5. En revanche, vous ne ferez pas entrer un disque 3,5 pouces dans un boîtier prévu pour des disques 2,5 pouces. Il n’y aura pas place à cet effet et la connectique est différente (plus petite pour les disques 2,5 pouces).

Capacité

Un vaste choix s’offre à vous. Ce sera sûrement le prix qui vous guidera. Les disques ont des capacités allant de 40 à 750 Go (80, 160, 250, 300 Go).

Il peut être intéressant, si vous voulez utiliser un système RAID, d’acheter deux disques de taille identique et de former une grappe RAID 0 avec eux. Les deux disques seront lus comme un seul volume mais la capacité sera doublée et en plus vous aurez des performances bien plus importantes... au détriment de la sécurité de vos données.

Si c’est la sécurité des données qui prime pour vous : un RAID 1 de deux disques identiques avec la perte de la moitié de la capacité totale (mais avec une sécurité sans failles) est un bon choix.

Vitesse de rotation

Comme on l’a déjà vu et on le reverra plus en détail par la suite, la vitesse de rotation a un impact direct sur le débit du disque et plus précisément sur les temps d’accès. Un bon disque a des temps d’accès inférieurs à 10 ms. Plus la vitesse de rotation est importante plus le disque a des temps d’accès rapides.

Pour les disques 2,5 pouces, vous aurez le choix entre 4200, 5400 et 7200 trs/min. 5400 étant la valeur standard, un disque à 7200 trs/min peut donner de l’énergie à votre portable. Pour les disques 3,5 pouces, on trouve des vitesses de 7200 trs/min (en standard) et dans de très rares cas, 10000 trs/min. Un disque plus rapide sera plus efficace mais aussi plus cher.

Taille du cache

Les disques intègrent tous de la mémoire cache de 2,8 ou 16 Mo. Elle est identique à celle des barrettes de mémoire RAM et présente surtout des accès en lecture et écriture très rapides. Elle sert de mémoire tampon entre la mécanique du disque dur et le contrôleur. Gérée par des protocoles puissants de préchargement, elle permet un accès ultra rapide aux données.

Cette mémoire permet d’accélérer les accès en général, surtout lorsqu’on utilise des fichiers de petite taille (moins que la taille du cache) qui peuvent alors bénéficier à plein de la vitesse du cache. Plus un disque a de mémoire cache, mieux c’est. Ce n’est cependant pas le seul facteur à prendre en compte.

Volume sonore

Tous les disques font du bruit, ne serait-ce que la rotation des plateaux dès que le disque est branché ou le bruit de grattage des têtes de lecture en fonctionnement.

Il y a deux manières de limiter le bruit d’un disque dur :
- le fixer soigneusement avec des suspensions en caoutchouc ou des patins antichoc pour éviter que ses vibrations ne soient répercutées et amplifiées dans le boîtier de votre ordinateur ou dans un boîtier externe ;
- utiliser le système de gestion AAM qui réduit le bruit des têtes de lecture.

Tom's Guide - http://www.tomsguide.fr/