Url : http://www.bestofmicro.com/guide/savoir-Imprimante,5-aWRHdWlkZT0xMCZpZENsYXNzZXVyPTE4.html le 14/03/2007 à 15:29:53
Une imprimante est un périphérique de sortie, c’est-à-dire un périphérique auquel l’ordinateur envoie des données (l’imprimante ne crée pas de données contrairement à un scanner par exemple). Schématiquement, une imprimante de type jet d’encre ou à sublimation se compose d’un contrôleur, d’une tête d’impression, du système d’entraînement de la tête d’impression et du système de déplacement du papier. Ajoutez à cela un chargeur de feuilles et un bac de réception. Pour les imprimantes laser, il n’y a pas de tête à proprement parler, mais un système de tambour photosensible associé à un laser capable de reproduire l’image à imprimer sur le tambour.
Lorsque l’imprimante a reçu les données constituant un document, elle doit reconstituer l’image sur la feuille c’est-à-dire être capable de contrôler les moteurs qui déplacent la tête d’impression et le papier, et d’activer judicieusement les multiples micro-buses d’éjection de la tête d’impression (ou piloter le laser sur le tambour photosensible pour les imprimantes laser) pour recréer l’image sur papier. Il y a donc une phase d’interprétation de l’image pendant laquelle cette dernière est transformée en une suite de commandes. C’est le travail du contrôleur d’impression. Ce dernier va piloter les divers éléments mécaniques en leur fournissant des ordres qui seront transformés en mouvements et déposition d’encre. Ce contrôleur est doté d’un processeur, de mémoire vive, de mémoire morte contenant le micro-code de l’imprimante (le système d’exploitation en quelque sorte) et de ports de communication pour se relier à l’extérieur. Comme la reconstitution d’images à imprimer est une tâche complexe, il existe de véritables langages de programmation des imprimantes tels le HPGL, le PCL5 ou le Postcript.Avant d’obtenir un document imprimé, il faut évidement que l’imprimante ait reçu la page ou l’image à imprimer ; que ce soit en provenance d’un ordinateur, d’un appareil photo ou d’une carte mémoire. La page à imprimer est généralement transmise par un câble de données, plus rarement par une liaison sans fil, ou alors directement transférée à partir d’une carte mémoire enfichée. Le contrôleur d’impression est celui qui est chargé de la gestion des communications avec la source de documents, par exemple votre ordinateur. Les données sont transférées à l’imprimante en série (port USB) ou en parallèle (port Centronics). Bien qu’initialement unidirectionnelle avec les premières imprimantes, la communication entre l’imprimante et l’ordinateur est actuellement bidirectionnelle : l’ordinateur envoie les données vers l’imprimante et l’imprimante renvoie à l’ordinateur des informations sur son état, ainsi que sur l’avancement du travail d’impression. Une imprimante peut disposer de plusieurs ports de communication différents : par exemple, un port USB 2.0, un port Ethernet ou une liaison Wi-Fi. Une imprimante laser Ethernet est capable de servir plusieurs utilisateurs différents si elle est connectée à un réseau.
Cette technologie est basée sur un concept radicalement différent de celui des imprimantes à jet d’encre. L’impression utilise une encre sous forme de poudre très fine appelée « toner ». Un laser piloté par le contrôleur d’impression va tracer sur un tambour photosensible une image de la page à imprimer. Un système électrique va ensuite transformer cette image en image électrostatique. Quand le tambour passera devant le distributeur de toner, la poudre d’encre sera attirée par toutes les parties sensibilisées par le laser. Le toner va se déposer très précisément sur le tambour. Une feuille de papier vierge, chargée électriquement de manière à capturer l’image de toner, sera alors plaquée sur le tambour. Cette feuille imprimée va quitter le tambour et sera chauffée à haute température pour fixer le toner juste avant de sortir.
Détaillons les composants principaux d’une imprimante laser :
Bien que les imprimantes jet d’encre soient moins chères à l’achat que les imprimantes laser, ces dernières se rattrapent nettement sur le terrain des coûts de fonctionnement. Les cartouches de toner sont économiques et durent nettement plus longtemps que des cartouches d’encre. C’est pour cela que les entreprises utilisent des imprimantes laser. De plus, les imprimantes laser associent un moteur d’impression performant à des capacités de traitement également supérieures. Les prix des imprimantes laser sont actuellement au niveau de ceux des imprimantes jet d’encre haut de gamme.
Les avantages des imprimantes laser sont la vitesse, la précision et l’économie. Un rayon laser peut se déplacer très rapidement, aussi peut-il écrire avec une vitesse plus grande que celle des imprimantes jet d’encre. De plus, la taille du faisceau laser est d’un diamètre constant, ce qui autorise à résolution inférieure un tracé plus précis que celui d’un système à jet d’encre, et donc une meilleure utilisation de l’encre. Résultat : les polices de caractères de petite taille sont souvent mieux définies que celles obtenues par une impression à jet d’encre.
Au chapitre des inconvénients des imprimantes laser, citons la difficulté d’imprimer sur les supports sensibles à la chaleur (transparents, papier transfert), un temps de mise en route (chauffage) supérieur à celui des imprimantes jet d’encre, et un niveau de bruit parfois important. Enfin, les imprimantes laser consomment un peu plus d’électricité que les imprimantes jet d’encre.
C’est une version économique de la technologie d’imprimante laser. La seule différence est la présence d’une barrette de LEDS (ou Diodes Électro Luminescentes, DEL) qui remplace le laser pour marquer l’image sur le tambour photosensible. Cette technologie est loin d’offrir la finesse d’un laser (elle plafonne à 300 ppp), et n’est quasiment plus employée en pratique.
Le principe de fonctionnement des imprimantes à jet d’encre est simple. Il s’agit de projeter de minuscules gouttelettes d’encre (actuellement quelques picolitres) par une matrice composée d’une multitude de petits trous (les buses). Cette matrice de trous est la tête d’impression. Chaque gouttelette créera un point sur la feuille. Il suffit donc d’actionner le nombre désiré de buses (situées aux endroits de la matrice formant la lettre ou le tracé graphique recherché) pour obtenir le tracé correspondant sur le papier. Une tête comporte plusieurs centaines (voire plusieurs milliers pour les plus avancées) de buses. L’encre liquide vient d’un réservoir souvent accolé à la tête d’impression. Ce procédé simple a malheureusement un talon d’Achille : l’encre qui finit par sécher et boucher les micro-trous en cas d’usage rare de l’imprimante, et qui rend l’impression défectueuse, voire impossible. Pour lutter contre ce problème, toutes les imprimantes à jet d’encre disposent de procédures et de systèmes automatiques de nettoyage des têtes. Hélas, si dans la majorité des cas, ces procédés de nettoyage permettent de garder les têtes en état, ils entraînent une surconsommation d’encre qui épuise rapidement les cartouches.
Dans ce système de jet d’encre, employé uniquement par Epson actuellement, la surpression qui projette la microgoutte d’encre est obtenue par un micro-élément vibrant de type piézo-électrique (un cristal de quartz qui réagit à l’application d’un courant électrique par la production d’un mouvement). Ce procédé permet un contrôle précis de la taille des gouttes projetées et est moins contraignant sur la composition de l’encre, puisque cette dernière n’est pas chauffée.
L’autre système de création de couleurs, employé par les écrans vidéo, est dit additif. On combine des quantités différentes de lumière de chacune des trois couleurs primaires : rouge, vert, bleu (RVB) pour obtenir toute la palette de couleurs. Le noir vient de l’absence des trois couleurs et le blanc est obtenu par combinaison des trois couleurs à leur niveau maximal de luminosité.
Cette différence dans la manière de créer les couleurs sur un écran et sur un document à l’aide d’une imprimante explique les difficultés rencontrées pour obtenir une bonne concordance de teintes entre ces deux supports. Pour des représentations fidèles, il est nécessaire d’appairer les teintes vues à l’écran avec celles imprimées. Il faut donc employer un système spécial de concordance des couleurs. Sous Windows XP, c’est l’ICM (Image Color Management) qui s’occupe de cette tâche (Windows Vista dispose, lui, du WCS [Windows Color System]).Quelques mots sur les tendances qui se dessinent dans l’univers des imprimantes :
Les imprimantes jet d’encre polyvalentes vont venir concurrencer de plus en plus les imprimantes photo à sublimation, et ce par l’amélioration de la résolution grâce à des têtes qui comportent de plus en plus de buses et par la multiplication du nombre de teintes de base présentes. La guerre des prix sur les consommables entamée par Kodak avec ses cartouches d’encre à 50% du prix de ses concurrents devrait renforcer cet effet.On constate aussi des améliorations du côté des imprimantes laser couleur pour l’impression de photos ce qui était inconcevable il y a peu. Même si ces imprimantes sont loin de valoir les imprimantes à jet d’encre ou la sublimation dans ce domaine (le papier ne peut être très épais), cette utilisation deviendra sûrement acceptable à court terme.
Le segment des imprimantes multifonctions va encore se développer, car leur qualité d’impression et leur vitesse a beaucoup progressé, et ce pour un prix très raisonnable.