Url : http://www.bestofmicro.com/guide/base-Navigation-GPS,4-aWRHdWlkZT0zJmlkQ2xhc3NldXI9NQ==.html le 24/04/2007 à 17:34:32
C’est l’étape préliminaire à tout déplacement. Il faut indiquer au navigateur l’endroit auquel vous désirez vous rendre. À l’aide de la carte intégrée et de votre position géographique au moment de la saisie, le logiciel va établir l’itinéraire le plus rapide à emprunter entre les deux points. Le temps de calcul et la pertinence de l’itinéraire proposé varient suivant les appareils et les logiciels (la pertinence étant à la charge du logiciel, alors que le temps de calcul est une combinaison entre la performance du logiciel et la puissance de l’appareil). Les propositions sont globalement satisfaisantes, à de rares exceptions près. En la matière, des grands noms tels que TomTom, Navman, Route 66 ou encore Garmin constituent des valeurs sûres.
La sophistication va au-delà du simple calcul d’un itinéraire fixe. La très grande majorité des logiciels propose des raffinements qui s’avèrent très utiles comme, par exemple, le calcul d’un itinéraire avec étapes, les trajets avec évitement d’autoroutes, les itinéraires les plus rapides ou les plus courts, etc.
Il existe une autre variante, très utile, du système de calcul d’itinéraire. En effet, si malgré les instructions du navigateur, vous devez quitter le chemin calculé au préalable (à cause d’une rue barrée par exemple), le logiciel est capable de s’accommoder de votre écart et de retrouver seul le chemin à prendre pour arriver à destination. Cette fonction, bien qu’essentielle, n’est pas gérée pareillement par tous les logiciels ou navigateurs, et certains sont plus réactifs que d’autres.
Enfin, certains logiciels ou navigateurs pour automobile issus de la navigation pour la randonnée proposent le retour sur itinéraire (fonction « Tracklog » et « Trackback ») afin de mémoriser le chemin emprunté. Cette fonction peut s’avérer particulièrement intéressante quand vous suivez une voiture ou lors de balades improvisées, mais elle est rare sur les GPS autonomes dédiés à l’automobile. L’autre utilisation de cette fonction est le marquage des lieux (et leur indexation) pour pouvoir y retourner plus tard sans avoir à en connaître l’adresse ni à la ressaisir.
Tous les navigateurs GPS s’appuient sur des cartes mémorisées, soit dans leur espace interne, soit sur une carte à mémoire dédiée. Les différents acteurs du marché utilisent des cartographies de diverses provenances et plus ou moins à jour. Veillez donc à récupérer une version récente du logiciel pour ne pas vous retrouver, par exemple, avec trop de rues à sens unique, qui auraient changé de sens parce que la mise à jour des cartes du navigateur n’a pas été faite.
Par ailleurs, tous les produits du marché ne sont pas fournis avec les mêmes cartes. Certains navigateurs (souvent plus onéreux) ont par défaut une carte complète de l’Europe (certains ont même une carte des États-Unis) quand d’autres n’ont que les grands axes européens, voire seulement une carte de la France. De plus, à l’instar des cartes routières traditionnelles, la qualité intrinsèque des différentes cartes proposées par les navigateurs est également variable. Elles sont plus ou moins précises et détaillées. Investir dans un logiciel pourvu de cartes de qualité représente un angle d’approche judicieux.
Le processeur de calcul et de traitement des signaux GPS est un élément déterminant dans la qualité de repérage d’un navigateur. En la matière, tous les acteurs du marché s’orientent vers le très puissant processeur SiRF Star III qui allie vitesse et précision sans compromis. C’est donc un paramètre à surveiller si vous voulez que le navigateur GPS fonctionne correctement dans des conditions urbaines difficiles (nombreux bâtiments) ou derrière les pare-brise athermiques. D’autres solutions peuvent convenir, mais elles sont globalement moins performantes que le processeur de la société californienne SiRF. Elles nécessitent par exemple et dans la plupart des cas une antenne externe additionnelle pour fonctionner derrière un pare-brise athermique.
Avoir une information en temps réel sur l’état du trafic est un service particulièrement intéressant pour tout automobiliste. Appliquée au GPS, la solution devient redoutable car elle permet, dans certains cas, au navigateur de proposer des itinéraires « bis » qui contournent les embouteillages. En France, les deux principaux services disponibles sont V-Trafic et ViaMichelin Trafic.
Ces deux réseaux d’info trafic utilisent le RDS/TMC (Radio Data System/Traffic Message Chanel) et empruntent généralement les ondes radio pour diffuser les informations directement interprétables par les navigateurs GPS. Notez que certains constructeurs de navigateurs utilisent la connexion « données » (GPRS, EDGE ou UMTS) des téléphones portables (qu’il convient de brancher sur le navigateur par câble ou Bluetooth) pour accéder aux informations.
Ces services sont particulièrement utiles à proximité des grandes agglomérations et leur coût est en général compris dans le prix du navigateur ou du module optionnel d’information trafic excepté la connexion utilisant les téléphones portables qui, elle, engendre le surcoût d’un abonnement supplémentaire (en plus de celui du téléphone).
En plus des données purement routières, les constructeurs et éditeurs de logiciels proposent (en série ou en option) de superposer aux cartes les adresses et localisations de points d’intérêt. Ceux-ci sont très variès et vont des restaurants aux hôtels, en passant par les stations-service, radars fixes, voire des sites touristiques tels que certains bâtiments et monuments.
De plus, les POI vous aident grandement à vous orienter. En effet, il est plus facile de suivre une instruction quand on sait qu’à l’angle tel ou tel établissement sert de repère visuel. Certains modèles de navigateurs utilisent des formats normalisés pour l’échange et la transmission de données sur les POI et ont fait naître ainsi de larges communautés sur internet (où les échanges sont nombreux).
Les instructions de guidage vocal connaissent aujourd’hui, avec la synthèse vocale, une évolution majeure. En effet, grâce à cette technologie, les noms de rues et de lieux sont lus par la voix qui vous guide. Cela est particulièrement utile quand il s’agit d’intersections complexes où, par exemple, tourner à droite ne constitue pas toujours une instruction suffisamment précise pour être sûr d’emprunter le bon chemin.
D’autres petites options telles que le guidage avec spécification de voie peuvent s’avérer très utiles. Ainsi, pour préparer un virage ou négocier un carrefour complexe, certains logiciels peuvent vous indiquer la voie sur laquelle vous placer afin de bien vous positionner sur la route en vue de changer de direction. Cela rend la conduite en milieu urbain nettement plus naturelle et moins risquée.
On trouve également parfois des services qui vous disent quelle est la limitation de vitesse à observer ou qui donnent les bulletins météo (très utile pour les motards). Mais les alertes les plus appréciées sont celles qui signalent les radars fixes ou mobiles à proximité.