A savoir sur les Accès à Internet

  • A. Les différentes technologies

    Pour se connecter à Internet, les deux technologies les plus couramment utilisées en France sont le câble et l’ADSL. À terme, c’est la fibre optique qui reliera directement chaque abonné avec des débits bien plus importants que ceux permis à l’heure actuelle par le câble ou l’ADSL.

    Faisons un tour d’horizon des infrastructures nécessaires à la mise en place de chacune de ces technologies.

    Haut de page
  • B. L’ADSL

    Pour arriver jusqu’au domicile de l’abonné et s’afficher sur son PC ou sa télé, un courrier électronique, une page Web ou une émission de télévision emprunte un chemin compliqué où différentes technologies prennent le relais les unes des autres.

    Du cœur du réseau vers le DSLAM

    Les données, provenant des serveurs qui les stockent, arrivent à un nœud réseau qui se charge de leur indiquer la route vers un autre nœud réseau plus proche de l’adresse physique du destinataire. Arrivées au nœud réseau le plus proche, elles sont ensuite dirigées vers le DSLAM desservant l’abonné. Ces deux liaisons utilisent la fibre optique.

    Du DSLAM à la prise téléphonique

    Du DSLAM, situé en général dans un central téléphonique, les données sont ensuite envoyées chez le destinataire, via la technologie ADSL qui s’appuie sur le réseau téléphonique existant et ses fils par paires de cuivre.

    Si les liaisons entre les nœuds réseaux et les DSLAM s’opèrent à 10 ou 100 Gbit/s, du fait des limitations physiques du fil de cuivre, la liaison jusqu’au modem de l’abonné est beaucoup moins rapide. L’ADSL, dans sa version 2+, offre des débits maximaux de 20 Mbit/s, et souffre d’un gros défaut inhérent au fil de cuivre : plus l’abonné est loin du DSLAM, moins le débit est élevé. La limite maximale d’une zone de couverture d’un DSLAM est de 5 km, et à cette distance, il ne faut pas s’attendre à un débit supérieur à1 ou 2 Mbit/s.

    Haut de page
  • C. Le câble

    Le câble utilise sensiblement le même schéma directeur que l’ADSL pour la transmission des données jusqu’au nœud de réseau le plus proche du destinataire. De là, les données sont ensuite routées vers le « centre de distribution câble » le plus proche (qui fait office de DSLAM), puis ensuite expédiées chez l’abonné. Cette dernière liaison utilise aussi la fibre optique, mais uniquement jusqu’au boîtier de raccordement du câble devant chez l’abonné (sur son palier pour un immeuble). Elles sont acheminées ensuite vers le modem en liaison coaxiale. Cette technologie est appelée FTTB (Fiber To The Building). Si la fibre optique utilisée par les câblo-opérateurs offre un débit moins important que celle utilisé dans les futures installations FTTH (Fiber To The Home), ces liaisons offrent un débit maximal de 30 Mbit/s, soit un peu plus que l’ADSL.

    Le futur : la fibre optique directement chez soi

    Pour permettre l’avènement du très haut débit (avec des débits descendant et ascendant de 50, voire 100 Mbit/s), les opérateurs ont choisi la voie du FTTH. Chaque abonné serait donc relié de bout en bout en fibre optique, ce qui implique de se passer du réseau France Telecom et de redéployer un réseau en fibre optique dans chaque foyer que l’on veut desservir.

    Du fait des investissements énormes que cette mutation technologique implique, seules sont concernées pour le moment les grandes agglomérations - Paris en premier lieu. Free, Neuf-Cegetel et Orange-France Télécom proposeront dès la rentrée des offres commerciales Triple Play s’appuyant sur des liaisons FTTH. À la clé pour les abonnés, un surf plus rapide, des téléchargements éclairs, la possibilité de regarder plusieurs chaînes de télévision en même temps et de nouveaux usages qui restent à inventer.

    Haut de page
Liens sponsorisés