A savoir sur les CPL

  • A. Comment ça fonctionne ? Le courant électrique qui transite dans le réseau de la maison possède deux caractéristiques essentielles : la tension et la fréquence. En France, le signal électrique seul fonctionne avec une fréquence de 50 Hz et une tension de 220 V. Pour faire transiter des données sur ce courant, on utilise un signal qui varie entre 1,6 et 30 MHz pour une tension de 1 V. L’idée est de faire porter les données par ce courant électrique de base. Le CPL se comporte alors comme une planche de surf sur des rouleaux : il suit la vague tout en conservant ses caractéristiques. Haut de page
  • B. Le multiplexage des données La plage de fréquences (1,6 à 30 MHz) est nécessaire pour faire transiter les données avec des débits importants. Le principe employé s’appelle « OFDM » (Orthogonal Frequency Division Multiplexing, soit « multiplexage par répartition en fréquences orthogonales »). Il consiste à diviser sur un grand nombre de porteuses le signal numérique que l’on veut transmettre. Plus concrètement, la même information est envoyée simultanément sur le plus de canaux possible. De plus, on fait en sorte que les fréquences des porteuses soient les plus proches possible pour transmettre le maximum d’informations. De cette façon, il y a peu de pertes de données et peu d’erreurs et, en conséquence, un débit correct. Haut de page
  • C. Le débit

    La technologie du CPL date de 1950. Son débit de quelques kilobits par seconde l’a longtemps limité à quelques tâches réservées au pilotage d’appareils électroménagers, ou à commander l’allumage de l’éclairage public dans les villes. Aujourd’hui, EDF s’en sert encore afin de relever les compteurs à distance. Côté pratique, cette utilisation du CPL occupe les fréquences assez basses allant de 3 à 148 kHz.

    C’est à partir de l’an 2000 que le CPL est devenu intéressant, car utilisable pour transporter des données informatiques en grande quantité. Les progrès techniques ont élevé le débit à 14 Mbit/s. La norme permettant ce débit s’appelait alors HomePlug 1.0. Puis, à 85 Mbit/s (norme HomePlug Turbo). Une version à 200 Mbit/s est lancée mi-2005. Et, fin 2006, une version de 200 Mbit/s permettant de faire transiter des données audiovisuelles est disponible. La norme change alors de nom pour s’appeler « HomePlug AV ». Pour le haut débit, la plage de fréquences utilisées s’étend de 4,3 à 20,9 MHz.

    Si les appareils affichent des performances séduisantes (200 Mbit/s), ces débits restent toutefois théoriques. Dans la pratique, il faut au moins diviser par deux, sinon plus, le chiffre avancé. Pour un système à 200 Mbit/s, comptez sur 80 Mbit/s réels. D’autre part, plus il y a d’adaptateurs, et plus ce débit baisse.

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  • D. La compatibilité Le HomepPlug 1.0 est compatible avec le HomePlug Turbo 85 Mbit/s, les produits pouvant fonctionner ensemble au sein d’un même réseau. Toutefois, mieux vaut toujours utiliser des adaptateurs dotés des mêmes caractéristiques, car il y a de forte chances qu’un réseau doté d’adaptateurs aux normes hétéroclites ne fonctionne pas. En revanche, le HomePlug AV n’est pas compatible avec les anciennes générations de standards. Néanmoins, le HomePlug AV peut coexister avec un réseau HomePlug, sans qu’ils se perturbent l’un l’autre. Il est donc possible de créer deux réseaux sur le même câblage électrique. Simplement, ils ne pourront pas communiquer entre eux. Haut de page
  • E. À savoir Les fils d’un réseau électrique ne sont pas conçus initialement pour véhiculer ces signaux haute fréquence. Ils rayonnent alors de la haute fréquence sur tout le réseau électrique, avec les perturbations que cela peut entraîner. C’est pourquoi l’installation électrique doit être récente et bien isolée. Haut de page
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