A savoir sur les Cartes sons

  • A. La résolution dynamique Il s’agit du nombre de bits utilisés pour coder l’amplitude du son à un instant T. Avec 16 bits, cela représente 65 536 valeurs. Pour 24 bits, qui représente le nouveau standard, on atteint 16,7 millions de valeurs. En 24 bits, on entend tout, même les parasites les plus insignifiants que l’on fait transiter lors d’un enregistrement. C’est pourquoi il est inutile actuellement de vouloir franchir cette étape des 24 bits. Rappelons que de nombreux disques du commerce sont encore produits avec une résolution de 16 bits. Haut de page
  • B. La fréquence d'échantillonnage L’oreille humaine est capable d’entendre les sons sur une plage de 20 Hz à 20 kHz. Pour enregistrer un son d’excellente qualité, il faut que sa fréquence soit du double de 20 kHz. C’est pourquoi on enregistre à 44,1 kHz ou 48 kHz. Cette fréquence correspond à celle de la musique que l’on peut écouter sur un CD-Audio. Mais il existe des cartes dont les convertisseurs sont capables d’échantillonner jusqu’à 96 kHz. Et ce n’est pas du luxe ! En effet, lorsqu’on ajoute des effets à la musique, des filtres, etc., ce sont autant d’éléments qui vont atténuer les fréquences initiales. Alors autant faire en sorte qu’elles soient le plus hautes possible lors de l’enregistrement. Car au final, si vous gravez votre production sur CD en 44,1 kHz, les étapes du traitement sonore seront plus précises et le rendu du son meilleur. Haut de page
  • C. Le rapport signal / bruit Attention aux parasites ! Vous aurez beau posséder les convertisseurs les plus puissants et les mieux élaborés, si la carte est mal isolée contre les parasites électromagnétiques, il y a fort à parier que la restitution de vos enregistrements sera de piètre qualité. Sur ce point, il faut se méfier : les constructeurs donnent souvent le rapport signal sur bruit théorique. Si dans l’ensemble le rapport signal/bruit reste correct, sachez que les boîtiers externes sont moins sensibles aux parasites émis par l’ordinateur, car plus éloigné et mieux isolés de celui-ci. On chiffre le rapport signal/bruit en dB, un nombre plus élevé étant favorable. L’échange d’informations entre les deux convertisseurs et le processeur (DSP) s’effectue par l’intermédiaire d’un transducteur numérique. Haut de page
  • D. Le DSP

    Après cette transformation du signal analogique en données numériques, ces données parviennent à un processeur DSP (Digital Signal Processor). Il permet de traiter les signaux audio. Son architecture est optimisée pour effectuer des calculs complexes en un coup d’horloge. Il est également prévu pour accéder rapidement à un grand nombre d’entrées-sorties, qu’elles soient numériques ou analogiques. Enfin, c’est lui qui applique des filtres et des effets de réverbération. Notez cependant, que certaines cartes audio qui intègrent un DSP ne lui font pas tout effectuer. Parfois, c’est la voie logicielle qui est choisie pour assurer une partie du traitement. Dans ce cas, c’est la puissance du processeur de l’ordinateur qui est exploitée.

    Par rapport aux autres processeurs, le DSP a une façon de fonctionner particulière. Il fait une multiplication, suivie d’une addition et d’un stockage du résultat.

    Les DSP sont utilisés dans la plupart des applications du traitement numérique du signal en temps réel. On les trouve dans les modems (modem RTC, modem ADSL), les téléphones mobiles, les appareils multimédia (lecteur MP3), les récepteurs GPS... Ils sont également utilisés dans des systèmes vidéo, les chaînes de traitement de son, partout où l’on reçoit un signal complexe que l’on doit modifier à l’aide du filtrage.

    Notez que si les données audio sont transmises par une prise numérique, elles arrivent directement jusqu’au DSP sans passer par la case « convertisseur ».

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