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A savoir sur les Consoles

  • A. La révolution est ailleurs que sur l'écran

    Sortie pour Noël 2006 en Europe, la Nintendo Wii a rapidement connu un énorme succès. Fin 2010, il s’en était écoulée plus de 80 millions d’exemplaires dans le monde. Plutôt que de tabler sur la puissance graphique d’une nouvelle machine, et considérant que cette course à la surpuissance graphique pouvait rendre son produit trop cher aux yeux de son public traditionnel, Nintendo a choisi de « révolutionner » le système de manettes, en tentant de rendre le joueur plus « impliqué » dans son loisir vidéo ludique.

    L’idée était donc de créer un contrôleur de jeu inédit, en lieu et place de l’éternelle manette de jeu, plus communément appelée joypad, ou paddle. Un choix qui s’est révélé gagnant et a propulsé sa console en tête des ventes. Il aura fallu quatre ans à Sony et Microsoft pour comprendre à quel point Nintendo avait révolutionné le marché. Le Sony Move et la Microsoft Kinect ne sont arrivés qu’à Noël 2010.

    Avec la Wii, il ne faut s’attendre à rien d’époustouflant côté graphisme. A l’époque, les concepteurs de la Wii déclaraient que leur console était avant tout destinée aux écrans cathodiques. Mais, quatre ans plus tard, les écrans plats "Full HD" se sont multipliés dans les foyers, et les graphismes de la Nintendo Wii ont pris un coup de vieux et manquent franchement de réalisme et de définition comparés à ceux de la PS3 ou de la XBox 360.

    La véritable évolution apportée par la Wii, comme nous l’avons dit plus haut, tient dans son contrôleur de jeu. De forme rectangulaire et allongée, fabriqué dans un élégant plastique blanc brillant, ce nouveau genre de manette ressemble de loin à une télécommande classique de téléviseur. Sur la façade du dispositif, le joueur retrouvera des boutons familiers, ceux des déclenchements d’action, ainsi qu’une croix directionnelle, comme sur toutes les manettes Nintendo qui ont vu le jour jusqu’à présent. On remarquera la présence d’un autre bouton de commande situé sous la manette, à la manière d’une queue de détente d’une arme à feu. D’entrée, les « contrôles » classiques de la manette sont bien présents, ceux là même qui ont vu le jour sur les premières consoles de jeu de Nintendo. Mais ce qui fait la vraie différence, c’est le capteur de mouvement intégré...

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  • B. Une manette qui change la façon de jouer

    La première petite innovation de la manette réside dans le fait qu’elle peut servir de « pointeur optique ». L’utilisateur peut diriger un objet à l’écran en pointant la manette vers la surface de son téléviseur, et « viser » directement une région pour interagir. Ce dispositif est notamment très connu des joueurs appréciant le genre « shoot », celui qui permet de viser des cibles affichées sur le téléviseur avec une arme factice. Ici, la manette de la Wii fait alors office de pistolet dont le bouton situé en dessous du contrôleur remplit tout à fait son rôle de queue de détente.

    La véritable innovation est située au cœur même du contrôleur de jeu. Appelé très officieusement « Wiimote » la manette enferme en on sein un détecteur de mouvements et d’accélérations. Le principe est simple : si vous inclinez le contrôleur vers un côté, la commande transmise au jeu va diriger vers ce même côté. Inutile de dire qu’une multitude de mouvements sont autorisés. De même, le détecteur d’accélération peut, lui aussi, donner des « ordres » aux jeux. Le meilleur exemple de cette application réside dans le fait que l’on puisse jouer au tennis dans son salon, la manette ayant alors remplacé la raquette de ce sport.

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  • C. Quelques nuances

    Au regard de cette nouvelle manière de jouer, on peut dire que Nintendo a aussi réussi à faire une rupture générationnelle dans la console de jeux vidéo de salon.

    Cependant, il faut noter que ce système présente des limites. Afin que la console ne revienne pas trop cher, Nintendo a veillé a créer de capteurs qui soient assez sophistiqués pour garantir une commande souple des jeux, mais pas assez précis pour que le contrôleur de la console sache faire la différence de l’amplitude d’un geste. En gros, le « Wiimote » ne fera pas la différence entre un geste bref ou un mouvement plus grand, tant que la direction et l’accélération seront les mêmes sur ces deux mouvements.

    De même, la Wii risque de décevoir quelque peu les joueurs qui recherchent plus une expérience plus immersive dans « l’image » : la définition de l’image étant plus limitée que les autres consoles de nouvelle génération, cette dernière étant de l’ordre du 480p, la résolution maximum des téléviseurs non HD). Cependant, la Wii a deux atouts majeurs pour séduire les joueurs potentiels.

    D’une part, la nouvelle approche du jeu qu’elle offre a réussi a recréer le « fun » qui avait petit à petit disparu des plates-formes les plus récentes, sacrifiant l’amusement et le gameplay des jeux sur l’autel de la course à la performance technologique et visuelle. Le prix de la console a peu varié depuis sa sortie. Si le pack de base est à 189 €, il ne faut pas perdre de vue que le concept même de la Wii est de favorisé le jeu à plusieurs et l’acquéreur se retrouvera vite dans l’obligation d’acheter au moins une autre Wiimote et probablement trois autres. Un pack existe, avec 4 manettes livrées en standard, au prix de 360 € environ.

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