A savoir sur les Enceintes Hi-Fi
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A.
Le haut-parleur électrostatique
D’autres alternatives au haut-parleur électrodynamique existent mais elles sont beaucoup plus confidentielles.
Le haut-parleur électrostatique
Cette technologie a connu ses débuts en 1931 pour devenir plus aboutie grâce à la firme Quad qui mit sur le marché en 1957 un panneau qui fit sensation.
Le principe est basé sur un diaphragme constitué d’une fine membrane plane en mylar qui reçoit un revêtement conducteur de grande résistance électrique. Ce diaphragme, placé entre deux électrodes perforées (pour laisser passer l’onde sonore), est chargé en continu par un générateur haute tension. Le signal en provenance de l’amplificateur est appliqué via un transformateur aux électrodes alternativement chargées positivement et négativement. Comme des charges de signe contraire s’attirent, et de même signe se repoussent, suivant la polarisation du signal audio, la membrane est attirée par l’électrode chargée positivement et repoussée par celle chargée négativement. Les avantages du panneau électrostatique résident dans la bonne adaptation d’impédance avec l’air de ce haut-parleur. Cela permet de s’affranchir de coffret et des problèmes d’ondes stationnaires afférents. La membrane étant excitée sur toute sa surface, elle n’a pas besoin d’être rigide. Sa masse mobile négligeable de grande surface permet une réponse transitoire ultra rapide, une absence de traînage et un fonctionnement en piston sur une large gamme de fréquences. En revanche, le rendement est plus faible qu’avec les haut-parleurs électrodynamiques et il nécessite des amplis stables et capables de fournir du courant sous une très faible impédance (1 Ohm au lieu de 8 habituellement). Malgré l’absence de coffret, le panneau électrostatique doit être de grande surface pour reproduire les fréquences graves. Ses dimensions peuvent aller de 1,45 m de haut par 26 cm à 70 cm de large pour seulement une quinzaine de centimètres de profondeur. Les plus grands panneaux mesurent 2,1 x 1 m ! Quad et Martin Logan restent les plus grands acteurs dans cette technologie
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B.
Haut-parleurs à rubanet isodynamique
Le haut-parleur à ruban
Il reprend le même principe de fonctionnement que le haut-parleur électrodynamique sauf que la membrane est remplacée par un ruban métallisé très mince. Ce ruban intègre le moteur (bobine mobile) et il baigne directement dans l’entrefer de l’aimant. Cette technologie est employée essentiellement pour les tweeters, voire les haut-parleurs des médiums/aigus.
Le haut-parleur isodynamique
Bien que d’apparence similaire aux panneaux électrostatiques, le haut-parleur isodynamique est un dérivé de la technologie électrodynamique. La membrane plane comprend à sa périphérie la bobine à plat de fil de cuivre. Des rangées de barreaux de sens magnétiques opposés sont placés alternativement verticalement sur un support perforé. La membrane se déplace toujours selon le principe de Laplace, en fonction de la polarité du signal délivré par l’amplificateur. Les panneaux isodynamiques ont des dimensions similaires à ceux qui ont une technologie électrostatique. Magnepan est le constructeur les plus réputé dans ce domaine.
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C.
Haut-parleurs piézoélectriques et ioniques
Le haut-parleur ionique
Cette technologie utilise une ionisation de l’air (plasma) chauffée par un courant électrique de haute fréquence. Un arc électrique permanent, créé par le courant haute tension, va moduler le diamètre d’une bulle de plasma (en fonction du message musical). La variation des molécules constituant l’arc entraine la fluctuation des molécules d’air qui, soumises à des chocs successifs, vont produire le son.
Le tweeter ionique est aussi performant qu’il est coûteux. Il est proposé entre autres par le manufacturier Acapella.
Le haut-parleur piézoélectrique
Le principe de fonctionnement de ce haut-parleur repose sur les propriétés de déformation (contraction et dilatation) des matériaux piézoélectriques. Découvert en 1880 par Pierre Curie mais exploité à des fins de reproduction sonore par Motorola dans les années 60, les matériaux céramiques qui constituent cette technologie sont utilisés sous forme de minces couches circulaires de faible épaisseur. La polarisation permanente de ces matériaux (comme les aimants) permet à la couche d’augmenter ou de rétrécir sous l’action d’une tension électrique.
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