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A savoir sur les Enceintes Hi-Fi

  • A. Placement des enceintes

    L’emplacement des enceintes est bien souvent dicté par l’environnement domestique, au détriment des lois acoustiques. S’accommoder d’emplacements non adaptés entraîne une dégradation du rendu sonore qui s’avère parfois catastrophique.

    En effet, le placement des enceintes par rapport aux murs influe grandement sur le son émis. Plus l’enceinte est approchée d’un mur, plus le niveau de graves sera renforcé, créant ainsi un déséquilibre spectral. Un placement éloigné des murs est la solution offrant le meilleur résultat et chaque paroi proche augmente le niveau du grave de 3 dB, ce qui correspond électriquement à doubler la puissance envoyée dans les basses fréquences. Dans un coin de la pièce, le gain sera alors de 6 dB soit trois fois plus de puissance dans les graves par rapport aux médiums/aigus. Ce phénomène est encore plus accentué si l’évent de la charge bass-reflex se trouve à l’arrière de l’enceinte. Un placement des enceintes à 50 cm des murs est le minimum recommandé.

    Il ne faut pas omettre que l’axe des haut-parleurs médiums et aigus doit correspondre à celui des oreilles et qu’aucun obstacle ne doit interférer dans la propagation directe du son. Des pieds ou équivalents sont obligatoires pour les enceintes bibliothèques.

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  • B. Positionnement des enceintes

    Reste à définir la position des enceintes qui, avec l’auditeur, doivent former au minimum un triangle équilatéral. La distance auditeur/enceinte peut être plus importante que celle séparant les deux enceintes, avec un ratio de 1,1 à 1,5 fois supérieur. La position des enceintes est ainsi symétrique et idéalement, il doit en être de même avec la pièce.

    Enfin, l’orientation des enceintes se choisit avec un mode mono sur l’amplificateur ou en utilisant un disque qui ne comporte qu’une seule voix. De la position d’écoute, la voix doit être unique et bien focalisée entre les deux enceintes. Pour ajuster cette sensation tout en permettant un champ sonore large, les enceintes doivent être orientées soit vers l’intérieur, soit vers l’extérieur. Quelques centimètres suffisent pour influer grandement sur le résultat.

    En Home Cinema, les enceintes principales réclament les mêmes recommandations qu’en hi-fi et pour l’emplacement des enceintes centrale et surrounds, se référer au guide « Kit Home Cinema ».

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  • C. L’acoustique du local

    Bien que l’attention est souvent portée sur la partie active du système (la chaine hi-fi), il ne faut pas négliger la partie passive (le local) qui, à elle seule, peut annihiler le rendu s’un système. Le meilleur des systèmes placé dans un local à l’acoustique affreuse aura un rendu identique à celui de la pièce.

    En fonction de la réverbération, le rendu peut varier du tout au tout. Une pièce très claire, c’est-à-dire qui résonne par manque de mobilier ou à cause de grandes surfaces réverbérantes, donne un son imprécis, agressif et peu consistant. Alors qu’une pièce très mate, avec de la moquette et du tissu mural offre un son étouffé et sans vie.

    L’idéal est un mélange des deux avec une prédilection en hi-fi pour un rendu amortissant à l’arrière de la pièce et légèrement réfléchissant à l’avant, au niveau des enceintes. Le Home Cinema réclame l’inverse et il est donc difficile de marier les deux.

    En premier lieu, il faut analyser le rendu des différents endroits du local grâce à un moyen simple qui consiste à frapper sèchement dans les mains et à écouter le son qui en ressort pour voir s’il est amorti ou si un écho est perceptible. Pour corriger le rendu, deux solutions sont envisageables : soit amortir le son avec des matériaux absorbants (rideaux, tapis, tentures) soit le diffracter avec des matériaux réfléchissants composés d’irrégularités (tableau, bibliothèque, bibelots, mobilier).

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  • D. Absorption et diffraction

    L’absorption absorbe une grande partie des ondes sonores tandis que la diffraction consiste à les casser et à les renvoyer sous forme de multiples petites ondes. Une bibliothèque constituée de livres de toutes dimensions est le parfait exemple d’un panneau diffusant comme ceux utilisés dans le monde professionnel : les panneaux de Schroeder.

    Ces deux moyens sont bien adaptés au traitement des moyennes et hautes fréquences mais pas à celui des basses. En raison de la longueur et de l’énergie de ces fréquences, seule des solutions encombrantes sont viables : bass-trap, résonateurs de Helmholtz ou murs en laine de verre très épais (plusieurs dizaines de cm). Le seul moyen de limiter les dégâts consiste à trouver la position d’écoute dans la pièce, où le niveau de graves est linéaire par rapport aux autres registres. Comme cela a été vu en début d’article, les ondes sonores se propagent par vagues successives et suivant les dimensions de la pièce, certains endroits vont se trouver dans le haut de la vague, donc avec beaucoup de basses (coins et proximité des murs), et d’autres dans le creux. Généralement, le premier et deuxième tiers de la longueur d’une pièce se situent dans le creux des ondes sonores.

    De manière générale, il est recommandé d’appliquer à chaque fenêtre des rideaux en plus des voilages. Ils peuvent être doublés pour absorber davantage les sons. Un tapis placé entre l’auditeur et les enceintes permet de limiter les réflexions primaires qui sont les plus néfastes à la stabilité de la scène stéréophonique. Pour déterminer ces réflexions, il suffit de placer un miroir sur la surface à traiter jusqu’à trouver la position qui permet de voir les haut-parleurs des médium et des aigus. Il est vivement conseiller de faire de même sur les murs latéraux et de traiter l’endroit avec du mobilier, un tapis de décoration mural, des étagères, voire des tableaux en quinconce.

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