A savoir sur les Graveurs DVD
- A. Graver un CD-R Par rapport à un disque normal, le CD vierge possède une couche de matériaux supplémentaire. Elle est placée entre le polycarbonate et la couche métallique. Il s’agit d’un colorant organique photosensible qui donne la teinte du disque (bleue ou verte). La température du colorant va augmenter dès que l’on lui soumettra une forte lumière. Lorsque le laser atteint cette couche, elle brûle localement à plus de 250°C. On obtient au final des zones brûlées et non brûlées. Cela reproduit la succession de trous et de bosses. Lors de la lecture, le passage d’une zone brûlée à une zone non brûlée, qui fait passer plus de lumière, correspond à un 1. Haut de page
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B.
Graver un CD-RW (disque réinscriptible)
Rendre un disque réinscriptible tient de la magie. Pour y parvenir, on ajoute deux nouvelles couches. La couche qui permettra l’écriture est composée d’un mélange d’argent, d’indium, d’antimoine et de tellurium.
C’est maintenant que le laser intervient. Pour graver, il joue sur la température de l’alliage. À 200°C, l’alliage se cristallise et laisse passer la lumière. À 600°C, il entre en fusion. Les atomes s’organisent alors de façon aléatoire. Pendant que le matériau est dans cet état, si on fait chuter brutalement sa température en dessous de 200°C, les atomes n’ont pas le temps de se réorganiser en cristal. Ils restent figés. On dit qu’ils sont dans la phase amorphe. La lumière ne passe plus. En faisant varier la température du laser, le graveur est capable de produire des successions de zones transparentes et opaques qui vont correspondre aux 0 et aux 1. Pour stabiliser le tout, deux couches diélectriques figent le résultat en absorbant le trop plein d’énergie. Pour effacer le CD, la couche enregistrable est maintenue à une température supérieure à la température de cristallisation. La température baisse alors doucement pour que les atomes retrouvent leur structure cristalline.
Haut de page - C. Le DVD (Digital Versatile Disc) Le DVD répond au même principe de conception qu’un CD-Rom. Ce qui le distingue, c’est sa capacité bien plus grande. Pour y parvenir, on a augmenté la densité des informations en réduisant la taille des alvéoles du DVD (0,4 µm avec un espacement de 0,74 µm contre 1,6 µm et 1,83 µm pour le CD-Rom). Du coup, pour pouvoir être lisible, un DVD nécessite un laser ayant une longueur d’onde plus faible. Mais aujourd’hui, les lasers sont capables de lire et de graver à la fois les CD et les DVD en modulant leur longueur d’onde. Que le DVD soit inscriptible ou réinscriptible, le principe de gravure reste le même que pour les CD. À une différence près pour les DVD double couche qui répondent à une autre technologie. Ces disques sont constitués d’une couche transparente à base d’or et d’une couche réflexive à base d’argent. Lorsque l’intensité du rayon est faible, il se réfléchit sur la surface en or, sans la traverser. Dès qu’on augmente l’intensité du laser, le faisceau traverse la première couche en or et se réfléchit sur la deuxième couche, qui est en argent. Haut de page
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5. Comment le CD est lu










