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A savoir sur les Kits Claviers / souris

  • A. Le rôle du pointeur et de ses capteurs Le rôle essentiel d’une souris est de déplacer le pointeur à l’écran. Elle doit donc collecter des informations sur son propre déplacement pour servir de relais à la volonté de l’utilisateur. Si cette opération s’est longtemps effectuée de façon mécanique, par l’antique système de boule et d’engrenages, elle s’opère aujourd’hui de façon optique. Sous la souris prend place un capteur, véritable micro caméra qui scrute en permanence la surface sur laquelle la souris est déplacée. Elle fonctionne en réalité comme un petit appareil photo numérique, qui photographie en niveaux de gris - et en plusieurs milliers de fois par seconde ! - la surface en question. Ces acquisitions de 16 à 30 pixels de large constituent la base de la détermination du déplacement de la souris. La résolution du capteur, ou sa sensibilité, intervient dans les dimensions réelles de la surface analysée. Pour un capteur 2 000 dpi, fonctionnant sur une base de capture de 30 x 30 pixels, cette surface est ainsi de moins de 0,15 mm2 : le capteur optique est plus proche du microscope que du caméscope ! Théoriquement, plus la résolution du capteur est élevée, meilleure est sa précision : pour une même surface analysée, il décompose l’image en autant de pixels. Le principe est le même que pour une photographie numérique classique. Haut de page
  • B. L’importance de l’éclairage Comme pour toute photographie, la lumière est nécessaire. Or, étant donné les temps de pose très réduits (jusqu’à 1/7 080 s) et l’emplacement du capteur, à savoir sous la souris, la lumière ambiante est tout sauf suffisante. Il est donc nécessaire d’éclairer la surface analysée. À cet effet, on a dans un premier temps utilisé des diodes électroluminescentes, typiquement rouges (la longueur d’onde associée à cette couleur étant celle privilégiée par les capteurs). Étant donné le caractère particulièrement réduit des surfaces en jeu, il est cependant intéressant d’utiliser plutôt un laser, comme le font les plus performants des capteurs optiques actuels. Avec cette technologie, le capteur optique ne se place plus à la verticale de la surface éclairée de façon diffuse, mais dans l’axe de réflexion directe du faisceau laser, cohérent et parfaitement focalisé sur la surface analysée par un jeu de lentilles. L’intérêt de cette technologie est de fournir un meilleur contraste et une meilleure précision sur les clichés obtenus, facilitant ensuite leur traitement. Haut de page
  • C. Le traitement des clichés Un minuscule microprocesseur analyse les images produites afin de déterminer la direction et l’amplitude du déplacement. En comparant les clichés successifs, il recherche dans un premier temps leurs points communs. Une fois ceux-ci établis, il définit les coordonnées du vecteur déplacement (∆x ;∆y) de ces points communs entre une capture et la précédente. Ce faisant, il a donc une indication du déplacement entre deux acquisitions, exprimées par un couple de coordonnées. Intervient ensuite un microcontrôleur : celui-ci est chargé de récupérer les informations que lui transmet le microprocesseur en les transformant pour être prêtes à être transmises ensuite à l’ordinateur. Son rôle est d’additionner les vecteurs déplacements obtenus à la suite de chaque capture afin de déterminer des coordonnées à fréquence constante, par exemple 125 Hz, ou jusqu’à 1 000 Hz pour les souris les plus performantes. Ainsi, si l’on appelle ce nouveau couple de coordonnées (X ;Y), on aurait par exemple 125 fois par seconde : (X=x1+x2...+xn ; Y=y1+y2+...+yn) Le microcontrôleur calme ainsi la vivacité du capteur tout en limitant l’importance de ses éventuelles erreurs, dissoutes dans une somme de coordonnées plus importante. On aboutit ainsi à la collecte régulière d’informations quant aux déplacements de la souris, exprimées sous forme de coordonnées (X ;Y). Il ne restera plus qu’à transmettre ces informations à l’ordinateur Haut de page
  • D. les comamandes d'une souris et son analogie En réalité, les commandes d’une souris présentent une certaine analogie avec les touches d’un clavier. En effet, elles reprennent globalement leur fonctionnement, très simplifié. Derrière chaque bouton prend également place un contacteur qui va fermer un circuit électrique lors de sa pression. Cette fermeture de circuit sera elle aussi détectée par un petit processeur qui transformera le signal de la même façon que le fait celui du clavier, afin de l’envoyer à l’ordinateur. Cependant, les contraintes sont ici nettement moins nombreuses. Ainsi, aucune matrice complexe n’est nécessaire puisque le nombre de ces commandes n’excède pas la dizaine, tandis qu’elles sont disposées à des endroits très différents de la souris, et non à plat comme sur un clavier. Par ailleurs, les exigences en termes de réactivité, résistance ou encore course des touches sont ici relativement absentes et seule demeure celle du silence, qui reste assez facile à assurer. Haut de page
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