A savoir sur les Kits home cinéma
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A.
Le système 5.1 et ses variantes
Configuration 4.0
La configuration home cinéma de base peut débuter avec 4 enceintes (2 frontales et 2 Surround). La voie centrale sera reproduite virtuellement par la stéréophonie des 2 enceintes frontales. Cependant, cette solution est très restrictive puisque seuls 1 ou 2 spectateurs, placés au centre, pourront en profiter pleinement. De même qu’il est nécessaire d’avoir des enceintes principales bien pourvues au niveau du grave pour s’affranchir d’un caisson : idéalement 1 haut-parleur de 30 ou 38 cm (éventuellement 2 HP de 25 cm ou plus). Avec 1 haut-parleur de 20 cm ou 2 de 16 cm, voire moins, cela peut être une solution temporaire ; mais, ici, jamais les performances d’un subwoofer ne seront atteintes.
Configuration 5.0
C’est le même principe que le 4.0, sauf qu’une voie centrale vient épauler les enceintes principales. C’est le gage d’une parfaite intelligibilité des dialogues, en concordance avec l’image, et d’effets frontaux cohérents.
Configuration 5.1
C’est la configuration home cinéma indispensable, qui correspond exactement au format de codage multicanal 5.1.
Elle permet d’utiliser tout type d’enceintes, les compacts et bibliothèque, car épaulées par le caisson de graves, les colonnes fines et même celles imposantes qui n’égaleront jamais un très bon caisson de graves.
Configuration 6.1 et 7.1
Comme cela a été abordé dans les formats de codages sonores, du fait de la grande taille des salles de cinéma, les enceintes Surround back sont destinées à compenser le trou sonore entre les enceintes Surround gauche et droite.
Dans un environnement domestique, l’apport d’enceintes supplémentaires arrières n’offre qu’un intérêt limité, d’autant plus si les Surround sont de technologies dipolaires. Pour réellement bénéficier du gain permis par ces enceintes, il est nécessaire d’avoir un local de 4 m de large au minimum et un recul suffisant derrière le point d’écoute pour permettre au son de se propager (si le canapé est collé au mur, avoir ces enceintes au dessus de la tête ne rime à rien).
Il faut maintenant définir le nombre de Surround back. Que ce soit avec un encodage 5.1 étendu, ou un format natif 6 ou 7.1, les canaux affectés au Surround back sont monophoniques et reproduisent le même signal.
Le nombre d’enceintes (1 ou 2) est donc à définir en fonction de la taille de la pièce, mais la disponibilité unitaire limitée risque d’imposer le choix d’une paire d’enceintes.
Les enceintes destinées au Surround back doivent être de technologie unipolaire.
Configuration 7.2
Rien de révolutionnaire ici, sauf que 2 caissons de graves sont utilisés. Le nombre d’enceintes importe peu puisque un système 5.2 est aussi viable.
L’intérêt de choisir 2 caissons, est d’augmenter le niveau des graves, mais surtout d’améliorer la qualité des basses. En effet, 2 caissons placés à des endroits différents vont exciter les modes de résonances du local différemment. Il en résultera moins d’accidents acoustiques, comme les bosses ou les creux, et les graves seront mieux répartis.
Néanmoins, si l’usage de 2 caissons est un plus incontestable, il est préférable de choisir un seul modèle de qualité capable de descendre à 20 Hz plutôt que 2 caissons de piètre qualité, ne descendant qu’à 40 Hz.
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B.
Les solutions de remplacement
Devant les contraintes d’intégration, des constructeurs ont réfléchi aux moyens d’offrir des solutions moins restrictives.
Certaines sont judicieuses et efficaces, tandis que d’autres ont un intérêt très limité.
Gardez à l’esprit qu’aucune de ces solutions n’arrivera à la hauteur de 5 enceintes physiquement séparées et qu’elles sont limitées à la sonorisation de petites pièces.
Configuration 2.1 avec Surround virtuels
En premier lieu, il ne faut surtout pas confondre un système 2.1, qui n’est en fait qu’un pack composé de 2 enceintes de format compact, soutenues par un caisson de graves, avec un système 2.1, qui incorpore un système DSP permettant de simuler un son multicanal. Le premier cas ne répond en aucun cas à l’appellation de système home cinéma.
Une configuration 2.1 avec Surround virtuels repose sur 2 enceintes au format compact, associées à un caisson de graves chargé de les soutenir et de reproduire le canal LFE. Elles sont livrées avec un amplificateur intégrant un lecteur DVD, et généralement la connectique.
Les 2 enceintes fonctionnent dans un premier temps comme chacune des voies frontales droite et gauche. La voie centrale sera virtuelle puisque basée sur le système de stéréophonie, avec tous les inconvénients que cela comporte.
Les voies arrières seront virtuelles, mais reproduites par celle de l’avant, aidées d’un procédé de traitement numérique du signal qui simule les décalages temporels et joue sur l’intensité sonore. La psycho-acoustique humaine aidant, le déphasage sonore donnera une impression de sons directs et retardés, comme si d’autres enceintes étaient utilisées. Le son paraîtra éloigné, diffus et localisable à d’autres endroits de la pièce.
Cette technologie a été crée par Dolby avec son procédé Dolby Virtual Speaker. Les constructeurs l’utilisent la plupart du temps, mais certains ont leur propre méthode de traitement du signal (qui est basé sur le même principe). Cette solution n’est guère probante et efficace à l’utilisation par son côté artificiel, et plus encore si elle est comparée à un système 5.1.
Configuration 2.1 avec Surround réels
Seul un constructeur anglais a développé et proposé cette technologie : KEF
Le système comprend 2 enceintes compactes, 1 caisson de graves, un amplificateur intégrant un lecteur DVD et la connectique.
Il fonctionne pour les 3 canaux frontaux et le canal LFE, de la même façon que celui qui a été précédemment expliqué. La grande différence se situe du côté de la simulation des enceintes arrières qui, cette fois ci, ne sont pas virtuelles mais bien réelles. Elles sont placées sur le côté des 2 enceintes frontales et sont reproduites par une nouvelle technologie de haut-parleur extra-plat. Contrairement aux enceintes acoustiques classiques qui émettent le son par la vibration de la membrane, la technologie NXT est un panneau très plat qui vibre microscopiquement sur toute sa surface, créant une multitude d’ondes de flexion non corrélées qui émettent le son.
Les signaux seront réfléchis par les murs latéraux pour atteindre la zone arrière du local. Cette technique se compare à l’effet d’enceintes dipolaires et reste véritablement plus efficace qu’un système virtuel.
L’efficacité du système est dépendante du local, qui devra avoir des murs latéraux symétriques.
Configuration 1.1 avec un projecteur de son
Cette configuration, proposée uniquement par Yamaha, est basée sur une seule enceinte à placer dans l’axe de l’écran de diffusion. Elle doit impérativement être complétée par un caisson de graves, toujours dédié au canal LFE.
Excepté l’enceinte centrale, tous les autres canaux seront reproduits virtuellement. Pour ce faire, l’enceinte est composée d’une multitude de haut-parleurs (de 23 à 42, suivant les modèles), qui par une gestion des délais, permet de contrôler et de focaliser les sons en faisceaux sonores. Les réflexions sur l’environnement se chargent ensuite de donner une impression de multiples enceintes. Cependant, attention aux pièces non symétriques !
De par les multiples haut-parleurs, ce système est un peu plus efficace que la configuration 2.1 avec Surround virtuels, mais seuls 1 ou 2 spectateurs placés en face pourront bénéficier de bons résultats.
La meilleure solution reste toujours le 5.1 traditionnel !
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C.
Les packs « Tout en un »
Ces packs, coûtant une centaine d’euros, voire quelques centaines, ont fleuri chez tous les fabricants d’électronique grand public, mais aussi dans les grandes surfaces qui profitent de la vague pour écouler des produits exotiques et inconnus.
L’avantage d’un pack « Tout en un » est de proposer une solution clés en main, allant du lecteur DVD intégré à l’amplificateur audio vidéo, jusqu’aux 5 enceintes, sans oublier le caisson et en passant par le câblage. De par leur taille, ils sont réservés aux petits locaux.
Même si des constructeurs renommés se prêtent au jeu, n’en attendez pas pour autant des performances dignes de ce nom. La qualité de conception et de construction tendent à l’économie, alors que les spécifications font état de chiffres racoleurs. Quant aux packs de supermarché... n’en parlons même pas !
À l’usage, des déceptions apparaîtront, d’abord sur le caisson au son monocorde, produisant inlassablement le même grave, tout en restant absent quand il ne devrait pas l’être, puis qui, une fois mis en branle ne s’arrêtera plus. Viendront ensuite les problèmes d’intelligibilité des dialogues, noyés dans le brouhaha sonore...
Seuls les constructeurs spécialisés dans leur domaine sont à même de fournir une certaine qualité, sans que le prix soit considérablement grevé.
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