A savoir sur les Baladeurs numériques
- A. Les différentes commandes Pour naviguer dans le menu, des commandes sont évidemment nécessaires. Il s’agit souvent de boutons disposés de façon relativement ergonomique et assumant plusieurs fonctions. On retrouve également un certain nombre de commandes tactiles, de plus en plus présentes sur les baladeurs. Il peut s’agir de glissières ou de molettes, comme sur les célèbres iPod d’Apple, quasi tous dotés de cette technologie. Glissières et molettes sont toujours associées à des boutons classiques, directement présents sous la molette dans les iPod, mais généralement disposés un peu partout sur la coque. Enfin, on retrouve de plus en plus de baladeurs proposant des écrans tactiles permettant de se passer de quasi toute commande mécanique. Ces commandes traduisent de façon électrique les pressions de l’utilisateur sur les boutons. Les informations électriques sont ensuite transmises à un microprocesseur - éventuellement assisté de contrôleurs - chargé de leur interprétation et de leur traduction en actions au sein de l’interface du baladeur. Haut de page
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B.
Le baladeur utilise un système d'exploitation basique
Un baladeur numérique possède en réalité un fonctionnement quasi identique à celui d’un véritable petit ordinateur. Il utilise en effet une forme de système d’exploitation très basique basée sur des composants propres. Les rôles du microprocesseur et du système d’exploitation sont centraux : ils assurent non seulement la coordination entre les actions de l’utilisateur, le stock de fichiers disponibles dans la mémoire du baladeur et leur éventuelle lecture, mais aussi la gestion de l’ensemble des réglages et fonctions du baladeur.
Le couple « microprocesseur-système d’exploitation » interprète via les commandes les actions effectuées par l’utilisateur ce qui a pour effet de rendre possibles les déplacements dans les menus et de répertorier les fichiers musicaux, photo et vidéo présents sur le baladeur, ses fonctions et ses réglages.Typiquement, lorsque l’utilisateur veut écouter un morceau de musique, il choisit d’abord un morceau dans l’arborescence ou la bibliothèque présente. En réaction, le microprocesseur va aller chercher ce fichier musical dans la mémoire du baladeur, le charger dans une mémoire tampon puis le confier au circuit de sortie audio. L’opération est la même dans le cas d’un fichier vidéo qui, lui, mobilisera le circuit vidéo.
L’alimentation de l’ensemble de ces circuits et composants doit s’effectuer de façon autonome. En effet, le baladeur est un dispositif nomade qui ne peut pas être raccordé à une source de courant externe de façon permanente. Il utilise donc une pile ou une batterie, actuellement de type Li-Po ou souvent Li-Ion. Ces sources d’énergie ont cependant une capacité limitée et doivent être rechargées, ou remplacées dans le cas de piles non rechargeables. Le rechargement peut s’effectuer en utilisant un adaptateur secteur dédié ou la connexion USB ou FireWire d’un ordinateur. Haut de page -
C.
Les circuits de sortie audio et vidéo
Lorsqu’ils sont choisis par l’utilisateur, les fichiers sont dans l’état où le transfert sur la mémoire du baladeur les avait laissés : numériques et encodés avec un algorithme de compression (codec). Avant de pouvoir être restitués par le baladeur, ils devront encore subir quelques transformations.
Tout d’abord, le signal doit être décodé. À partir des informations sonores compressées, un processeur (ou DSP, Digital Sound Processor) est censé restituer un fichier musical audible. Il effectue donc l’opération inverse de l’encodage avec un algorithme spécifique à chaque format d’encodage. Une fois ce décodage effectué, le DSP peut éventuellement appliquer des effets au son (égaliseur, effets SRS, etc.).
Une fois cette opération réalisée, il est nécessaire d’opérer une conversion. En effet, la fonction première d’un baladeur est de reproduire des sons dans des écouteurs. Or les écouteurs ne peuvent pas produire de sons à partir d’informations binaires ; ils ont besoin d’un signal analogique. Les informations binaires des fichiers musicaux doivent donc être converties en signaux analogiques, ce dont se charge un convertisseur (ou DAC, Digital-to-Analog Converter).Il faut alors amplifier le signal analogique obtenu, trop faible pour alimenter des écouteurs ou a fortiori un casque. L’amplificateur est donc le dernier composant du baladeur avant la sortie jack 3,5 mm sur laquelle viennent généralement se raccorder les différents dispositifs possibles : écouteurs, casque, enceintes portables ou non, etc.
Il est cependant également possible de disposer en sortie d’un signal numérique. En effet, certains baladeurs disposent d’une sortie optique qui leur permet de transmettre les informations directement sous forme numérique sans avoir à effectuer de conversion analogique à leur niveau. Cette opération sera, par exemple, réalisée par le décodeur d’un kit d’enceintes ou d’un amplificateur de salon, théoriquement de meilleure qualité.
Le principe est globalement le même en ce qui concerne la vidéo. Elle aussi doit être décodée par un processeur dédié à l’aide du codec adapté, également capable d’appliquer des effets. Les ressources de ce processeur doivent cependant être nettement plus importantes que celles d’un simple DSP, étant donné la complexité de certains encodages. Par ailleurs, dans la mesure où un flux vidéo est associé de façon quasi inévitable à un flux audio (ils sont regroupés au sein d’un même conteneur), les deux circuits sont donc simultanément mis à contribution, amputant l’autonomie du baladeur, déjà grevée par l’utilisation intensive de l’écran - bien souvent de grande taille, notamment pour les PMP - sur lequel sera affiché le flux vidéo décompressé. D’où les problèmes d’autonomie de certains baladeurs en lecture vidéo.
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4. Le stockage















