A savoir sur les Refroidissement - Watercooling
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A.
Principe du refroidissement aircooling
Voici les sur quel principe de fonctionnement fonctionne le refroidissement traditionnel par air frai
- la base du radiateur est en contact direct avec la puce du processeur à refroidir ;
- le socle et/ou des caloducs (heat pipe) diffusent la chaleur à l’ensemble des ailettes du radiateur ;
- la convection naturelle, le flux d’air du boîtier ou un ventilateur coiffant les ailettes du radiateur dissipent la chaleur.
Attention ! Dans ce cas, l’air qui refroidit l’ensemble provient du boîtier et y est également rejeté. Si celui-ci n’est pas bien ventilé, le système perd une grande partie de son efficacité.
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B.
Le radiateur seul : la pièce passive et massive
Ce type d’équipement n’est pas équipé de ventilateur, seule la qualité de dissipation du radiateur permet d’évacuer la chaleur du processeur. Le problème est d’amener la chaleur produite au niveau du socle du radiateur en contact avec le processeur jusqu’à l’ensemble des ailettes.
Cette problématique amène à combiner plusieurs caractéristiques :
- une surface de contact avec l’air, la plus grande possible pour augmenter le pouvoir de dissipation. Pour cela, on utilise une multitude d’ailettes empilées parallèlement ou perpendiculairement au socle. Les radiateurs équipés d’ailettes parallèles au socle font plus de 10 cm de haut, voire 15, et n’entreront pas dans tous les boîtiers. Tandis que ceux équipés d’ailettes perpendiculaires au socle occupent moins de place en hauteur et entrent ainsi dans plus de boîtiers ;
- plusieurs caloducs partent du socle du radiateur et parcourent l’intégralité des ailettes, transmettant la chaleur à l’ensemble du radiateur
- on utilise des matériaux connus pour leurs parfaites conductions : l’aluminium et le cuivre. Les deux solutions sont équivalentes en pratique en termes de performance. Pour les radiateurs plus compacts, le cuivre est meilleur que l’aluminium, en revanche, sur les radiateurs de grande taille l’aluminium l’emporte. Certains sont mixtes : mi-cuivre mi-aluminium, et leur efficacité n’est pas toujours évidente.
Les points à surveiller de près sont :
- le(s) socket(s) de processeur sur lequel le système peut se fixer, car tous les modèles ne sont pas compatibles avec la multitude de sockets existant.
- la taille du radiateur. Les modèles ne rentreront pas tous dans l’ensemble des boîtiers, les composants situés autour du socket (Mosfet, radiateurs ou système de caloducs du chipset...) peuvent empêcher son insertion ;
- les fixations sur la carte mère nécessitent parfois un espace important autour du socle du processeur ;
- le poids peut être important, de quelques centaines de grammes à 1 kilo ! La position verticale ou le déplacement du boîtier peuvent devenir problématiques ;
- le montage du radiateur demande parfois de démonter la carte mère pour installer une plaque de fixation et peut s’apparenter à un meccano complexe avec plusieurs dizaines de petites pièces ;
- la ventilation interne du boîtier qui évacue la chaleur vers l’extérieur et refroidit les composants (Mosfet et radiateurs ou système de caloducs du chipset) qui, d’ordinaire, bénéficient du souffle produit par le ventilateur du processeur ;
- seuls les tests peuvent vous informer sur la capacité réelle des radiateurs. Les sites Internet, les magazines spécialisés ou des forums d’utilisateurs sont les seules sources d’information à ce sujet.
Les avantages d’une telle solution :
- le silence ! Pas de ventilateur donc pas de bruit ;
- en ajoutant un ventilateur à faible débit, on obtient le meilleur compromis efficacité/silence ;
- en ajoutant un ou deux ventilateurs, on obtient les solutions les plus performantes en aircooling.
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C.
Ventirads d’origine ou "box"
C’est le ventilateur-radiateur le plus communément employé pour deux raisons simples. Il est fourni avec un processeur acheté neuf au détail, les assembleurs utilisent majoritairement ce ventirad ou d’autres aux spécifications équivalentes.
Simple radiateur à ailettes de taille modeste, sans caloducs ni forme étudiée, surmonté d’un ventilateur de base de 80 à 92 mm de diamètre ; il fait le minimum en refroidissant convenablement sans mettre en danger la durée de vie du processeur et, surtout dans les dernières versions, sans grande nuisance sonore.
Ce type de ventirad atteint ses limites dans les utilisations exigeantes, multimédias et jeux. Son atout principal est son rapport qualité/prix imbattable, il est - presque - gratuit !
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D.
Ventirad avancés
Nous entrons sur un marché à forte concurrence ou de multiples constructeurs spécialisés rivalisent d’innovation. La course à la performance amène à la création de monstres de plus de 1 kilo et nécessite un système de fixation avec plaque de métal et visserie complexe risquant de s’arracher de votre carte mère à chaque déplacement de votre unité centrale. On a même affaire à de véritables turbines (genre réacteur d’avion supersonique) qui produisent un bruit d’enfer à plein régime. Loin de noircir le tableau, la majorité des ventirads spécialisés ont une efficacité redoutable et des nuisances sonores... contenues.
Il est très difficile de juger un ventirad sur sa fiche technique, les données fournies par les constructeurs n’étant pas représentatives pour juger un produit. S’informer avant d’acheter, en parcourant des comparatifs dans des magazines ou sur Internet, s’avère indispensable.
Ces ventirads utilisent donc un radiateur, comme on l’a vu au début de cette partie, surmonté d’un ventilateur qui améliore énormément le refroidissement par rapport aux solutions passives.
Les ventilateurs ont 3 caractéristiques principales :
- la taille 80,92 mm ou 120 mm ;
- le débit exprimé en CFM (Cubic Feet per Minute) ;
- la vitesse de rotation exprimée en RPM (Rotation per Minute), tour par minute. Le niveau de bruit émis exprimé en dBA (Attention ! Les données fournies par les constructeurs n’ont pas de base objective ; chacun fait ses propres mesures dans ses propres conditions).
Les ventilateurs sont les seuls responsables du bruit émis par les ventirads. Il convient donc de soigneusement choisir son ventilateur. Ce qu’il faut garder à l’esprit : plus un ventilateur tourne vite, plus il produit de bruit, mais plus il brasse un volume important d’air.
Des solutions existent pour diminuer le volume du son émis :
- « sous-volter » le ventilateur, c’est-à-dire le faire tourner moins vite ;
- utiliser des ventilateurs de grande taille (92 à 120 mm) qui, à faible vitesse, auront un débit équivalent à un petit ventilateur tournant « à fond » ; (À remarquer : des adaptateurs par exemple, 80 120 mm permettent de fixer des ventilateurs de grande taille sur des radiateurs plus petits.)
- utiliser les fonctions des prises PWM (Power Management) des cartes mère qui règlent automatiquement la vitesse de rotation du ventilateur par rapport à la température que leur renvoient les sondes thermiques. Des utilitaires livrés avec la carte mère ou des logiciels dédiés permettent de les commander à partir du système d’exploitation ;
- utiliser un potentiomètre (fan mate ou rhéobus) qui permet de régler manuellement la vitesse de rotation des ventilateurs.
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