A savoir sur les Vidéoprojecteurs

  • A. La calibration

    Bien qu’en sortie de carton un vidéoprojecteur est capable d’afficher une image, celle-ci n’est que rarement optimisée pour répondre aux normes de diffusion.

    Certains constructeurs prennent en considération ce point et calibrent leurs produits en usine, mais, cette opération demandant plusieurs heures de travail, la plupart se passent aisément de calibration afin d’améliorer la rentabilité.

    De plus les variables liées à l’environnement d’installation, aux caractéristiques de l’écran associé et aux sources raccordées nécessitent un peaufinage des réglages chez chaque utilisateur. C’est donc un bon prétexte pour ne pas faire en amont cette opération.

    Ensuite, bien que les constructeurs proposent des réglages prédéfinis « film », « vidéo », « sport », « jeux », etc., ceux-ci sont bien souvent caricaturaux. Il faut ajouter à cela les tolérances de fabrication qui font que d’un appareil à l’autre l’utilisateur n’aura jamais la même image.

    C’est ainsi que prend toute son importance la calibration, qui doit être effectuée dans la mesure du possible sur place, avec du personnel qualifié (technicien agréés ISF - Imaging Science Fondation) et avec des outils de mesure tels qu’un colorimètre.

    L’opération va consister à régler les différents paramètres que sont la puissance de la lampe, la luminosité, le contraste, le gamma, le gamut (couleurs primaires et secondaires), puis à doser chaque couleur afin d’avoir un blanc proche du blanc de référence (point D65) et dont la température est de 6 500 °K. Ce blanc a une légère tendance à être rosé, alors que suivant la température il peut tirer vers le bleu, le rouge ou le vert.

    Ce réglage est appliqué sur chaque niveau de gris, ce qui permet d’avoir des gris neutres.

    Après calibrage, l’image restituée sera conforme aux normes et répondra au souhait initial du réalisateur. Sans outil de mesure, il est impossible de régler une image en se basant sur des films dont les photographies peuvent être très variables, allant du vert au jaune ou toute autre couleur.

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  • B. Luminosité et contraste

    La luminosité

    La luminosité et le contraste font partie des rares paramètres pouvant être régler facilement sans outil spécifique, si ce n’est un DVD approprié ou estampillé « THX » (dans le menu Affichage se trouvent le THX Optimiser et les explications nécessaires à ces réglages).

    Ces paramètres sont très importants, car chacun d’entre eux a une action fondamentale sur l’image.

    La luminosité est un faux ami puisqu’elle n’agit pas sur la luminosité de l’image, mais sur la quantité de lumière qui se trouve dans les nuances de gris foncés allant jusqu’au noir. Si ce réglage est trop faible, alors les différents niveaux de gris ne sont pas restitués, lissant les détails et donnant à l’image des noirs bouchés.

    A contrario, si la luminosité est trop élevée, les nuances sont intégralement retranscrites, mais les noirs sont gris.

    Le contraste

    Le contraste agit sur les blancs de l’image. Si ce paramètre est trop élevé, cela provoque un écrêtage du signal appelé « blanc brûlé », qui se traduit par un tassement des nuances des blancs présents à l’image. À l’opposé, un faible contraste donne des blancs anémiques.

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